La droite se pose des questions. Ben il est temps !

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L'UMP découvre qu'elle est à l'ouest

Bon, nous ; ça fait quand même quelques années qu'on le sait ; en fait, on s'en doutait un peu sous Chirac quand, élu avec une grande majorité des voix de gauche il n'a pas eu le courage politique de constituer son gouvernement en fonction de cet électorat. Il aurait ainsi pu être un « grand » président et laisser deux souvenirs impérissables dans l'histoire politique ; le discours de l'ONU du père Villepin et un gouvernement de rassemblement, un peu Rad'Soc, un peu comme lui quoi.

Et il y eut Sarkozy. La girouette. Partant d'une campagne où il suça les électeurs du FN pour arriver à une présidence étrange, venue d'ailleurs ; ridicule mélange de bling bling nauséabond et d'ouverture à des ministres de gôche, d’ersatz de socialisation à la Chirac et de cadeaux aux plus riches ; celles et ceux qui avaient financé sa campagne et d'une bizarre posture de nouveau riche face à ses interlocuteurs internationaux qui se foutaient, à la longue, plus ou moins ouvertement de sa tronche.

Tout cela dans le même temps qu'il engrangeait moult et moult réformes sans jamais les terminer, voir même en les amputant du nerf de la guerre que sont financement et fléchages budgétaires ; par exemple l'ANRU et la politique des banlieues.

A chaque nouvelles élections, l'UMP en prend plein la tronche

Et, dès le début du commencent de l’État Sarkozyste, ce fut compliqué pour la droite. Certes, la presse lui donna un extraordinaire état de grâce, mais qui ne dura que le temps de l'effet de la nouveauté ; le NanoPrésident s'enferma tout seul dans ses contradictions et dans son incapacité à suivre son programme ; il avait tout promis, il ne donna qu'à une partie de la population : celle qui n'avait, en fait, besoin de rien. Pour les autres ; les gueux, les gnous, les pauvres, les SDF, les classes moyennes ; que dalle de chez que dalle. Et ce fut le début du commencement de la chute ; celle qui fait mal, même si le piédestal a des talonnettes.

Les Européennes furent une catastrophe, les régionales un gouffre, les cantonales une calamité, les sénatoriales un calvaire, les présidentielles une giscardise et les législatives font sonner le glas de l'influence UMPiste. Alors on droitise ? On droitise pas ? Ben si on regarde les résultats, rien n'est bien sûr ; le roi du virage à droite toute ; l'homophobe Christian Vanneste vient de se faire ridiculiser au premier tour en laissant passer devant lui le PS, l'UMP « canal historique » et même le FN. Même le leader de la droite dure, Éric Ciotti, pourtant président du Conseil général des Alpes-Maritimes, n'arrive pas à être élu au premier tour.

Alors, à droite ; on fait quoi ?

Ben on s'en tape ! Eux qui avaient la main sur tout viennent de perdre leur dernier bastion et vu les résultats affligeant de ces dernières années, ben c'est tant mieux. Que ces rois de la dette continuent de nous reprocher de vouloir privilégier les moins favorisés, on s'en tape ! Qu'ils fassent alliance avec les neu-neu du FN, qui ne savent même pas anticiper un programme économique, on s'en bat le gnou gauche ! Qu'ils claquent doucement, redonnant au pays un centre digne de ce nom – pas issu du MoDem, qui ne sert à rien et qui est totalement inaudible, mais un vrai centre, quoi : ni à gauche, ni à gauche - ; bref : que l'UMP se démerde et passe désormais son temps à éviter de nous polluer l’État, tout en tricotant tranquillement en interne : ça nous fera quelques années de repos bien méritées.

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