Le scandale du plan d’économie d’Areva

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On nous l’avait servis sur un plateau ; ce devait être le contrat du siècle entre Areva et la Chine ; le NanoPrésident s’était même déplacé pour valider de son auguste présence la signature.  Résultat des courses ; avec, en 2007, la modification d’un contrat déjà signé avant son élection : le NanoPrésident nous jouait son grand air de l'efficience économique et du positionnement de la France en leader dans le domaine de l’énergie nucléaire.

Résultat des courses quatre ans après : c’est le bordel chez Areva. Non seulement les embauches dans les fonctions dites “de support”, c’est à dire les emplois non industriels comme les services juridiques et financiers, la communication ou encore les ressources humaines sont gelées; mais les 200 à 250 départs par an ne seront pas remplacés. Plus gênant pour celles et ceux qui restent : les salaires seront gelés et les “bonus” ne seront pas versés. 

Troisième mesure sur ce qui devait être l’industrie phare de la communication sarkozyste ; les investissements seront suspendus ; quatre sites français comprenant celui de La Hague, d’Eagle Rock aux USA et de trois gisements africains. 

Ainsi, la seule avancée économique - légèrement tronquée puisque datant, en fait, du mandat Chirac - se barre en quenouille sous les regards goguenards de celles et ceux qui annonçaient, à l’époque, que le côté obscure du contrat fermait définitivement à la France d’intervenir de nouveau en Chine : le transfert de technologie lié au contrat.

Dans l’urgence où se trouvait le NanoPrésident à communiquer sur une réussite économique n’a pas permis à ses conseillers d’appréhender cet aspect, pourtant primordial, d’un contrat qu’il piquait à son prédécesseur. Et qui ne permet pas à Areva de vivre d’une manière sereine quant à la gestion de son capital humain.

On se retrouve ainsi dans l’auto paluchage d’un contrat annoncé comme “mirifique” qui ne débouche que sur un pet de gnou, sans pérenniser une technologie française considérée comme à la pointe de ses concurrents. 

Comme quoi, même dans un secteur qui devrait fonctionner parfaitement, notre NanoPrésident s’est lamentablement planté, trop occupé sans doute à rembourser ses copains industriels qui, eux, ont toute latitude d’investir dans des conditions obscures en Asie du sud est et en Afrique. 

Au moins, quand nous l’aurons viré ; le NanoPrésident saura où se refaire une santé financière de jeune retraité. Vincent Bolloré se fera un plaisir de l’employer.

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