--> Le FN donneur de leçons. Mais qu’en est il des villes qu’il a géré ? - Le Kiosque aux Canards

Le nouveau Kiosque aux Canards.

Sarkozy : pathétique défense :cliquez pour lire

Sarkozy : pathétique défense

Publié le : 03/07/2014 à 11:45
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
Incroyable défense de l’ancien président de la république, qui fustige une “dérive de la justice” alors qu’il fut le grand organisateur d’une réforme de cette même justice durant son quinquennat, affirmant à l’époque que “cette réforme sera garante de...
»» Lire la suite

 

Enquête sur le réseau Dieudonné:cliquez pour lire

Enquête sur le réseau Dieudonné

Publié le : 02/07/2014 à 15:14
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
Reportage complet en fin d’article. Comique star des années 90, Dieudonné est devenu en une décennie un «diable de la République». Son dernier spectacle a été interdit en France, en raison de propos infamants. Héro antisystème pour les uns, dangereux...
»» Lire la suite

 

Aube Dorée : les 16 députés sous le coup de poursuites:cliquez pour lire

Aube Dorée : les 16 députés sous le coup de poursuites

Publié le : 02/07/2014 à 11:32
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
La justice grecque a inculpé et placé en détention provisoire lundi un député supplémentaire du parti neonazi Aube Dorée dont l'ensemble du groupe parlementaire, soit seize élus, est désormais sous le coup de poursuites pour appartenance à "une organisation...
»» Lire la suite

 

ABCD de l’égalité : une généralisation du contenu et de l’objectif:cliquez pour lire

ABCD de l’égalité : une généralisation du contenu et de l’objectif

Publié le : 30/06/2014 à 11:01
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
Les ABCD de l’égalité consistent en la formation d’enseignants pour les aider à lutter contre les stéréotypes filles-garçons à l’école, avec la mise à disposition pour eux d’outils pédagogiques pour faciliter la transmission d’une culture de l’égalité....
»» Lire la suite

 

L’Association des journalistes LGBT présente son kit “informer sans discriminer”:cliquez pour lire

L’Association des journalistes LGBT présente son kit “informer sans discriminer”

Publié le : 28/06/2014 à 12:19
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
Créée en 2013, l’association des journalistes Lesbiennes, Gay, Bi, Trans (AJL) a pour but de contribuer à l’amélioration du traitement par les médias des questions LGBT. Elle regroupe des journalistes issu-e-s de différents médias (presse écrite, web,...
»» Lire la suite

 

Affaire Bygmalion : le parquet de Paris ouvre une information judiciaire:cliquez pour lire

Affaire Bygmalion : le parquet de Paris ouvre une information judiciaire

Publié le : 27/06/2014 à 18:24
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
Ils nous parlaient de “morale”, de “traditions”, durant l’année et demi qu’aura duré leur mariage idéologique avec La Manif pour Tous. Ils avaient même créé un gloubiboulga interne, sorte de passerelle entre les deux mouvements : « Sens commun » . Leurs...
»» Lire la suite

 

Le pseudo-réseau social du FN se vautre au bout de quelques jours:cliquez pour lire

Le pseudo-réseau social du FN se vautre au bout de quelques jours

Publié le : 16/05/2014 à 12:53
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
“Les Patriotes”, le nouveau réseau social que le Front national a tenté de mettre en ligne s’est vautré en moins d’une semaine. Nous avions publié un article sur le sujet il y a quelques jours - “les patriotes” : la nouvelle arnaque du Front national...
»» Lire la suite

 

Taubira : "Je ne leur ferai jamais ce cadeau-là":cliquez pour lire

Taubira : "Je ne leur ferai jamais ce cadeau-là"

Publié le : 13/05/2014 à 14:54
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
La garde des Sceaux s'explique dans l'émission "Bondy Blog Café" qui doit être diffusée samedi 17 mai, à 12 heures, sur France Ô et La Chaîne parlementaire. Après l'épisode sur la Marseillaise qu'elle n'a pas chantée et les nombreuses polémiques dont...
»» Lire la suite

 

Civitas et Farida Belghoul : comment défiler en l’honneur de Jeanne d’Arc alors qu’ils l’auraient brûlée:cliquez pour lire

