La démagogie des beaufs frappent encore : La Marine favorable à un référendum sur la peine de mort.

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Invitée jeudi soir de l'émission «Parole directe» sur TF1, Marine Le Pen s'est prononcée en faveur de la peine capitale. «Je pense que la peine de mort est un sujet extrêmement sensible et au Front national il y a des gens qui sont pour et des gens qui sont contre», a déclaré la présidente du Font national. 

Elle a notamment précisé sa position dans l'hypothèse d'une victoire à la présidentielle : "Je ferai sur ce sujet un référendum", a-t-elle poursuivi. "Je n'imagine pas d'imposer une décision telle que celle-là sans demander son avis au peuple français. Ils choisiraient alors entre la peine de mort et la perpétuité réelle, mais réelle".

Interrogée plusieurs fois sur sa position personnelle, la présidente frontiste a répondu: «Moi je suis avocat, je suis pour l'échelle des peines et je pense que la peine de mort participe de cette échelle des peines». 

Fraîchement rallié à Marine Le Pen, dont il préside le comité de soutien pour la présidentielle, l'avocat Gilbert Collard est fermement opposé à la peine de mort. Samedi, lors des «journées d'été Marine Le Pen», Jean-Marie Le Pen avait réaffirmé qu'il était lui-même favorable à la peine capitale, tout en trouvant «normal» que Gilbert Collard soit contre, puisqu'il est «avocat».

Non. Non c’est non. On pourra pointer du doigt et instrumentaliser tous les fais divers de la planète, on pourra sauter, comme les bubons sur un lépreux , sur les tarés de notre société afin d’en faire une cause politique ; cela ne changera rien : la peine de mort ne fut jamais et ne sera jamais une réponse logique, cohérente et efficace. Déjà, en dehors de tout sentiment peu efficient lorsque l’on souhaite gérer une nation, la peine de mort n’a jamais été dissuasive.


Des informations provenant du monde entier indiquent également que la peine de mort n'a aucun effet dissuasif. Aux États-Unis, au Canada et dans d'autres pays, il n'y a aucune preuve que le nombre de crimes violents augmente en cas d'abolition de la peine de mort. Ainsi, aux États-Unis en 2004, le taux d'homicides moyen dans les États ayant recours à la peine de mort était de 5,71 pour 100000 habitants, tandis que dans les États abolitionnistes ce taux était seulement de 4,02 pour 100000 habitants. Les données statistiques du FBI ci-dessous montrent ce même écart sur les 10 dernières années et confirment la totale inefficacité de la peine de mort dans la lutte contre le crime.

De plus, en 2003 au Canada, 27 ans après l'abolition de la peine de mort, le taux d'homicides était inférieur de 44% au niveau de 1975 (avant l'abolition de la peine capitale).

Un autre exemple récent peut être cité : celui de l'État de New York (États-Unis), où la peine de mort a été rétablie en 1995. À la fin des années 1990, le taux d'homicides dans cet État a commencé à diminuer, après avec une période au cours de laquelle la criminalité avait augmenté. 

En juin 2004, la plus haute juridiction de l'État a déclaré que les lois autorisant la peine de mort violaient la constitution de l'État et a aboli la peine capitale. À ce jour, les législateurs ont refusé de la réintroduire. Si le risque d'être exécuté avait un effet dissuasif, nous aurions pu nous attendre à ce que l'abolition de la peine de mort (qui a fait l'objet d'une large publicité) aurait incité des meurtriers potentiels à passer à l'acte, et aurait donc entraîné une augmentation du taux d'homicides. C'est pourtant l'inverse qui s'est produit. Durant la première moitié de l'année 2005 (un an après l'abrogation de la peine de mort), le taux d'homicide a diminué de 5,3%.

Sur le continent africain également, des voix se sont élevées pour démontrer que l'argument prétendument dissuasif de la peine de mort ne correspondait pas à la réalité des faits. Certaines études ont indiqué que la peine de mort n'a pas empêché une augmentation du nombre d'homicides. 

Ainsi, au Nigéria, un professeur de droit et de criminologie a constaté, après une étude comparative des statistiques portant sur les homicides volontaires et les exécutions entre 1967 et 1985, que «les meurtres avaient régulièrement augmenté pendant la majeure partie de cette période», bien que les homicides volontaires soient passibles de la peine de mort. Le professeur a conclu que les études menées au Nigéria «avaient clairement démontré l'absence d'efficacité de l'application de la peine de mort» pour les homicides volontaires et les vols à main armée dans ce pays. En fait, les exécutions capitales avilissent tous ceux qui y participent et, au lieu de renforcer la protection de la société, elles ne font qu'en accroître la cruauté.

Des autorités politiques et judiciaires africaines soutiennent également cette position. C'est ainsi qu'en Afrique du Sud, pays qui doit faire face à un nombre très important de crimes violents, la Cour constitutionnelle a rejeté, en février 1995, l'argument du caractère dissuasif de la peine de mort pour fonder sa décision selon laquelle la peine de mort constituait un traitement cruel, inhumain et dégradant. De même, au Nigéria, le Gouverneur de l'État d'Oyo a proposé, en juin 2001, que «le Nigéria supprime la peine capitale de sa législation (…) puisque les condamnations à mort n'ont pas réduit les assassinats d'innocents».

Le fait que rien ne prouve que la peine de mort ait un effet plus dissuasif que les autres peines montre combien il est inconsidéré et dangereux de s'appuyer sur l'hypothèse de l'effet dissuasif pour justifier le recours à la peine capitale auprès de l'opinion publique.

Si la peine de mort élimine le condamné, elle ne met pas un terme à la criminalité. Mais, la démagogie des beaufs n'a pas de prix électoral...

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