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Publié par le kiosque aux canards

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Près de 900 usines ont été fermées et quelque 100.000 emplois ont été détruits en France au cours des trois dernières années, et 2012 "s'annonce difficile", selon une étude réalisée par l'observatoire Trendeo pour le quotidien Les Echos et publiée mercredi.

Selon le journal économique, Trendeo a relevé 880 annonces de fermeture d'un site industriel au cours des trois dernières années, dont 400 sur la seule année 2009 et 200 en 2011. Dans le même temps, 494 créations de sites ont été recensées.

"Bilan: la France compte environ 385 usines de moins aujourd'hui qu'au début de 2009", pointe le journal.

Sur la même période, l'observatoire a relevé 870 décisions d'extensions de sites industriels en France mais aussi 1.170 annonces de réduction d'effectifs.

"Au final, entre les postes créés et ceux supprimés, près de 100.000 emplois industriels ont été perdus en France ces trois dernières années", selon le journal, toujours en citant Trendeo.

"L'année 2012 s'annonce difficile. La reprise des projets, des embauches, constatée à partir de l'été 2010 s'est interrompue depuis plusieurs mois déjà", relève le quotidien qui souligne que la crise de 2008-2009 a "violemment accélér(é) le mouvement" de destruction du tissu industriel français engagé avec le premier choc pétrolier de 1973.

Si l'aéronautique, l'agroalimentaire et le luxe sont restés créateurs nets d'emplois, l'automobile --qui a perdu 30.000 postes en trois ans--, la pharmacie, la high-tech, la chimie et la métallurgie ont subi des "saignées".


Ainsi, 8 millions de Français sont en dessous du seuil de pauvreté ; le taux de chômage - malgré les radiations - est le plus élevé de tous les temps - ce qui n’est pas le cas en Allemagne ni en Belgique ; la crise à bon dos - et cela ne va pas se calmer pour 2012 ; Déjà les constructeurs automobiles et les banques ont annoncé le gel de leurs embauches et la mise à pied de leurs intérimaires sur le premier semestre 2012. Arcelor Mittal, qui a arrêté ses hauts fourneaux à Florange en Moselle, n’a fixé aucune date pour leur redémarrage. Pire, de la Champagne-Ardenne au Languedoc-Roussillon, le tissu économique glisse dans une dangereuse torpeur. 

Ici et là, des salariés d’entreprises pillées par des fonds d’investissements, comme Venilia à Vénissieux, ou sacrifiées par des multinationales (Fralib Gémenos près de Marseille, délocalisée par Unilever), livrent des batailles homériques pour sauver leurs usines. Sans que les pouvoirs publics n’aient d’alternative miracle à leur proposer. Et pour cause !

Le Canard félicite les baltringues qui ont cru aux promesses merveilleuses du NanoPrésident et de son troupeau, malgré les mises en garde multiples et variées

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