Droit au logement opposable ; l’Etat s’en tape.

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C’est devenu un gimmick récurrent que de faire le compte des lois promulguées par l’Etat UMPiste et qui restent soit inappliquées, soit oubliées dans les limbes administratives. Nos UMPistes n’ont toujours pas compris qu’il ne suffit pas d’avoir vingt putains d’idées par jours, mais, qu’une fois votées et mises en place, qu’il était primordial d’en assurer le suivi. Et ben ça, jolies lectrices et fiers lecteurs, ça rentre pas. Au moins dans leurs neurones, parce que dans notre cul, tout ça rentre très bien ; depuis 2007, que l’on se fait mettre, on fini par même plus le sentir passer.

Ainsi en va t’il de la fameuse loi sur le Droit aulogement opposable, puisque dans l'application de cette loi dite “Dalo”, l'Etat est toujours plus "hors-la-loi": les ménages en attente d'un relogement sont toujours plus nombreux et les demandes d'hébergement augmentent, signe d'une "crise humanitaire", dénonce le comité chargé de son suivi

La loi Dalo, votée en 2007, est "plus qu'une loi, c'est un droit de l'Homme", estime Bernard Lacharme, rapporteur du comité qui publie son 5e rapport mercredi. Mais presque quatre ans après son entrée en vigueur, au 1er janvier 2008, elle reste très mal appliquée, révélant une "aggravation du mal-logement en France", explique-t-il. Face à cela, le comité de suivi en appelle aux candidats à l'élection présidentielle de 2012, et au président de la République, à qui il doit, selon la loi, remettre chaque année son rapport.

"Nous ne l'avons rencontré qu'une fois en 2007, et nous n'avons jamais vu le Premier ministre. Les décisions ne sont pas prises. Les résultats sont là: la situation est pire que l'an dernier", dénonce M. Lacharme. "L'Etat est davantage hors-la-loi qu'il y a un an", insiste le rapport.

Le nombre de décisions de relogement et d'hébergement de ménages prioritaires prononcées par les tribunaux administratifs qui n'étaient pas mises en oeuvre à fin juin 2011 atteint les 27.500 sur toute la France, dont 85% en Ile-de-France. C'est près de 5.000 de plus qu'au 31 décembre 2010.

On le découvre près de cinq ans après ? Ben non ; tous les ans c’est la même chose ; le comité chargé du suivi de cette loi ouvre sa gueule, son coup de gueule passe dans la presse et... Plus rien. Déjà, en 2009 ; 7 200 familles en situation de grande précarité n’avaient pas obtenu de logement dans le délai prévu par cette loi (trois à six mois, suivant la taille de l’agglomération concernée).

Mais, de cette loi Dalo ; l’Etat s’en tape ; ce ne sont pas les plus pauvres, les mal logés, qui font et défont les élections ; ce ne sont pas les cas’socs qui vont aller manifester dans les rues, et ce ne sont pas celles et ceux qui attendaient la réouverture des Resto du Coeur qui militeront pour le départ ce nos bras cassés gouvernementaux. 

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