Angela Merkel veut travailler à un "pacte de croissance" avec Hollande. Tiens donc !

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Pas d'héritage : un nouveau départ

Que n'a t'on entendu dans cette campagne que le désormais président de la république – t'ain, François ; ça fait tout drôle, hein ? - se gargarisait d'espoir quant à sa capacité à faire bouger le socle dur et solide de la résolution allemande de ne pas bouger le fameux traité. Que nous sommes nous pris dans la tronche que nos rêves de changer cette Europe n'était que vents de campagne. Résultat ? Il aura fallut deux heures pour que soit l'Allemagne qui devienne demandeur d'un nbouvel accord.

Un coup de fil d'Angela Merkel dès la victoire de François Hollande

Dès cette victoire officialisée, Angela Merkel a pris soin d'appeler le successeur de Nicolas Sarkozy. La chancelière allemande a félicité la vainqueur de l'élection présidentielle avant de l'inviter à venir à Berlin après son investiture. Selon le porte-parole de la chancellerie, Steffen Seibert, "tous deux ont été d'accord pour dire que les relations franco-allemandes étaient très importantes", s'assurant réciproquement d'une "bonne et mutuelle coopération".

Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a également félicité François Hollande, qualifiant l'élection du socialiste français "d'événement historique" et promettant que les deux pays allaient "travailler ensemble à un pacte de croissance". Donc, c'est parti ; le travail commence et une première ébauche de changement se met en place avant même les législatives.

L'Allemagne reprend le credo de campagne du nouveau président

"Surmonter la crise de la dette est un objectif commun, un objectif franco-allemand", a souligné Guido Westerwelle en rappelant que les Vingt-Sept avaient conclu le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) afin de réduire les dettes nationales. Mais, reprenant le credo défendu par François Hollande depuis longtemps, "nous allons désormais oeuvrer ensemble à y inclure un volet de croissance qui permettra de créer plus de croissance en parallèle avec plus de compétitivité". Pour le ministre allemand, discipline budgétaire et croissance "sont les deux faces d'une même médaille".

Une première promesse tenue

Ainsi, comme promis par la gauche de gouvernement, qui s'était abstenue pour le vote au parlement, préférant rénégocier dès la victoire, sans heurter par une opposition mal à propos les partenaires européens ; le traité sera bien renégocié et ne sera pas validé tel quel. Une première promesse tenue pour Hollande qui avait bien compris, malgré, encore une fois, les divagations des guignols de droite sur sa méconnaissance de l'international, que tout est possible avec un projet bien mieux ficelé qu'il ne l'était et surtout intégrant ce que les valeurs de gauche imposent à une vision humaniste qu'il nous faudra impérativement promouvoir chez nos partenaires.

D'ailleurs, dès hier soir la presse européenne reprenait cette information -  ainsi que CNN - insistant sur le côté assez extraordinaire du chemin d'une idée de campagne, reprise peu à peu par de plus en plus de pays européen, pour donner, in fine, ce coup de fil à peine une heure après l'élection du nouveau président. 

Souhaitons nous que les autres propositions fonctionnent de même

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