Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

La sortie remarquée de l'Allemagne du nucléaire et les efforts entrepris par le gouvernement fédéral pour le développement de l'éolien et de l'énergie solaire, ne doit pas nous faire oublier que l'Allemagne est un pollueur « KOLOSSAL ».

Le modèle « écologique » allemand cité en exemple dans notre pays en est-il un ?

La puissance industrielle allemande ne peut se passer d'électricité pour faire tourner sa machine de guerre à exporter. Aciérie, automobile, chimie sont grandes consommatrices de mégawatts quotidiens. Ces industries fleurons du modèle économique germanique participent à grande échelle au « génocide vert ».
Le fait de ne plus utiliser l'énergie nucléaire force l'Allemagne à remettre en activité des centrales électriques à l'ancienne, c'est à dire fonctionnant au gaz ou charbon. Les fluctuations et le prix élevés du gaz naturel, on conduit à un choix rétrograde : l'utilisation du charbon (comme en Chine premier pollueur de la planète).
Aux États-Unis avec le début de l'exploitation du gaz de schiste et du bassin houiller de l'Illinois, à plus fort rendement que ceux des Rocheuses et des Appalaches, à plus grande échelle, le charbon est de plus en plus exporté et rendu moins cher.

Allemagne triple A (AAA) et triple K (KKK)

Quel est le pays européen qui importe le plus de charbon ? L’Allemagne.
Le modèle énergétique allemand est devenu celui du triple K : Khole, Kohlenstoff, Kapital (Charbon, carbone et capital).
Les premiers importateurs de charbon et en particulier celui venu des États-Unis sont les grandes entreprises allemandes de production d'électricité, RWE et E.ON. Elles trouvent dans le charbon américain une source d'énergie politiquement sûre et à un prix désormais bien moindre que celui du gaz classique, qui alimentait jusqu'ici un nombre substantiel de leurs centrales thermiques. Elles substituent sans états d'âme la production à base de charbon à celle qui reposait sur le gaz. Leurs dirigeants le disent : « Grâce au charbon, nous pouvons réaliser des profits qui nous étaient interdits par le coût élevé du gaz, et nous pouvons les distribuer à nos actionnaires. ».
Ni le gouvernement de l'austère Angela Merkel, ni le commissaire allemand à l’Énergie de Bruxelles, Günther Oettinger, ne contestent le choix des grands acteurs allemands du marché de l'électricité. Ils se réjouissent que les consommateurs, entreprises industrielles ou particuliers, aient ainsi accès à Angela Merkel une électricité au prix abordable, et, par là, que les coûts globaux de l'économie soient encore mieux maîtrisés.

Hélas, ce qui est bon pour l'économie ne l'est pas forcément pour l'écologie. Le kilowatt d'origine charbonnière donne lieu à une émission de CO2 double de celui d'origine gazière. L’Allemagne accroît donc ses émissions globales de dioxyde de carbone. Le double jeu qu'elle pratique devrait lui interdire de donner des leçons d'écologie au reste de l'Europe.

La France n'est pas le mauvais élève

Certes, notre politique énergétique est encore majoritairement dépendante de la production d'électricité nucléaire, mais nous sommes aussi le premier pays d'Europe en terme d'énergie hydroélectrique. Lé géothermie, est quant à elle en train de connaître une croissance notable. Nos parcs éoliens, même si parfois gâchent des sites naturels uniques et exceptionnels sont eux aussi en progression et le gaz issu de la biomasse est en cours d'être subventionné dans un premier temps pour le monde agricole et les collectivités territoriales et locales. Arrêtons d'envier en permanence le modèle allemand.
Le particularisme français a su s'imposer avec le temps dans divers domaines novateurs. Je pense que d'ici à quelques décennies, le modèle français sera une référence. Le problème en France ce n'est pas l'écologie mais ce sont les écologistes qui font de la politique et qui brillent par leur manque de crédibilité et de cohésion.

Une Allemagne d'écolos, d'opportunistes ou de national-capitalistes ?

L'Allemagne, a bien une écologie « vert de gris », vert du côté d'une partie de la population qui souhaite une « révolution énergétique » et gris du côté du capital et des grandes industries, bref une écologie « feldgrau » au service de la «Deutschqualität» et de la suprématie, un peu du style :  « Deutschland, Deutschland über alles, über alles in der Welt. ».

Allemagne l'écologie « feldgrau fait fuhrer » !
Tag(s) : #Allemagne, #Société, #environnement, #écologie, #CO2, #Capital, #économie, #europe, #France, #Merkel

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :