Faute de cogitation UMPistes ; 2 000 médecins étrangers pourraient être expulsés.

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Ben voilà ; à force de faire passer des lois à la vitesses d’un gnou allant se désaltérer après un festin dans la savane, nos UMPistes se sont gravement plantés. 

Le jeudi 15 décembre, alors que le staff du NanoPrésident planchait sur la surprise que ce dernier va nous balancer lors de ses voeux, afin d’essayer de remonter dans les sondages ; le Conseil constitutionnel à dit “niet” à l’article de la loi sur le budget de la Sécurité sociale pour 2012 qui autorisait les médecins à diplôme étranger à exercer en France. 

L’amendement censuré prolongeait en effet l’autorisation d’exercice de ces médecins du 31 décembre 2011 au 31 décembre 2014, leur laissant le temps de passer un examen d’équivalence.

La décision est tombée comme un couperet. Une véritable catastrophe pour ces 2 à 3.000 toubibs, originaires, essentiellement, d'Afrique ou d'Asie, et pour les hôpitaux qui, sans eux, ne « tourneraient » pas. les Sages du Conseil constitutionnel ont justifié leur censure par un « cavalier législatif ». Ils ont estimé que l’article n’avait rien à faire dans une loi de financement de la Sécurité sociale. 

En 2007, la date butoir imposée aux médecins étrangers pour exercer en France avait été fixée au 31 décembre 2011, dans le cadre d’une précédente loi sur le budget de la Sécu. Les Sages n’avaient alors rien trouvé à y redire. 

« Légalement, les médecins étrangers vont devoir arrêter de travailler à la fin du mois », s’alarme Salem Ould Zein, président du Syndicat national des praticiens à diplôme hors Union européenne (SNPADHUE ). Sans travail et sans revenu, certains n’auront d’autre choix que de regagner leur pays d’origine. Déjà, au mois d’octobre, avant que le Parlement ne vote en faveur de cet amendement salvateur, un certain nombre de médecins avait reçu des lettres de reconduite à la frontière émanant du Préfet. « Nous sommes dans une situation vraiment inattendue. Il y a urgence à trouver une solution d’attente, des dérogations, par exemple, pour permettre aux médecins étrangers d’exercer et de rester en France », poursuit Salem Ould Zein. Dans le département de l'Orne, par exemple, 16% des médecins sont étrangers.

A l'hôpital d'Argentan, sur 32 spécialistes, 12 sont titulaires d'un diplôme étranger, tandis qu'au centre psychothérapique d'Alençon, plus d'un tiers des praticiens sont menacés.

Le gouvernement, surpris également par cette décision, réfléchit à un « vecteur législatif plus approprié », dans les meilleurs délais.

Tu m’étonnes... Des fois, on a quand même l’impression que nos dirigeants UMPistes n’ont pas la lumière à tous les étages.

vousaimerez

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