Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Vos visites

Publié par le kiosque aux canards

lekiosqueauxcanards-balle-pied


Après eux, le déluge ; quitte à jouer un jeu dangereux


Nicolas Sarkozy joue avec le feu. Sa campagne commence à sentir le roussi. On peut se demander où il va s'arrêter dans la surenchère droitière et sécuritaire : à l'entendre, François Hollande serait une sorte d'agent infiltré de l'islamisme et il est allé jusqu'à admettre le principe de la "préférence nationale" (même s'il a dit le contraire jeudi soir dans Des paroles et des actes).


De son côté, Lionel Luca, lors d’un meeting à Nice, s’est livré à un festival de jeux de mots plus à la con les uns que les autres et digne du gros naze théoriquement plus à sa droire… Se gaussant du physique de Fadela Amara ou d’Eva Joly et de son âge,  et de confondre la compagne du candidat socialiste avec un chien d’attaque. Un exemple : "Hollande qui a retrouvé une femme, Valérie Rottweiler. Et c'est pas sympa pour le chien, ça !". Interrogé par l'AFP, M. Luca n'a rien retiré de ses propos, "très amusants".

Des  UMP "canal historique" dépités par le sens pris par la campagne de Sarkozy

Les langues se sont déliées depuis dimanche. "Sarkozy-Buisson  -Patrick Buisson, conseiller du chef de l'Etat, issu de l'extrême droite -, c'est la stratégie de la terre brûlée. Il a dit que s'il n'était pas réélu, il arrêterait la politique. Il pourrait penser à nous, qui allons devoir ramer après le 6 mai", peste une parlementaire UMP.

"On fait tout ce qu'on ne devrait pas faire dans cette campagne. Il y a beaucoup trop de sécurité et d'immigration. Il aurait fallu parler d'emploi, de protectionnisme européen, prendre des mesures sur l'essence...", a déploré, sous couvert d'anonymat, un ministre.

"La victoire a 100 pères et la défaite est orpheline. Si ça gagne, ça gagne...", confiait un dirigeant du parti présidentiel. Sous-entendu, ce sera donc la curée contre M. Sarkozy s'il perd.

Mais, entre les deux tours, "on est en plein combat" et "ce n'est pas le moment" d'exprimer ses états d'âme, a déclaré jeudi l'ancien ministre Patrick Devedjian. "Je me prononcerai un peu plus tard", a-t-il toutefois lâché.

Dimanche, durant la soirée électorale, il avait déploré que le candidat UMP n'ait "pas assez parlé de la crise". "L'extrême droite n'est forte que quand la droite est faible, quand elle n'a pas sa propre pensée", soulignait-il sur les plateaux de télévision.`

Après les élections, ça va chauffer pour Sarkozy et son troupeau

L'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, issu de la famille libérale, a également du mal à cacher son embarras sur les choix de campagne de Nicolas Sarkozy. Dans un entretien au Monde daté de vendredi, il prévient que "le temps de l'analyse" de la stratégie "viendra après le 6 mai".

"Si j'exprimais aujourd'hui des réserves, j'affaiblirais mon camp", a aussi dit le vice-président UMP du Sénat, pour qui l'heure est au "combat" et donc à la "loyauté". Une façon de reconnaître qu'il a... des réserves.

Preuve de son inquiétude, M. Raffarin a ajouté: "j'ai fait mon service militaire chez les pompiers, j'ai appris que, au feu, sur la grande échelle, on n'a pas d'état d'âme".

Des postures de campagne qui vont mener à l'échec

Sans ambages, l'ex-ministre UMP de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres juge lui que la "stratégie choisie par Nicolas Sarkozy", consistant à aller "vers le Front national", va mener "à l'échec" et assure que "le malaise est évident" au sein de la majorité.

"Aller, d'une façon ou d'une autre, vers le Front national est suicidaire. Il veut notre peau !", a-t-il déclaré jeudi dans La Nouvelle République. Il s'était déjà insurgé en janvier contre la nomination à la direction de l'UMP de Guillaume Peltier, ancien membre du FN.

Le Kiosque aux Canards

Présidentielles 2012

Grogne à l’UMP

Lionel Luca

Sarkozy

Raffarin

lekiosqueauxcanards

Commenter cet article