Civitas et Farida Belghoul : comment défiler en l’honneur de Jeanne d’Arc alors qu’ils l’auraient brûlée

Publié le : 13/05/2014 à 10:21
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
C’est assez extraordinaire, pour nos deux représentants de la fange “mononeurone” des intégrismes religieux de faire les beaux en défilant, dimanche dernier, avec l’extrême-droite française, en l’honneur de Jeanne d’Arc. Sauf que si on regarde de près...
»» Lire la suite

 

Quand le Front national attaque “seulement” Christiane Taubira:cliquez pour lire

Quand le Front national attaque “seulement” Christiane Taubira

Publié le : 12/05/2014 à 12:08
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
Et voilà, encore un fantastique coup d’épée dans l’eau de la patronne du Front national , qui demande la demission de Christiane Taubira, préférant se recueillir que de chanter la Marseillaise dans le cadre de la commémoration de l’abolition de l’esclavage....
»» Lire la suite

 

Le Pen se ramasse dans le dernier sondage BVA:cliquez pour lire

Le Pen se ramasse dans le dernier sondage BVA

Publié le : 11/05/2014 à 11:04
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
Près de 7 Français sur 10 (68 %) ont une mauvaise opinion de Marine Le Pen, et 78 % ne feraient pas confiance à la présidente du FN si elle devait gouverner le pays, selon un sondage BVA pour Le Parisien publié samedi 10 mai. L'enquête a été conduite...
»» Lire la suite

 

Un ex élu FN condamné pour propos homophobes et violences:cliquez pour lire

Un ex élu FN condamné pour propos homophobes et violences

Publié le : 10/05/2014 à 09:34
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
Richard Jacob, qui était à l’époque élu du Front National, avait été condamné en juin 2013 par le tribunal correctionnel d’Auxerre. Il avait écopé de 6 mois de prison avec sursis et de deux ans d’inéligibilité pour violence et incitation à la haine en...
»» Lire la suite

 

The Gatekeepers : film choc:cliquez pour lire

The Gatekeepers : film choc

Publié le : 09/05/2014 à 23:26
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
Le Kiosque aux Canards vous propose de visionner "The Gatekeepers" en entier. Six anciens directeurs des services de renseignements israéliens témoignent dans The Gatekeepers, diffusé sur Arte. Le documentaire montre une politique israélienne nationaliste,...
»» Lire la suite

 

Point de Contact  : le service français de signalement en ligne des contenus illicites.:cliquez pour lire

Point de Contact : le service français de signalement en ligne des contenus illicites.

Publié le : 09/05/2014 à 17:00
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
Point de Contact a été mis en place par l'Association des Fournisseurs d'Accès et de Services Internet (AFA) en novembre 1998, afin de lutter contre la pornographie enfantine et la haine raciale sur Internet. Les membres de l'AFA se fédèrent ainsi autour...
»» Lire la suite

 

Quand le Front national s’emmêle les drapeaux:cliquez pour lire

Quand le Front national s’emmêle les drapeaux

Publié le : 08/05/2014 à 13:50
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
C’est un peu une constante de s’emmêler au Front national. Eux qui se pavanent d’avoir des “économistes” auto-proclamés - comme cet enseignant spécialisé en informatique qui devient, soudainement, spécialiste de l’économie européenne - ils ont, à présent,...
»» Lire la suite

 

Populisme : l'Europe en danger :cliquez pour lire

Populisme : l'Europe en danger

Publié le : 07/05/2014 à 11:56
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
Documentaire complet en fin d’article. Marine Le Pen en France, Geert Wilders aux Pays-Bas, Viktor Orbán en Hongrie, Beppe Grillo en Italie : ils prétendent parler au nom du peuple, dont ils épousent habilement les attentes. A chaque problème, ils offrent...
»» Lire la suite

 

“Au nom du fils” : les intégristes de Civitas préfèrent se cacher les yeux:cliquez pour lire

“Au nom du fils” : les intégristes de Civitas préfèrent se cacher les yeux

Publié le : 07/05/2014 à 10:35
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
Bande annonce du film en fin d’article. Le troupeau Civitas est vraiment drôle quand il n’est pas à pleurer. Cet institut, dirigée par un Belge, se focalise aujourd’hui contre un film, réalisé par un Belge et très bien accueillit par le public Belge depuis...
»» Lire la suite

