La crise pour les nuls ou les pressés ; comment on en est là.

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Comment partir d’une crise bancaire pour en arriver à un serrage de ceinture des citoyens, en passant par des crises de dettes souveraines à répétition ? A entendre les responsables politiques, ce serait un bidule qui nous est tombé sur la tronche, envoyé du ciel par un dieu de la finance dont les buts sont incompréhensibles non seulement du commun des mortels mais, grave problème s’il en est ; par les gugusses que nous avons élus.

Ainsi, il est bon, toutefois, de rappeler que si crise il y a, elle vient d’une architecture bancaire défectueuse, d’un climat politique toxique et d’idées politiques réac’, comme il en existait déjà il y a trente ans. Depuis toutes ces années, les banques européennes, en manque d’idées, ont copié leurs grandes copines américaines en profitant des effets de leviers offerts par les actifs toxiques US, profitant de la faiblesse des emprunteurs fragiles et débouchant sur un merdier sans nom dans le logement en Espagne, l’immobilier commercial en Irlande et le secteur public Grec.

Quand les actifs américains se sont viandés, les banques européennes ont donc décidés de balancer au plus vite des obligations des états les plus faibles pour garder et investir dans celles des plus forts, tout cela pour conserver un minimum de rentabilité. Et c’est cela qui nous fout dans la merde. Puisque nous sommes en train de payer pour deux choses dont nous ne sommes que partiellement responsables ; une politique défensive d’entreprises bancaires privées et la non réactivité des mamamouchis qui nous gouvernent.

Alors, comme toutes les structures prisent en défaut, les banques ont commencé par nous jouer le grand air de la surprise et de l’incompréhension, puis, les banques sont passées au palier suivant, qui fut de rejeter la faute sur les clients, qui ont mentis et tenter de tricher sur leurs vrais revenus. Qui n’a jamais tenté de prendre un crédit pour acheter, voir rénover, sa résidence principale, ne peut comprendre tous les moyens que peuvent mettre en place les institutions financières pour confirmer qu’un client est en mesure d’emprunter. Mais bon, durant toutes ces années ; nos banques ont du se focaliser sur autre chose, ou bien les responsables de ces services devaient fumer plus que de raison, et pas seulement des cloppes.

Bon, maintenant qu’on est dans la merde et qu’on sait que nous allons payer leurs conneries il se passe quoi ? Et bien, il se passe que le montage actuel de la zone euro aggrave nos soucis. D’abord, car les fonds structurels sont trop faibles pour corriger les inégalités régionales et, vu que les conditions de cofinancements sont un véritable casse tête à remplir, les versements de ces fonds sont bloqués. Mais il manque aussi un autre système, qui existe aux USA ; celui des mécanismes interrégionaux de redistribution vers les ménages : Medicare, Medicaid, retraite publique,...

Pois chiche sur le couscous ; la BCE refuse d’acheter les titres des pays fragiles, préférant se lancer dans la constitution d’un Collateralized Debt Obligation, adossée à des actifs, appelé le Fonds européen de stabilité financière.

Toutes les idées développées ici et là, relativement nouvelles et innovantes, telle celle développée par un professeur d’économie à l’université d'Athènes et d’un parlementaire britannique qui proposent de convertir 60 % du PIB de la dette de chacun des pays de la zone euro en titres émis par la BCE, de recapitaliser et d'européaniser le système bancaire, et de lancer un New Deal par l'intermédiaire de la Banque européenne d'investissement. Pourquoi ? Ben parce que nos dirigeants préfèrent songer à leurs réélections dans des conditions et avec des propositions compréhensibles par nos beaufs, plutôt que de se lancer dans cette révolutions d’idées qui, pourtant, ne sont pas si idiotes que ça.

Alors on assiste à un immobilisme d’un président Français qui s’auto paluche tout seul, à une candidate de l’extrême droite qui a du mal à comprendre pourquoi, si la sortie de l’euro était si simple, la Grèce ne l’aurait pas déjà faite, s’évitant une micro révolution nationale et un plan de rigueur qui tue à petit feu son peuple.

Donc, jolies lectrices et fiers lecteurs ; si vous voulez vous suicider tranquillement, votez UMP, Fn, MoDem et autres guignols ; cela vous aidera à en finir plus rapidement.

vousaimerez

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