Bordel chez EELV ; mais pas autant que ça...

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C’est le bordel. Après la semaine pseudo-compliquée - pseudo, car plus compliquée dans les têtes des UMPistes que dans la réalité - du PS, voici le début de semaine difficile de la candidate EEV. Avant même la présentation officielle de son équipe de campagne, prévue début décembre, Eva Joly doit faire face à une première défection. Un départ brutal et imprévu. Son porte-parole, Yannick Jadot, a annoncé sur son compte Twittersa démission. 

L'eurodéputé, qui fut l'un de ses premiers soutiens lors de la primaire qui l'a opposée à Nicolas Hulot, se dit en «désaccord avec la nouvelle ligne politique» de la candidate écologiste, qui est sortie de son silence pour tirer à boulets rouges contre le PS et François Hollande.

«La vérité, c'est que les amis de François Hollande se sont révélés archaïques face à la modernité de notre projet» avait-elle déclaré mardi dans Le Monde au sujet de l'accord conclu entre socialistes et écologistes, accusant notamment les socialistes d'être les «marionnettes» du nucléaire. 

Ce matin, sur RTL, Eva Joly a refusé de dire si elle appellera à voter en faveur de François Hollande au second tour, avant de revenir sur ses propos en fin de matinée, sous la pression des écologistes. «Si elle maintient cette positon, je ne ferai pas campagne pour elle», avait clairement annoncé Noël Mamère, appelant la candidate à «revenir à la raison».

En réaction à la démission de Yannick Jadot, l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit a estimé qu'Eva Joly avait fait "les mauvais choix politiques", ajoutant: "Qu'elle veuille marquer la différence entre les écologistes et le PS, c'est normal, mais il faut faire la différence entre concurrents (...) et adversaires, qui sont les candidats de droite et d'extrême droite." 

Inquiets, les socialistes exigent des explications. Martine Aubry a demandé mercredi à Cécile Duflot, la patronne d'EELV, de «clarifier la position» d'Eva Joly après des propos qu'elle juge «absolument incompréhensibles».

En fait, si Le Canard cogite bien sur le bazar, c’est pas si ridicule que cela. Pour une fois que l’on a - et les jolies lectrices et fiers lecteurs du Kiosque aux Canard savent que Le Canard n’est pas très “vert”... - une responsable politique qui a privilégié ses convictions plutôt que d’éventuels accords de second tour ; on va pas s’en plaindre. Même si la réalité politique de la Vème république ne s’accorde pas avec de telles convictions... Accords il faut et accords il y aura. Mais on peut saluer le courage de la mère Eva, sur ce coup là.

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