 

La malédiction de naître fille:cliquez pour lire

La malédiction de naître fille

Publié le : 03/05/2014 à 18:30
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
Documentaire en entier en fin d’article. Ce devrait être une scène de liesse, un moment de bonheur, la mise au monde d'un enfant. Dans une clinique de la banlieue de Delhi en Inde, une femme accouche, et c'est la consternation : le nourrisson est une...
»» Lire la suite

 

Le chemin de croix de Benoît XVI:cliquez pour lire

Le chemin de croix de Benoît XVI

Publié le : 03/05/2014 à 10:08
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
Reportage en entier en fin d'article. Nombre de connaisseurs du Saint-Siège assurent que Benoît XVI aurait démissionné suite aux différents scandales qui ont écorné la réputation du Vatican ces dernières années : pédophilie, corruption, etc. Ce documentaire...
»» Lire la suite

 

 Votes Front de droite & sodomises les coléoptères:cliquez pour lire

Votes Front de droite & sodomises les coléoptères

Publié le : 14/04/2014 à 10:47
Rédacteur, Le Kiosque aux Canards
Tu veux assumer ton vote ? Ok : payes tes soins médicaux, payes tes congés, n’utilises pas les prud’hommes, ne te reposes pas le dimanche, ne suis pas les lois d’hygiène et de sécurité, ne te plains pas de tes accidents de travail, n’utilises pas ton...
»» Lire la suite

 

Le FN donneur de leçons. Mais qu’en est il des villes qu’il a géré ?

Le FN donneur de leçons. Mais qu’en est il des villes qu’il a géré ?


Le FN donneur de leçons. Mais qu’en est il des villes qu’il a géré ?
Dreux (Eure-et Loire), 32 000 habitants En septembre 1983, le Front National remporte sa première victoire électoral à Dreux dans une élection municipale partielle. La liste FN menée par Jean-Pierre Stirbois dépasse 16% des suffrages au 1 er tour du scrutin....… Lire la suite

lekiosqueauxcanards-fn-pisse.jpeg


Dreux (Eure-et Loire), 32 000 habitants 

En septembre 1983, le Front National remporte sa première victoire électoral à Dreux dans une élection municipale partielle. La liste FN menée par Jean-Pierre Stirbois dépasse 16% des suffrages au 1er tour du scrutin. Entre les deux tours, la liste FN fusionne avec la liste RPR, menée par Jean Hieaux, qui deviendra maire. 

La droite locale voit le FN comme une force d'appoint permettant à la droite de l'emporter sur la gauche, à la mairie depuis 1977.  

En 1988, Jean-Pierre Stirbois décède accidentellement. Le Front national refait liste à part dès 1989 mais n'obtiendra jamais plus le même score qu'en 1983. L'histoire du FN à Dreux se poursuit avec Marie-France Stirbois, élue députée en 1989 lors d'une partielle, puis conseiller général en 1992, puis député européen et conseiller régional avant de quitter définitivement la ville après les régionales de 1998. 

Orange (Vaucluse), 30 000 habitants 

En 1995, Jacques Bompard, Front National, ravit la mairie au PS à la faveur d'une triangulaire. Il est réélu au premier tour, en 2001, face à une gauche divisée. En juillet 2002, premier bilan dans L'EXPRESS : Romain Rosso décrit "le sytème de Jacques Bompard". En février 2008, la pression s'accentue sur Jacques Bompard: l'UMP et le PS envisagent de s'allier pour lui faire barrage. 

Mais en mars 2008, Jacques Bompard, désormais affilié au MPF de Philippe de Villiers, est réélu, pour la troisième fois sans que ses adversaires aient même entamé des négociations pour contrer cette réélection. 

A Orange, c'est une vieille histoire qui risquait de mettre en difficulté l'entourage du maire, Jacques Bompard, chef de file du FN aux régionales dans le Vaucluse. L'édile devait déjà ferrailler pour maintenir la cohésion de sa majorité municipale après la démission d'une adjointe, Nicole Francoeur, qui avait rejoint l'opposition. Le maire était, en outre, empêtré dans une polémique sur l'entretien par la commune de chemins privés, où résident des proches. De quoi nourrir un classique Clochemerle, si n'était le cas, plus embarrassant, du secrétaire général de mairie, François-Nicolas Schmitt.

F-N Schmitt, comme on le surnommait, a en effet été mis en examen, en janvier 1997, par un juge de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), dans le cadre de ses fonctions de directeur de l'office d'HLM de cette ville, entre 1989 et 1992, pour «prise illégale d'intérêts dans des opérations, infraction aux règles de gestion des organismes HLM, infraction au code de la construction». 

Un accablant rapport de la chambre régionale des comptes sur la gestion de l'office (primes indues au directeur, irrégularités dans les procédures des marchés publics «qui ont conduit à des surcoûts», etc.) - qui accusait un trou de 40 millions de francs sur ses fonds propres pendant cette période - avait entraîné, en1993, le dépôt d'une plainte, réactivée par l'office public d'HLM de Thonon en 1996. -Certes, ces faits sont antérieurs à la prise de fonction de Schmitt à la mairie d'Orange. Problème: avant de l'embaucher, Jacques Bompard était «parfaitement informé de la situation administrative de cet agent», comme il l'a reconnu dans un courrier adressé à un précédent employeur de Schmitt. 

Marignane (Bouches-du-Rhône), 33 000 habitants. 

Daniel Simonpieri est élu en 1995 à la mairie de Marignane sous l'étiquette FN. Il est réélu en 2001, avec le soutien du MNR de Bruno Mégret. En 2002, il appelle à voter Le Pen. Pour les municipales de 2008, Simonpieri est soutenu par l'UMP, qui le préfère au divers droite Eric Le Dissès. C'est Le Dissès qui remporte la mairie et met fin aux deux mandats successifs de l'extrême-droite. 

Le bilan de 13 ans de municipalité de Daniel Simonpieri est sans appel: promesses non tenues (hausse des impôts, projet d'un complexe de loisirs remplacé par l'installation d'un supermarché, travaux de réhabilitation du centre ancien reportés), divorce avec la communauté des pieds noirs, endettement important.  

Toulon (Var), 168 000 habitants. 

Jean-Marie Le Chevallier est élu maire de Toulon de 1995 à 2001. Élu sous l'étiquette Front national, son mandat est caractérisé par plusieurs scissions au sein de sa propre majorité. Le bilan des 6 années de municipalité d'extrême-droite est lourd: croisade "contre une culture élitiste" et pour une culture provençale (l'affaire Chateauvallon et celle de la Fête du Livre), détournements des fonds du service jeunesse, discrimination à l'embauche, propos diffamatoires, affaires politico-judiciaires et surtout endettement très important de la ville de Toulon.  

Hubert Falco, alors Démocratie Libérale et désormais UMP, succède à Jean-Marie Le Chevallier à partir de 2001. 

A Toulon, c'est une histoire de pots-de-vin qui a embarrassé la municipalité dirigée par Jean-Marie Le Chevallier. Son propre chef de cabinet, Philippe de Beauregard, par ailleurs conseiller municipal FN de Hyères, a en effet été mis en examen,  pour «recel de preuve». La justice lui reprochait d'avoir, par son absence de réaction, en quelque sorte «couvert» un cas de corruption dans lequel une employée municipale, Dominique Notto, était compromise.

Responsable des femmes de ménage à la municipalité, elle est accusée d'avoir monnayé, en juin 1997 - 30 000 francs en petites coupures - l'attribution de deux postes administratifs. Mais, les emplois promis pour le mois d'août ne venant pas, le demandeur, Cédric Quéré, avait décidé d'enregistrer ses conversations téléphoniques avec Notto, qui affirmeit attendre le retour de vacances d' «un élu». Muni d'une copie de la cassette, Quéré se rendit ensuite au bureau de Beauregard, qui le reçut aussitôt et garde l'enregistrement. Quelques semaines plus tard, Quéré récupèrait son argent. Mystère.

On a fait grief à Beauregard d'avoir conservé la cassette sans alerter la justice ni engager une procédure disciplinaire à l'encontre de l'employée fautive. «Je conteste formellement avoir eu l'intention de cacher quoi que ce soit à la justice!» clamait Beauregard, considérant que la cassette était d'une «qualité d'écoute déplorable», et Quéré, un personnage «étrange et peu crédible». Interrogé par L'Express, le chef de cabinet ajoutait, au demeurant, qu'il reçoivait régulièrement des «tonnes de dénonciations» de ce type, dont la plupart sont «loufoques». Des propos légèrement en contradiction avec ceux de Le Chevallier. «Il a pensé qu'il existait certainement d'autres cas, que d'autres fonctionnaires devaient être au courant et que la dame bénéficiait de complicités. Il pensait traiter l'affaire à l'intérieur de la mairie dans un premier temps», affirmait en effet le maire de Toulon, dans une interview à Var-Matin. Pourtant, il lui a fallu attendre la révélation de ces pratiques pour diligenter une enquête administrative.

C'est d'autant plus confus que cette affaire, même si l'enquête s'orienta vers une défaillance individuelle de Dominique Notto plutôt que vers un système communal organisé, accentua les rivalités au sein de la majorité municipale entre Eliane Guillet de la Brosse - qui fut troisième adjointe avant que le maire de Toulon la prive, en septembre 1997, de sa délégation aux affaires sociales - d'une part, et Jean-Marie Le Chevallier et son épouse, Cendrine, de l'autre.

Vitrolles (Bouches-du-Rhônes), 37 000 habitants 

Vitrolles est la ville emblème du Front National puis du MNR deBruno Mégret. Ce dernier échoue aux municipales de 1995 mais l'élection est invalidée et c'est sa femme, Catherine Mégret qui est élue maire de Vitrolles en 1997.  

L'équipe municipale de Catherine Mégret a laissé un bilan bien maigre: lutte contre "l'insécurité", et mise au pas des associations locales (affaire du Sous-marin, Les incompris de Vitrolles).  

C'est l'absence d'alternative à gauche ou à droite qui laisse la place à la réélection de Catherine Mégret en 2001. L'élection est annulée par le Conseil d'Etat et le candidat divers gauche Guy Obino est élu en 2002. Il a été réélu en 2008. 

A Vitrolles , trois membres de la municipalité FN dirigée - officiellement - par Catherine Mégret ont été mis en examen, le 12 décembre 1997, pour «complicité de violences en réunion avec arme et préméditation» et «complicité de destruction et de dégradation de biens appartenant à autrui»

Les faits remontent au mois de novembre 1997, lors de la grève des routiers. Dans la nuit du 4 au 5, vers 3 h 30, un commando d'une dizaine d'hommes vêtus de noir, cagoulés et armés de battes de base-ball attaquent le piquet de routiers grévistes du carrefour de l'Anjoly. 

Le matraquage fait trois blessés et des dégâts matériels. L'opération vise à couvrir la sortie de plusieurs camions de la société Transports frigorifiques européens (TFE), obligés d'emprunter à contresens une bretelle d'autoroute pour rejoindre la RN 113. L'affaire fait grand bruit, mais personne ne soupçonne, alors, la municipalité de Vitrolles. 

Un mois plus tard, la brigade criminelle du SRPJ de Marseille place pourtant en garde à vue trois proches de Bruno Mégret: Gilles Lacroix, adjoint au maire chargé des actions de proximité et de la vie associative; Patrick Bunel, chargé de mission à la sécurité; et Yvain Pottiez, employé des services sociaux. Tous nient avoir participé au commando.

En revanche, ils ont assisté, dans la journée du 4 novembre, à plusieurs réunions avec les responsables de TFE. Selon la mairie, qui hurle à la «machination politico-policière», ils n'auraient «[obéi] qu'à leur devoir», en tentant de dissuader les patrons de TFE d'exécuter leur coup de force. Les enquêteurs, eux, pensent, au contraire, qu'ils préparaient les détails de l'opération commando. Lacroix dément en bloc. Dans un premier temps, il a même nié connaître les responsables de TFE. Mais Bunel, lui, a reconnu devant les policiers s'être rendu, accompagné de Pottiez et... de Lacroix, dans les locaux de l'entreprise. 

Quant à Pottiez, il se souvient vaguement d'avoir «véhiculé Bunel, de nuit, dans la zone industrielle pendant la grève». Gilles Lacroix a été formellement identifié par au moins cinq témoins: non seulement ils ont confirmé sa présence à la réunion de TFE, mais ils l'ont également accusé d'être l' «organisateur» de la sortie des camions et de leur protection.

