La stratégie de compétitivité d’Hollande emmerde les grands patrons ? Tant mieux.

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François Hollande a précisé jeudi sa stratégie de compétitivité pour les entreprises françaises

Le chef de l'Etat s'exprimait à la Halle Freyssinet, à Paris, devant la "communauté Oseo Excellence", qui regroupe 2000 entreprises représentant quelque 350.000 salariés. Il s'est engagé à mettre en oeuvre "un pacte" pour soutenir l'économie française, faisant le constat "lucide" d'un "décrochage" de la compétitivité depuis dix ans.


"Aujourd'hui, nous n'avons plus le temps de différer les choix. C'est la stratégie de compétitivité que le gouvernement prépare sur la base du rapport Gallois. Il n'y aura pas un énième plan et je déconseille aussi le choc, qui tiendrait davantage de l'effet d'annonce que d'un effet thérapeutique", a souligné François Hollande. "Ce qui est attendu, c'est de la visibilité, de la stabilité et de l'efficacité. C'est une action résolue dans la durée qui doit être engagée. En ces matières, il n'y a pas de formule magique, de mesure miracle, de réponse unique. C'est un ensemble de moyens, de dispositifs et de politiques qui doivent être mobilisés. Et avec tous les acteurs. Et en premier lieu, l'État. Je propose donc un pacte entre tous ces acteurs".

"Ne pas affecter la demande intérieure"

Devant des entrepreneurs qui l'écoutaient poliment, François Hollande a jugé nécessaire un transfert progressif des charges sociales pesant sur le travail vers d'autres impôts pour favoriser la compétitivité de certaines entreprises françaises. Dans l'entourage du chef de l'État, on évoque notamment les secteurs de l'agroalimentaire et des services. "Ce basculement ou ce transfert se fera dans le temps. Il devra prendre en compte autant qu'il sera possible la situation des entreprises exposées à la concurrence internationale et sa compensation ne devra pas affecter la demande intérieure", a souligné le chef de l'État.


François Hollande a précisé qu'il regarderait "attentivement" les propositions du rapport Gallois "sur l'ampleur et les modalités" d'un tel transfert des charges. A l'Élysée, on ajoute que les décisions ne seront connues qu'en janvier, une fois qu'auront été consultés les partenaires sociaux.


François Hollande a également confirmé la piste d'une réforme de l'impôt sur les sociétés. Il a jugé que le taux de l'impôt sur les sociétés était "élevé" et son assiette "réduite", ce "qui avantage plutôt les grandes entreprises que les moyennes, et n'incite pas toujours à la localisation des productions sur le territoire". "L'idée, c'est d'assurer une convergence européenne en matière d'impôt sur les sociétés", a-t-il ajouté, sans autre précision.

"la fiscalité sera stabilisée"

Il a par ailleurs confirmé le maintien des dispositions existantes en faveur des investissements dans les PME, notamment les réductions d'impôts. La fiscalité, a-t-il promis, sera "stabilisée durant les cinq prochaines années pour que les choix d'investissement puissent se faire en connaissance de cause, sans crainte d'une remise en cause, et encore moins d'une rétroactivité".


En présence de Jean-Pierre Jouyet, président de la future banque publique d'investissement (BPI), François Hollande s'est engagé à ce que le futur établissement soit "proche des entreprises, avec un réseau de proximité, décentralisé, disposant de larges pouvoirs de délégation, capable de prendre rapidement les décisions". Il a souhaité que puissent être mis en place des "prêts pour l'innovation" adaptée à la période durant laquelle un entrepreneur attend la mise sur le marché de ses produits.


Le président a une nouvelle fois assuré que la zone euro "est en train de retrouver sa stabilité". Les pays "qui s'en sortiront le mieux sont ceux qui auront réussi à concilier la réduction des déficits et la préparation de l'avenir, la compétitivité et la solidarité, le redressement productif et la justice sociale. C'est une grande cause nationale. Rien ne pourra se faire sans les entreprises et encore moins contre", a-t-il conclu.

Les patrons feraient bien mieux de s'occuper de leurs boites au lieu de donner des leçons de gestion

Tout de même... Il est assez drôle d'écouter nos grands patrons nous dire que ces mesures les foutraient dans la merde alors qu'ils ne sont pas capable, mesures ou non, de garder "en l'état" leurs sociétés. 

Qu'ils s'occupent de la gestion de leurs boites qui semble, à les écouter, avoir quelques soucis et seulement ensuite, ils pourront se permettre de donner des leçons. La majorité d'entre eux n'existeraient plus sans les aides publiques issues de nos impôts mais ils continuent, malgré ce fait, à tenter d'infléchir ce que le suffrage universel a choisi, en mai dernie. Pathétique ? Non : habituel.

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