Gérard Depardieu rend son passeport.

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Ulcéré, Gérard Depardieu répond à Jean-Marc Ayrault. 

Depuis l’annonce, il y a une semaine, de son départ fiscal pour le petit village de Néchin en Belgique, l’acteur était resté silencieux. Malgré l’émotion et la polémique politique. Dans sa lettre que Le Journal du Dimanche publie, l’acteur réplique sèchement au Premier ministre, qui l'avait lui-même traité de "minable". "Tous ceux qui ont quitté la France n’ont pas été injuriés comme je le suis (…). Je pars, après avoir payé en 2012, 85% d’impôts sur mes revenus (…). Je vous rends mon passeport et ma sécurité sociale dont je ne me suis jamais servi." Dans son style inimitable, Gérard Depardieu se défend et crie ses vérités sur sa vie et sur la France.  

La valse des outragés, à peu de frais

Tel Clavier partant à Londres pour échapper, nous affirmait son agent, à la trop grande pression que les anti sarkozy lui faisaient vivre, Depardieu nous pond une diatribe pour expliquer pourquoi il se barre en Belgique. "Minable”, c'est ce qualificatif qui semble être resté en travers de la gorge de l'acteur vedette, qui commence ainsi sa "Lettre ouverte à M. Ayrault Jean-Marc, Premier ministre de M. François Hollande" : "Minable, vous avez dit 'minable' ? Comme c'est minable !" "Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté !", écrit Gérard Depardieu. Rappelant avoir commencé à travailler "à 14 ans comme imprimeur, comme manutentionnaire puis comme artiste dramatique", Gérard Depardieu affirme avoir "toujours payé ses taxes et impôts". 

Et son allocation d’intermittent à l’époque des vaches maigres ?

Il oublie juste que c’est la solidarité nationale qui paya son allocation d’intermittent du spectacle au temps des vaches maigres et qui devrait le faire un peu plus cogiter sur les termes “minable” et “solidarité nationale”....

Pour bénéficier des indemnités de chômage versées par l'Assedic, qui est une caisse interprofessionnelle de solidarité, l'intermittent doit justifier un certain nombre d'heures au minimum dans une période donnée. Il faut avoir travaillé 507 heures (soit approximativement 3 mois de travail à 8 heures par jour) au cours des 319 derniers jours pour les artistes.

Aujourd’hui qu’il n’en a plus besoin, il serait sage qu’il pense à l’autre aspect de la solidarité au lieu de s’épancher dans une lettre.

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