220ème anniversaire de la mort de Louis XVI : la grosse poire fait toujours bander, Boutin en première ligne.

Le 21 janvier ; on fête le coupage de tronche du roi

D’un côté, celui de celles et ceux qui savent apprécier les différences flagrantes entre l’ancien régime où le bien né était la norme pour survivre, et le nôtre où l’éducation personnelle peut amener à un changement social et de l’autre côté, les nostalgiques qui se paluchent en songeant que le serf est corvéable à merci et qu’il fait bon vivre dans un Etat où les capacités personnelles sont abandonnées au profil d’un coup de bite bien placé, et surtout dans la bonne personne.

Alors, certes, on a eu la preuve que l’obscurantisme avait de beaux jours devant lui lors du melting pot des manifestants contre la loi sur le mariage pour tous, où tout et n’importe quoi a été avancé pour justifier que l’humain n’a définivement pas le droit à l’égalité. Même problème, même cause, même baltringues. Cela semble d’une évidence obscure, pour eux, que le droit divin d’un monarque rend les choses plus facile ; la loi de dieu étant plus forte que la loi des hommes, alors que leur ami imaginaire se garde bien de se bouger le cul quand l’humain en a le plus besoin.

On n’aurait pas du couper la tête du roi, mais l’envoyer bosser

Déjà, parce que la peine de mort ne résout rien. Ultime vengeance pour pas grand chose, vu qu’elle n’a jamais ni empêché les crimes, ni fait baisser la criminalité. La peine de mort est la justification de la mort donnée à autrui. D’ailleurs, il est assez étrange que parmi nos petits fachos, autant soient favorable à cette peine de mort, alors qu’ils se réclament d’une autorité divine, faite, a priori, de bonté et de compassion. Va comprendre la logique des blaireaux.

La solution ? rendre au peuple ce que la monarchie lui avait piqué et envoyer le gros Bourbon et ses copains au taf, avec une obligation de remboursement de la dette publique.

Christine Boutin en remet une couche

Elle qui se pose en garant de la république, d’abord en tant qu’élue, puis comme leader d’un mouvement politique logiquement affilié à l’UMP, se paluche d’un message sur son compte Twitter ; “En hommage à Louis XVI, dont le testament révèle son amour pour Dieu, sa famille et son peuple...”. Le peuple a certes du être infiniment reconnaissant de crever la dalle. Sous son règne, la crise financière se double d’une crise morale, politique et sociale. Les débordements et le gaspillage de la Cour, la baisse des revenus agricoles, le manque de réformes fiscales, font que le mécontentement populaire s’accentue. Mais voilà... Pour Boutin ce n’est pas le principal ; Dieu était parti prenante à la gestion du pays et ça valait bien quelques milliers de gueux dans la famine.

Et bien, vous savez quoi, jolies lectrices et fiers lecteurs ? C’est exactement le même “soucis” de priorité qu’ont nos cathos aujourd’hui ; peu importe ce que vit l’humain, du moment que l’idée qu’ils se font de leur dieu est préservée. 

220ème anniversaire de la mort de Louis XVI : la grosse poire fait toujours bander, Boutin en première ligne.
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