Une condamnation aurait sans nul doute des conséquences politiques dommageables pour Bruno Mégret. En tout cas, le n° 2 du FN, «maire consort» de Vitrolles, tête de liste aux régionales dans les Bouches-du-Rhône, est ici puni pour s'être entouré de gros bras proches du GUD (Groupe union défense), un groupuscule d'extrême droite qui connut ses heures de gloire à la faculté d'Assas, à Paris. 

Ancien garde du corps et chauffeur de Mégret, Patrick Bunel supervise la police municipale de Vitrolles depuis la victoire des Mégret, en février 1997. A 29 ans, l'homme dit être un ancien militaire, «sous-officier BMP 1, directeur de mise en oeuvre d'explosifs, détection et traitement de charges ou colis piégés, tireur d'élite, chef de groupe commando». Sous l'égide de Bunel, on a vu ainsi quelques membres du GUD assurer la protection de Bruno Mégret pendant la campagne des élections législatives anticipées de 1997. Yvain Pottiez est de ceux-là.

lekiosqueauxcanards-fn-pisse.jpeg


Dreux (Eure-et Loire), 32 000 habitants 

En septembre 1983, le Front National remporte sa première victoire électoral à Dreux dans une élection municipale partielle. La liste FN menée par Jean-Pierre Stirbois dépasse 16% des suffrages au 1er tour du scrutin. Entre les deux tours, la liste FN fusionne avec la liste RPR, menée par Jean Hieaux, qui deviendra maire. 

La droite locale voit le FN comme une force d'appoint permettant à la droite de l'emporter sur la gauche, à la mairie depuis 1977.  

En 1988, Jean-Pierre Stirbois décède accidentellement. Le Front national refait liste à part dès 1989 mais n'obtiendra jamais plus le même score qu'en 1983. L'histoire du FN à Dreux se poursuit avec Marie-France Stirbois, élue députée en 1989 lors d'une partielle, puis conseiller général en 1992, puis député européen et conseiller régional avant de quitter définitivement la ville après les régionales de 1998. 

Orange (Vaucluse), 30 000 habitants 

En 1995, Jacques Bompard, Front National, ravit la mairie au PS à la faveur d'une triangulaire. Il est réélu au premier tour, en 2001, face à une gauche divisée. En juillet 2002, premier bilan dans L'EXPRESS : Romain Rosso décrit "le sytème de Jacques Bompard". En février 2008, la pression s'accentue sur Jacques Bompard: l'UMP et le PS envisagent de s'allier pour lui faire barrage. 

Mais en mars 2008, Jacques Bompard, désormais affilié au MPF de Philippe de Villiers, est réélu, pour la troisième fois sans que ses adversaires aient même entamé des négociations pour contrer cette réélection. 

A Orange, c'est une vieille histoire qui risquait de mettre en difficulté l'entourage du maire, Jacques Bompard, chef de file du FN aux régionales dans le Vaucluse. L'édile devait déjà ferrailler pour maintenir la cohésion de sa majorité municipale après la démission d'une adjointe, Nicole Francoeur, qui avait rejoint l'opposition. Le maire était, en outre, empêtré dans une polémique sur l'entretien par la commune de chemins privés, où résident des proches. De quoi nourrir un classique Clochemerle, si n'était le cas, plus embarrassant, du secrétaire général de mairie, François-Nicolas Schmitt.

F-N Schmitt, comme on le surnommait, a en effet été mis en examen, en janvier 1997, par un juge de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), dans le cadre de ses fonctions de directeur de l'office d'HLM de cette ville, entre 1989 et 1992, pour «prise illégale d'intérêts dans des opérations, infraction aux règles de gestion des organismes HLM, infraction au code de la construction». 

Un accablant rapport de la chambre régionale des comptes sur la gestion de l'office (primes indues au directeur, irrégularités dans les procédures des marchés publics «qui ont conduit à des surcoûts», etc.) - qui accusait un trou de 40 millions de francs sur ses fonds propres pendant cette période - avait entraîné, en1993, le dépôt d'une plainte, réactivée par l'office public d'HLM de Thonon en 1996. -Certes, ces faits sont antérieurs à la prise de fonction de Schmitt à la mairie d'Orange. Problème: avant de l'embaucher, Jacques Bompard était «parfaitement informé de la situation administrative de cet agent», comme il l'a reconnu dans un courrier adressé à un précédent employeur de Schmitt. 

