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Publié par le kiosque aux canards

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Déjà : où en est on à l’aube de cette nouvelle année sur les intentions de vote. Premier constat à la lecture de l’évolution des intentions de vote au premier tour : trois candidats se sont très nettement détachés, avec une bipolarisation Hollande-Sarkozy et un trouble-fête, Marine Le Pen

En tête, François Hollande, grand favori des sondages, a su faire oublier DSK. Après un pic à 35 % au lendemain de sa victoire à la primaire PS, le député de Corrèze reste haut avec 27,5 % d’intentions de vote. Vient ensuite Nicolas Sarkozy, seul candidat non encore déclaré, qui, menacé par Marine Le Pen en début de séquence, a connu six mois de remontée, avant de rechuter à 24 % au mois de décembre. Il a en tout cas éloigné le danger d’une élimination au premier tour. Pour le moment. Car Marine Le Pen, toujours très haut, se stabilise à 20%, prête à profiter du moindre trou d’air de ses deux principaux adversaires.

Parmi les autres candidats testés, seul François Bayrou, qui achève l’année sur une grande remontée, après sa déclaration de candidature (plus 4 points en un mois), avec 11 % d’intentions de vote, semble être en mesure de perturber un tant soit peu le trio de tête. Jean-Luc Mélenchon termine la période à peu près comme il l’avait commencée, à 6,5%, quand Eva Joly stagne à 5%. Depuis l’annonce de sa candidature, Dominique de Villepin retrouve son niveau du mois de mai, au moment de la présentation de son projet, soit 3,5 %.

Ce jour de rentrée 2012, François Hollande reprend la main en publiant son adresse aux Français dans Libération. Quatre mots clés structureront sa campagne : “vérité”, “volonté”, “espérance” et “justice”.

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D'abord, François Hollande commence par démonter le bilan de Nicolas Sarkozy :

« La dépression économique est là, l'angoisse sociale est partout, la confiance nulle part. J'affirme avec netteté où se situent les responsabilités. Certes, depuis 2008, il y a la crise. [...] Il y a surtout les politiques injustes et stériles menées depuis dix ans, les fautes économiques et morales de ce dernier quinquennat. Il y a donc la responsabilité personnelle de celui qui est au sommet de l'Etat depuis cinq ans. »

Puis, il promet « un vrai changement » :

« Ces cinq années auront été la présidence de la parole et, lui, le Président des privilégiés. Voilà la page que je veux tourner. »


Et se place carrément dans les habits de De Gaulle en 1958 ou Mitterrand en 1981, une alternance cruciale, car, estime-t-il :

« Ce qui est en jeu dans cette élection et dans le choix que feront les Français, c'est plus que la seule élection d'un Président, plus que la désignation d'une majorité, plus que l'orientation d'une politique : c'est l'indispensable redressement de la nation. »

En réponse à ceux qui, crise de l'euro aidant, seraient tentés par un repli nationaliste, il répond par un vœu qui pourrait rester pieux :

« Beaucoup s'interrogent sur la réalité de notre souveraineté. A tous ces Français, je veux dire : oui, nous pouvons, même dans une économie mondialisée, maîtriser notre destin. Nous le pouvons en comptant d'abord sur nos propres forces, et en agissant au niveau de l'Europe, à condition que celle-ci soit réorientée. Ce sera une des responsabilités principales du prochain chef de l'Etat. »

Et plus directement à l'adresse des électeurs de Marine Le Pen :

« Plus que l'irréalisme des positions économiques du Front national ou l'illusion d'un repli derrière des barrières devenues des barbelés, c'est la violence sociale et la vindicte ethniciste qui menaceraient la République. C'est un des enjeux de ce scrutin. »


François Hollande sera ce mardi soir 3 janvier l’invité du journal télévisé de France 2.

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