La droite au pouvoir avait négocié le report de nombreux plan sociaux pour l’”après présidentielles”

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Une succession d’entreprises en difficultés depuis mai. Un hasard ?

Non. Certainement pas un hasard, pour le plus grand malheur des salariés. Le Kiosque aux Canards l’avait d’ailleurs prédit durant la campagne des présidentielles ; le gouvernement UMPiste avait négocié le report de bon nombre de plans sociaux, afin de calmer le jeu sur sa catastrophique gestion de la crise et garder la fausse image d’un gouvernement ayant mis en avant l’entreprise et la compétitivité de notre pays.

La réalité est bien différente. Jamais, durant un quinquennat, la France n’a subit une gestion aussi aléatoire de son économie privée. Et la crise n’explique pas tout ; un président, un premier ministre, un gouvernement se doit de prévoir, d’anticiper et surtout de prendre le temps d’analyser une situation avant de prendre des décisions qui engageront tous les citoyens, dans leurs vie de chaque jour.

Et c’est bien pour cela que le gouvernement actuel le prend, ce temps d’observation, afin de répondre au plus juste aux attentes de toutes et de tous. La différence est de taille, même si elle est bien moins “sexy” au niveau de la communication ; balancer dix réformes en même temps sans en terminer aucune mais en grossissant la communication sur chacune d’entre elles, contre prendre le temps d’analyser chaque situation pour ne lancer que les réformes qui s’imposent, en les terminant. 

Un rappel des principaux plans sociaux connus depuis mai 2012

PSA

Mercredi 24 octobre, un comité d'entreprise exceptionnel se réunira pour évoquer le plan social comprenant 8 000 suppressions d'emplois, dont 3 000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), site qui doit être fermé. Le lendemain, une réunion tripartite sera organisée réunissant, à l'initiative d’Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, l'Etat, la direction de PSA et les élus locaux et syndicaux des deux usines concernées par les suppressions d'emplois, Rennes et Aulnay.

Presstalis

Mercredi toujours, une délégation de Presstalis doit être reçue par le cabinet d'Aurélie Filippetti, ministre de la culture et de la communication, pour évoquer le plan de restructuration du principal acteur de la distribution de la presse en France, qui prévoit 1 200 suppressions d'emplois sur un total de 2 500.

Technicolor

Le liquidateur judiciaire de l'usine d'électronique d'Angers (350 salariés) a assigné devant la justice l'entreprise pour qu'elle finance un plan social, évalué à 30 millions d'euros par le comité d'entreprise. Une audience est prévue vendredi 26.

Sanofi

Lundi 29, le tribunal de grande instance d'Evry étudiera le référé déposé par le comité central d'entreprise demandant l'arrêt du plan de restructuration du groupe pharmaceutique (914 suppressions d'emplois d'ici à 2015). D'autre part, une mission ministérielle a été lancée par M. Montebourg sur le devenir du site de Toulouse (620 personnes).

Petroplus

Le sursis s'achève lundi 5 novembre. Le tribunal qui a prononcé la liquidation de cette raffinerie employant 470 personnes à Petit-Couronne (Seine-Maritime) a accordé un délai pour trouver un repreneur. Selon les syndicats, sept projets seraient à l'étude. Le gouvernement est parti "en chasse", selon M. Montebourg.

Fralib

Le conseil des prud'hommes de Marseille a mis sa décision en délibéré au 8 novembre concernant les salaires impayés de douze salariés de l'usine Fralib de Gémenos (Bouches-du-Rhône). En lutte contre la délocalisation de cette usine produisant les thés Lipton et les infusions Elephant, ces salariés et une centaine de leurs collègues occupaient le site.

ArcelorMittal

Le 1er décembre se décidera la fermeture définitive ou non des deux hauts-fourneaux de Florange (Moselle) et la suppression de 629 postes sur les 2 700 du site. La décision a été suspendue pour deux mois ; c'est le temps qu'a le gouvernement pour retrouver un repreneur.

Une liste qui ne semble pas s’arrêter

Mais la liste est bien plus longue ; 8.000 suppressions de postes en France chez le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën, 5.000 dans le monde pour l'équipementier en télécommunications Alcatel-Lucent: le président  François Hollande, élu sur un programme de relance de la croissance, fait face à des défis majeurs liés aux fantômes laissés dans les placards UMPistes.

La liste ne s'arrête pas là ; Air France doit supprimer plus de 5.000 postes.  De nombreux emplois sont aussi menacés chez les opérateurs de téléphonie mobile, dans la distribution ou encore le bâtiment.

Pour voir l’ensemble des plans sociaux, jetez donc un oeil sur la carte ci dessous (cliquez sur les logos pour afficher les détails de chaque site) :

Afficher la carte de France des emplois menacés sur une carte plus grande

Fillon lui-même confirmait au moins un report

Nicolas Sarkozy a-t-il demandé à Philippe Varin , patron de PSA , d'attendre la fin de l'élection présidentielle pour lancer ? Oui, a affirmé dans un premier temps François Fillon, sur le plateau des Paroles et des Actessur France 2. Selon son premier ministre, le président de la République de l'époque a «demandé qu'on repousse le plan social» chez le constructeur automobile, plan finalement annoncé en juillet dernier.

Et comme tous les professionnels vous confirmerons qu’on ne met pas en place un plan social en six mois, à chacun de nous de tirer les conséquences de telles postures, venant d’un parti qui brigue encore et encore le vote des citoyennes et des citoyens alors, qu’une fois en fonctions, il triche, ment et laisse aux autres le soin de nettoyer la merde qui sème.

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