Marignane (Bouches-du-Rhône), 33 000 habitants. 

Daniel Simonpieri est élu en 1995 à la mairie de Marignane sous l'étiquette FN. Il est réélu en 2001, avec le soutien du MNR de Bruno Mégret. En 2002, il appelle à voter Le Pen. Pour les municipales de 2008, Simonpieri est soutenu par l'UMP, qui le préfère au divers droite Eric Le Dissès. C'est Le Dissès qui remporte la mairie et met fin aux deux mandats successifs de l'extrême-droite. 

Le bilan de 13 ans de municipalité de Daniel Simonpieri est sans appel: promesses non tenues (hausse des impôts, projet d'un complexe de loisirs remplacé par l'installation d'un supermarché, travaux de réhabilitation du centre ancien reportés), divorce avec la communauté des pieds noirs, endettement important.  

Toulon (Var), 168 000 habitants. 

Jean-Marie Le Chevallier est élu maire de Toulon de 1995 à 2001. Élu sous l'étiquette Front national, son mandat est caractérisé par plusieurs scissions au sein de sa propre majorité. Le bilan des 6 années de municipalité d'extrême-droite est lourd: croisade "contre une culture élitiste" et pour une culture provençale (l'affaire Chateauvallon et celle de la Fête du Livre), détournements des fonds du service jeunesse, discrimination à l'embauche, propos diffamatoires, affaires politico-judiciaires et surtout endettement très important de la ville de Toulon.  

Hubert Falco, alors Démocratie Libérale et désormais UMP, succède à Jean-Marie Le Chevallier à partir de 2001. 

A Toulon, c'est une histoire de pots-de-vin qui a embarrassé la municipalité dirigée par Jean-Marie Le Chevallier. Son propre chef de cabinet, Philippe de Beauregard, par ailleurs conseiller municipal FN de Hyères, a en effet été mis en examen,  pour «recel de preuve». La justice lui reprochait d'avoir, par son absence de réaction, en quelque sorte «couvert» un cas de corruption dans lequel une employée municipale, Dominique Notto, était compromise.

Responsable des femmes de ménage à la municipalité, elle est accusée d'avoir monnayé, en juin 1997 - 30 000 francs en petites coupures - l'attribution de deux postes administratifs. Mais, les emplois promis pour le mois d'août ne venant pas, le demandeur, Cédric Quéré, avait décidé d'enregistrer ses conversations téléphoniques avec Notto, qui affirmeit attendre le retour de vacances d' «un élu». Muni d'une copie de la cassette, Quéré se rendit ensuite au bureau de Beauregard, qui le reçut aussitôt et garde l'enregistrement. Quelques semaines plus tard, Quéré récupèrait son argent. Mystère.

On a fait grief à Beauregard d'avoir conservé la cassette sans alerter la justice ni engager une procédure disciplinaire à l'encontre de l'employée fautive. «Je conteste formellement avoir eu l'intention de cacher quoi que ce soit à la justice!» clamait Beauregard, considérant que la cassette était d'une «qualité d'écoute déplorable», et Quéré, un personnage «étrange et peu crédible». Interrogé par L'Express, le chef de cabinet ajoutait, au demeurant, qu'il reçoivait régulièrement des «tonnes de dénonciations» de ce type, dont la plupart sont «loufoques». Des propos légèrement en contradiction avec ceux de Le Chevallier. «Il a pensé qu'il existait certainement d'autres cas, que d'autres fonctionnaires devaient être au courant et que la dame bénéficiait de complicités. Il pensait traiter l'affaire à l'intérieur de la mairie dans un premier temps», affirmait en effet le maire de Toulon, dans une interview à Var-Matin. Pourtant, il lui a fallu attendre la révélation de ces pratiques pour diligenter une enquête administrative.

C'est d'autant plus confus que cette affaire, même si l'enquête s'orienta vers une défaillance individuelle de Dominique Notto plutôt que vers un système communal organisé, accentua les rivalités au sein de la majorité municipale entre Eliane Guillet de la Brosse - qui fut troisième adjointe avant que le maire de Toulon la prive, en septembre 1997, de sa délégation aux affaires sociales - d'une part, et Jean-Marie Le Chevallier et son épouse, Cendrine, de l'autre.

