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Publié par le kiosque aux canards

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Un léger mieux factice : la dette est au double des 3%


Le déficit public de la France s'est élevé à 5,2% du produit intérieur brut en 2011 contre 5,7% prévu en loi de finances, ce qui a poussé le gouvernement à améliorer sa prévision pour 2012 à 4,4% contre 4,5% auparavant.

Le déficit public, qui comprend l'Etat, les collectivités locales et les administrations de sécurité sociale, a atteint 103,1 milliards d'euros l'an dernier, selon les premiers résultats des comptes nationaux publiés vendredi par l'Insee.

La dette publique s'élevait à 85,8% du PIB fin 2011, à 1717,3 milliards d'euros, en hausse de 122,1 milliards en un an, ce qui la porte à un niveau plus élevé que le 84,9% prévu.

Le déficit public était fin 2010 à 7,1%, soit 137,0 milliards d'euros.

François Hollande, favori des sondages pour l'élection présidentielle, s'est engagé à réduire le déficit à 4,5% fin 2012 et 3,0%, la limite du pacte de stabilité européen, fin 2013.


François Hollande avait raison sur ses projections


Le moindre déficit de 2011 facilitera la tâche du prochain président, à condition que la croissance économique ne s'effondre pas, l'effort à fournir étant moins important.

Mais la tendance de janvier a été mauvaise et un net ralentissement économique est attendu pour l'ensemble de 2012, susceptible de faire déraper les comptes s'il était plus marqué.

L'an dernier, le taux de prélèvements obligatoires a augmenté de 1,3 point pour s'établir à 43,8% du PIB, sous l'effet de la hausse des impôts (+7,8%).

Les dépenses ont continué de décélérer, avec une croissance de 2,1%, un rythme plus faible que l'évolution du PIB en valeur, après +2,3% en 2010. Les dépenses publiques représentaient 55,9% du PIB fin 2011 après 56,6% fin 2010.

Les recettes ont elles augmenté de 5,9%, après +3,3% en 2010, et représentaient 50,7% du PIB après 49,5% fin 2010.


Des intérêts à rembourser toujours plus fort


Les intérêts versés par la France à ses créditeurs ont augmenté de 9,5% en raison de l'augmentation de la dette et de l'impact de l'accélération de l'inflation sur la rémunération des obligations indexées.

Les dépenses de fonctionnement ont ralenti, les rémunérations progressant de 1,6%, après +2,1 % en 2010, et les consommations intermédiaires diminuant de 1,5%.

Les prestations sociales sont restées sur la même dynamique qu'en 2010, en hausse de 3,1%, après +3,2%. L'investissement public a augmenté de 1,6%, après une baisse de 8,0% en 2010


Les recettes fiscales permettent de souffler, grâce à nous


Côté recettes, les impôts sur le revenu et le patrimoine ont augmenté de 10% : la progression des recettes fiscales provient aussi bien de l'impôt sur les sociétés (+8,7 milliards) que de la contribution sociale généralisée (+5,2 milliards) et de l'impôt sur le revenu (+3,6 milliards), note l'Insee. Les impôts sur les produits et la production sont en hausse de 5,8%.


Les cotisations sociales ont accéléré (+4,1% après +2,0%), en lien avec la reprise de la masse salariale et l'annualisation des allégements généraux de cotisations sociales.


La dette n’est toujours pas contrôlée


La contribution de l'Etat à la dette publique a progressé de 90,3 milliards d'euros l'an dernier, une variation un peu plus importante que son besoin de financement.

La différence résulte d'une augmentation de sa trésorerie (+5,9 milliards) ainsi que des prêts accordés aux pays en difficulté de la zone Euro (+10,4 milliards). A l'inverse, l'Etat bénéficie du remboursement d'une partie des prêts accordés au secteur automobile (4,0 milliards), note l'Insee.


La dette des organismes divers d'administration centrale s'établit à 10,4 milliards fin 2011, en diminution de 3,7 milliards, en raison du désendettement de la Société de prise de participation de l'Etat (-3,5 milliards).


La contribution des administrations publiques locales à la dette a atteint 166,3 milliards contre 161,1 milliards fin 2010.


La contribution des administrations de sécurité sociale à la dette a augmenté 30,4 milliards pour s'établir à 205,4 milliards. La variation de la dette, plus importante que celle du déficit, résulte notamment de l'augmentation de la trésorerie des caisses de sécurité sociale (+12 milliards), souligne l'Insee.

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