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Publié par le kiosque aux canards

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Deux défaites qui font plus réfléchir l’UMP que dix ans de pouvoir

Qu’apprend-t’on ? Ben que durant un mois, les mamamouchis du bureau national UMPiste vont se retourner les neurones sur les “valeurs” et la “ligne” politique du parti. Leur - pour l’instant encore - boss s’est fendu d’une lettre de cadrage, où il indique “affirmer sereinement et fortement ce que nous croyons, ce qui nous rassemble”. Mais, dixit le même Copé, pas question de “dresser un inventaire du quinquennat”, dont “nous sommes tous comptables et solidaires”... Tu m’étonnes...

Mais les consignes de Copé tombent à l’eau

Manque de leadership ? Absence de contrôle ? Tout simplement raz le bol d’une partie des élus ? Quoiqu’il en soit, les consignes du boss semblent rester lettres mortes pour une bonne partie des leaders UMPistes. La première à dégainer la machine à casser est Roselyne Bachelot ; "il faut commencer à faire l'inventaire" du quinquennat et ne surtout pas "mettre la poussière sous le tapis". 

M’dame Bachelot dénonce une "ligne idéologique" qui n'était "pas bonne sur le fond" et a été "une erreur sur le résultat". Pourquoi n'avoir rien dit pendant la campagne ? "Quand nous lui en parlions, (Nicolas Sarkozy) disait: faites-moi confiance, avec cette stratégie, on va gagner", déplore-t-elle.

L'ancienne porte-parole du candidat Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, va encore plus loin en accusant l'ex-conseiller officieux de l'Elysée, Patrick Buisson, d'avoir voulu "faire gagner" non pas M. Sarkozy mais "Charles Maurras", figure de l'extrême droite et soutien du régime de Vichy. Elle non plus n'avait jamais pris la moindre distance avec la stratégie présidentielle avant le 6 mai.

Les UMPistes suçant l’extrême droite se sont ramassés.

Il faut reconnaître, jolies lectrices et fiers lecteurs, que les UMPistes ayant rameuté les électeurs à leur droite se sont gravement plantés dans leurs législatives ; la majorité des membres de la “droite nationale” - entité droitiste au sein de l’UMP - ont été renvoyé dans leurs chaumières à défaut d’avoir convaincu sur leur partage des valeurs. Et, pois chiche sur le couscous ; les plus réacs sont désormais disponible pour l’agriculture, qui, comme chaque été, a besoin de bras : Morano, Guéant, et la fameuse Maryse Joissains Masini, ex député d’Aix-en-Provence qui s’était fourvoyée dans des déclarations aussi ridicules que vaseuses. Et, reconnaissons le : con, aussi.

Certains des proches de Copé n'hésitent pourtant pas non plus, comme Jean-Pierre Raffarin, à plaider pour ce fameux "inventaire", "seul moyen de dégager les lignes de force du sarkozysme en en identifiant les faiblesses".

Et, plus globalement, François Baroin juge nécessaire de "réaffirmer avec force l'esprit du pacte fondateur de l'UMP et l'esprit des fondateurs" en étant "plus clair à l'avenir" vis-à-vis du FN que le ni-ni qui, quoiqu'unanimement approuvé aux législatives, n'était "pas pertinent", selon lui, et a "troublé".

A l’UMP, c’est l’heure des embrouilles internes. Ce qui nous changera, puisque depuis dix ans, leurs embrouilles, c’est nous qui les avons payé.

Le Kiosque aux Canards

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