Vitrolles (Bouches-du-Rhônes), 37 000 habitants 

Vitrolles est la ville emblème du Front National puis du MNR deBruno Mégret. Ce dernier échoue aux municipales de 1995 mais l'élection est invalidée et c'est sa femme, Catherine Mégret qui est élue maire de Vitrolles en 1997.  

L'équipe municipale de Catherine Mégret a laissé un bilan bien maigre: lutte contre "l'insécurité", et mise au pas des associations locales (affaire du Sous-marin, Les incompris de Vitrolles).  

C'est l'absence d'alternative à gauche ou à droite qui laisse la place à la réélection de Catherine Mégret en 2001. L'élection est annulée par le Conseil d'Etat et le candidat divers gauche Guy Obino est élu en 2002. Il a été réélu en 2008. 

A Vitrolles , trois membres de la municipalité FN dirigée - officiellement - par Catherine Mégret ont été mis en examen, le 12 décembre 1997, pour «complicité de violences en réunion avec arme et préméditation» et «complicité de destruction et de dégradation de biens appartenant à autrui»

Les faits remontent au mois de novembre 1997, lors de la grève des routiers. Dans la nuit du 4 au 5, vers 3 h 30, un commando d'une dizaine d'hommes vêtus de noir, cagoulés et armés de battes de base-ball attaquent le piquet de routiers grévistes du carrefour de l'Anjoly. 

Le matraquage fait trois blessés et des dégâts matériels. L'opération vise à couvrir la sortie de plusieurs camions de la société Transports frigorifiques européens (TFE), obligés d'emprunter à contresens une bretelle d'autoroute pour rejoindre la RN 113. L'affaire fait grand bruit, mais personne ne soupçonne, alors, la municipalité de Vitrolles. 

Un mois plus tard, la brigade criminelle du SRPJ de Marseille place pourtant en garde à vue trois proches de Bruno Mégret: Gilles Lacroix, adjoint au maire chargé des actions de proximité et de la vie associative; Patrick Bunel, chargé de mission à la sécurité; et Yvain Pottiez, employé des services sociaux. Tous nient avoir participé au commando.

En revanche, ils ont assisté, dans la journée du 4 novembre, à plusieurs réunions avec les responsables de TFE. Selon la mairie, qui hurle à la «machination politico-policière», ils n'auraient «[obéi] qu'à leur devoir», en tentant de dissuader les patrons de TFE d'exécuter leur coup de force. Les enquêteurs, eux, pensent, au contraire, qu'ils préparaient les détails de l'opération commando. Lacroix dément en bloc. Dans un premier temps, il a même nié connaître les responsables de TFE. Mais Bunel, lui, a reconnu devant les policiers s'être rendu, accompagné de Pottiez et... de Lacroix, dans les locaux de l'entreprise. 

Quant à Pottiez, il se souvient vaguement d'avoir «véhiculé Bunel, de nuit, dans la zone industrielle pendant la grève». Gilles Lacroix a été formellement identifié par au moins cinq témoins: non seulement ils ont confirmé sa présence à la réunion de TFE, mais ils l'ont également accusé d'être l' «organisateur» de la sortie des camions et de leur protection.

Une condamnation aurait sans nul doute des conséquences politiques dommageables pour Bruno Mégret. En tout cas, le n° 2 du FN, «maire consort» de Vitrolles, tête de liste aux régionales dans les Bouches-du-Rhône, est ici puni pour s'être entouré de gros bras proches du GUD (Groupe union défense), un groupuscule d'extrême droite qui connut ses heures de gloire à la faculté d'Assas, à Paris. 

Ancien garde du corps et chauffeur de Mégret, Patrick Bunel supervise la police municipale de Vitrolles depuis la victoire des Mégret, en février 1997. A 29 ans, l'homme dit être un ancien militaire, «sous-officier BMP 1, directeur de mise en oeuvre d'explosifs, détection et traitement de charges ou colis piégés, tireur d'élite, chef de groupe commando». Sous l'égide de Bunel, on a vu ainsi quelques membres du GUD assurer la protection de Bruno Mégret pendant la campagne des élections législatives anticipées de 1997. Yvain Pottiez est de ceux-là.

 
Commentaires
 
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog