50 ans d'Union et de désunions africaines ?

 

Union Africaine : 50 ans.

L’Union Africaine (UA) célèbre, ce 25 mai, son 50ème anniversaire. Créée le 25 mai 1963 à Addis-Abeba, dans la capitale éthiopienne, l’UA survit toujours en pleine crise. Au moment où une bonne partie du continent africain sombre dans une profonde crise politico-sociale, son importance est de plus en plus remise en question et sa marge de manœuvre réduite. Aujourd’hui, de plus en plus de voix lui réclament plus d’implications dans les affaires politiques, économiques et sociales du continent.

Le 22 mai 1963, fin d'après-midi à Addis-Abeba, capitale de l'Éthiopie. Une trentaine de chefs d'État et de gouvernement du continent, des plus illustres aux moins connus, sont réunis dans l'hémicycle de l'Africa Hall, siège de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique. L'un d'eux est absent : Hassan II, roi du Maroc, qui a refusé de se retrouver en face de Moktar Ould Daddah, le président de la Mauritanie, un territoire que le royaume chérifien revendique. Autre absent, le président du Togo, Nicolas Grunitzky, qui n'est pas reconnu par ses pairs depuis l'assassinat de Sylvanus Olympio. 

De cette union « pourrait émerger une Afrique unie, grande et puissante, dans laquelle les frontières territoriales, qui sont des reliques du colonialisme, deviendront obsolètes et superflues, pour être au service d'une complète et totale mobilisation de la planification économique. » . 50 ans après où en est le continent ?

Il a fallu la détermination de plusieurs grands leaders pour que le panafricanisme prenne une forme institutionnelle. Mais l'accouchement s'est fait dans la douleur.

Une étape de plus après la décolonnisation dont le cinquantenaire a été commémoré en 2010. Plus que tout autre continent, l’Afrique, aux terres si riches en minerais et matières premières, fut la proie des colonisateurs. Proche des empires européens, elle fut conquise par les Anglais, les Hollandais, les Allemands, les Italiens, les Espagnols, les Portugais, les Belges et les Français. À l’exception de l’Ethiopie, seul État toujours souverain, hormis une brève incursion italienne au XXème siècle par Mussolini, aucune région n’échappa à la conquête. Les occupations furent plus ou moins sévères, les États occidentaux plus ou moins exploiteurs, mais tous pratiquèrent, à des degrés divers, la traite négrière, les Africains étant le plus souvent à peine mieux considérés que du bétail.  La France et la Grande-Bretagne furent les principales puissances colonisatrices, mais avec des approches différentes de traitement des populations locales : avec condescendance par les Anglais, avec mépris par les Français, même après la révolution française, où les nouveaux républicains voulurent par la force, imposer leurs valeurs dites « universelles ». Des hommes et des femmes arrachées à leur terre furent même exhibés dans des zoos humains, un peu partout à travers l’Europe.

À Bandung en 1955, l'Indien Nehru, l'Indonésien Sukarno et l'Égyptien Nasser sonnèrent le glas des Empires. Côté francophone (France et Belgique), la décolonisation fut le plus souvent violente, laissant des traces irrémédiables dans les nouveaux pays émergents, aux contours souvent très artificiels, imposés là encore, par les anciens conquérants.  (Sylvie Braibant)

 

Cartographie africaine

Afrique coloniale 1920

Afrique des Etats

Les indépendances : 1850-1960

Carte interactive sur les indépendances africaines - ©ARTE 2010

Arte 2010

 

Chronologie des inépendances

26 juillet 1847, Libéria

Le Libéria, avait été fondé en 1847 par une société américaine pour y installer des esclaves noirs. Créé par une fondation philanthropique américaine, fondée en 1816 par une assemblée de notables blancs présidée par le congressiste Henry Clay, son but était d’inciter les esclaves affranchis à revenir sur le sol africain.

 

1910, Afrique du Sud

Au terme d’une guerre sanglante avec les Boers (originaires des Pays Bas), les précédents colons, l'Union sud-africaine, formée des colonies anglaises et boers reçoit son indépendance de Londres. Les Afrikaners, nouveau nom des Boers, restent majoritaires dans la population blanche. Les Noirs sont exclus de la gestion du pays neuf. (Une indépendance plus formelle sera actée en 1931).

 

1922, Égypte

Le protectorat britannique, établi en 1914, est supprimé en 1922, et l'Egypte devient un royaume. Mais, jusqu’en août 1936, la Grande-Bretagne se réserve le droit de gérer la Défense et les Affaires étrangères du pays, et gardera des troupes dans le pays jusqu’en 1956. La République sera proclamée en 1953, après le coup d'État des "officiers libres". 

 

1951, Libye

Le 24 décembre, la Libye, ancienne possession italienne occupée depuis la Seconde guerre mondiale par la France et la Grande-Bretagne, proclame officiellement son indépendance. La Libye, une monarchie fédérale dont le souverain est Idriss 1er, devient le premier pays africain à accéder à l'indépendance depuis la fin de la guerre. 

 

Soudan, 1956

La reconnaissance de l'indépendance du Soudan survient deux semaines après la proclamation faite au Parlement soudanais le 19 décembre 1955. État le plus étendu d'Afrique, le Soudan compte, au moment de son indépendance, environ 1 million d'habitants.  Condominium anglo-égyptien depuis la fin du XIXe siècle, le Soudan connaît une évolution politique rapide au début des années 50. La décision du roi Farouk de se proclamer souverain d'Égypte et du Soudan intensifie le combat indépendantiste. Les communistes égyptiens, puis les officiers libres, soutiennent l’indépendance.

 

Maroc, 1956

Le Maroc recouvre son indépendance, après quarante-quatre années de protectorat français. Cette libération fut rendue possible par les luttes indépendantistes commencées dès les années trente, et renforcées à l’occasion de la Seconde guerre mondiale, sous l’impulsion de l'Istiqlal et de l’Union générale des syndicats. 

 

Tunisie, 1956

La France reconnaît l'indépendance de la Tunisie 18 jours après avoir reconnu celle du Maroc. Le traité du Bardo signé en 1881 qui établissait le protectorat français dans le pays est abrogé. La signature du protocole d'indépendance ne s'est pas faite sans heurts : deux colons français ont été assassinés et les attentats se sont multipliés. 

 

1957, Ghana

Le 6 mars, la colonie britannique de la Côte d’Or, transformé en Ghana, est le premier pays de l’Afrique subsaharienne à obtenir l’indépendance. Éduqué aux États-Unis, le socialiste N’Krumah en devient le président et se fait le porte parole du mouvement pan-africain. A partir du XIXème siècle, les Britanniques avaient évincé les Portugais, Danois et Hollandais. 

Kwame Nkrumah, s’était forgé une conscience politique auprès des militants des droits civiques aux États-Unis et en Angleterre. Il revient au pays après la Seconde guerre mondiale. Emprisonné plusieurs fois par les Britanniques, il mène pourtant son pays à l’indépendance et fait du Ghana le berceau du pan-africanisme.

 

1958, Guinée

Le 2 octobre, membre de la fédération de l'Afrique-occidentale française (A-OF) depuis 1904 avec une autonomie administrative relative en 1956, la Guinée rejette la proposition d'entrer au sein de la Communauté française et proclame son indépendance. Le Parti démocratique de Guinée (PDG) d'Ahmed Sékou Touré prend la tête de la marche vers l'indépendance qui s'accélère à partir de 1958 avec la proposition de nouvelle Constitution présentée par le président français Charles de Gaulle. Les Guinéens sont les seuls à refuser de joindre la Communauté française.

Reportages interactifs sur les indépendances africaines - ©ARTE 2010

Arte 2010
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Le Cameroun, ancienne colonie allemande, avait été divisé en deux, au lendemain de la Première guerre mondiale, et placé sous tutelle française et anglaise. Au cours des années 40 et 50, l'Union des population du Cameroun (UPC) de Ruben Um Nyobé joue un rôle central dans la marche vers l'indépendance. Dès 1930, les chefs coutumiers du Littoral sont les premiers à réclamer une autonomie interne. En 1948, ils présentent une pétition à la SDN. Leurs revendications seront reprises en 1950 par l'UPC dont une délégation sera aussi reçue à la SDN en 1954. Cette année-là, le Cameroun et Madagascar sont les seuls pays dont l'indépendance aura été précédée par une période de violence extrême. Le colonisateur a utilisé la force pour mater les mouvements indépendantistes. Au Cameroun le pouvoir colonial a fait usage du napalm ; le Haut commissaire de l'époque, Pierre Messmer, parle de guerre psychologique sur le modèle de l'Indochine et de l'Algérie. 

 

Togo, 1960

Quatre ans après le rattachement du Togo britannique au Gold Coast, devenu l'État indépendant du Ghana, la République du Togo s’en sépare. 

La question de la réunification des Togo britannique et français au sein d'un même État, avait dominé le débat politique pendant les années 50. La victoire du Comité de l'unité togolaise aux élections du 28 février 1958 sonne le glas de cette union. Le premier président, Sylvanus Olympio sera abattu lors d'un coup d'État, en janvier 1963.

 

Madagascar, 1960

Le Parti social démocrate de Philibert Tsiranana, fondé en 1956, joue un rôle de premier plan dans la marche vers l'indépendance, avec un nouvel élan vers la fin des années 50.  Devenue colonie française à la fin du XIXe siècle, Madagascar est le théâtre d'une sanglante rébellion en 1947-1948, matée par une brutale répression, avant de devenir une république au sein de la Communauté française, en 1958. Investi des pouvoirs spéciaux en janvier 1960, le président Tsiranana négocie une entente de coopération avec la France qui mène à l'indépendance.

 

Congo (belge, futur Zaïre puis RDC), 1960 

Le Congo-Kinshasa, l'une des plus grandes et riches contrées du continent, a connu quatre grandes périodes au cours de son histoire moderne : une première tentative de colonisation de la part des Portugais, puis la période de l’État libre du Congo alors qu’il était sous la souveraineté personnelle de Léopold II de Belgique, la période du Congo belge et le Congo indépendant à partir de 1960. L’occupation européenne fut tardive, elle ne commença qu’à la fin du XIXème siècle lorsque l’explorateur britannique Henry Morton Stanley explora le fleuve Congo entre 1874 et 1877. En janvier 1959, sous la houlette du mythique Patrice Lumumba, des émeutes éclatèrent à Léopoldville. Les autorités belges y répondirent par une table ronde réunissant les principaux dirigeants congolais à Bruxelles. Le gouvernement belge annonça un programme visant à former les élites congolaises et s’engagea à conduire le pays vers l’indépendance. Celle-ci fut fixée par le Parlement belge au 30 juin 1960. 

 

Somalie, 1960

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies (ONU) place les trois secteurs de la Somalie italienne sous tutorat britannique, italien et français. Elle accède à l'indépendance dix ans plus tard. L'objectif du nouveau régime somalien est de recréer la « grande Somalie » d'avant la colonisation européenne. Au XVIème siècle, le Portugal s'intéresse à la côte, mais ne réussit pas à s'y installer. À partir de 1875, la Grande-Bretagne, la France et l'Italie revendiquent son territoire. Le nouvel État, qui occupe la corne de l'Afrique, est le plus oriental du continent. Vaste pays côtier, son sous-sol contient de l'uranium, du minerai de fer, de la bauxite et du cuivre, ce qui ne l'empêche pas (ou peut-être en est-ce la cause ?) d'être toujours l'un des plus instables de l'Afrique.

 

Bénin (ex Dahomey), 1960

Ancien point de départ de la traite négrière, le Bénin a accédé à l’indépendance sous la dénomination de République du Dahomey, avant de prendre son nom actuel en 1975. En 1899, le Dahomey avait été intégré à l’Afrique occidentale française (AOF). En 1958, le pays devint la «république du Dahomey», un État autonome au sein de la Communauté française. L'indépendance fut proclamée à Porto Novo, la capitale du nouvel État qui devint, le mois suivant, membre des Nations unies.

 

Niger, 1960

Très riche en minerais - l'or, le fer, le charbon, l'uranium et le pétrole -, le Niger fut découvert par des Écossais et des Allemands à la fin du XIXème siècle, et sera colonisé par la France au début du XXème. Il  est l'un des quatre membres du Conseil de l'entente Sahel-Bénin - Côte-d'Ivoire, Dahomey, Haute-Volta - à proclamer son indépendance sans avoir préalablement conclu d'entente de coopération avec la France. Les élus favorisent le libéralisme pour l'économie du pays, qui, au moment de l'indépendance, est surtout axée sur l'agriculture et l'élevage. 

 

Haute-Volta (Burkina-Faso), 1960

En 1896, le royaume mossi de Ouagadougou était devenu un protectorat français. En 1898, la majeure partie de la région correspondant à l’actuel Burkina est conquise. En 1904, ces territoires sont intégrés à l’Afrique occidentale française au sein de la colonie du Haut-Sénégal-Niger. La Haute-Volta est l'un des quatre membres du Conseil de l'entente Sahel-Bénin-Niger-Côte d'Ivoire-Dahomey à proclamer son indépendance sans avoir préalablement conclu d'entente de coopération avec la France. Elle prendra le nom africain de Burkina Faso en 1984. 

 

Côte d'Ivoire, 1960

Découverte par les Portugais, haut lieu de la traite négrière, devenue colonie française à la fin du XIXème siècle, la Côte d'Ivoire devient une république indépendante sans avoir préalablement conclu d'entente de coopération avec la France. Son premier président est un médecin de 55 ans devenu planteur de cacao et militant syndical, Félix Houphouët-Boigny. La République de la Côte-d'Ivoire, un pays qui compte 3,2 millions d'habitants en 1960, sera reconnue par l'Organisation des Nations unies (ONU) le 20 septembre 1960. Le président Laurent Gbagbo a déjà lancé les festivités du cinquantenaire... 

 

Tchad, 1960 

Le Parti progressiste tchadien de François Tombalbaye joue un rôle central dans la marche vers l'émancipation. L'adoption d'une nouvelle Constitution mènera à la création d'un régime présidentiel et à l'élection de Tombalbaye. L'opposition sera éliminée et le pays, un des plus pauvres du continent, ravagé à partir de 1965 par une guerre civile. La conquête du territoire par l’armée française avait été lancée en 1900. C'est la fin de l'indépendance africaine dans cette partie du Sahel. En 1910, le Tchad était rattaché à l’Afrique équatoriale française. 

 

Centrafrique (Rép. centrafricaine, ex Oubangui-Chari), 1960

Colonie française jadis connue sous le nom d'Oubangui-Chari (1905), la République centrafricaine, petit pays de 1,7 million d'habitants, proclamée en 1958, accède à l'indépendance un mois après la conclusion d'ententes négociées avec le gouvernement français, le 12 juillet 1960. En 1885, des explorateurs belges avaient découvert le fleuve Oubangui. Le territoire est partagé entre la France et la Belgique de part et d'autre du fleuve qui marque ainsi la frontière entre ces deux puissances coloniales. En 1889, sur la rive droite de l'Oubangui est fondée la première ville française, Bangui, qui deviendra plus tard la capitale de la République Centrafricaine. 

 

Congo (Brazzaville), 1960

Colonie française jadis connue sous le nom de Moyen-Congo, elle fut intégrée à la fédération de l'Afrique-équatoriale française (A-EF), lors de sa création, en 1910, avant de devenir un territoire d'outre-mer en 1946. Des affrontements sanglants ont lieu en 1959, année qui est également marquée par la tenue d'élections législatives remportées par l'Union démocratique de la défense des intérêts africains de l'abbé Fulbert Youlou. Ce dernier est favorable à la coopération avec la France. C'est dans un climat de bonnes relations que le transfert des pouvoirs est conclu.  La pénétration française avait débuté vers 1875 avec Pierre Savorgnan de Brazza ; il atteint le Congo en 1879 en remontant le cours de l'Ogoué, Dès 1899, le territoire est cédé à des compagnies concessionnaires aux mains de nombreux actionnaires, dont Léopold II de Belgique qui achète des actions sous un faux nom, mettant la main de facto sur la colonie.

 

Gabon, 1960

D'abord investi par les Portugais, le Gabon devient français au milieu du XIXème siècle. Après avoir fait partie de la fédération de l'Afrique-Équatoriale française de 1910 à 1958, le Gabon s'émancipe. À partir de la proclamation d'indépendance, c'est Léon M'Ba, le chef du Bloc démocratique gabonais, parti unique, qui dirige cet État donnant sur l'océan Atlantique. L'exportation de l'okoumé (un bois précieux) fait la richesse du pays, tout comme la richesse du sous-sol qui contient du manganèse, de l'uranium et surtout du pétrole. Au moment de son indépendance, le Gabon compte 400 000 habitants.

 

Sénégal, 1960

Après avoir exprimé le désir de se retirer de la Fédération du Mali, le Sénégal proclame son indépendance le 20 août, même si les autorités ont choisi le 4 avril, date du transfert des pouvoirs de Paris vers Dakar, pour la célébrer... Élu le 5 septembre 1960, son premier président, l'écrivain Léopold Sédar Senghor, sera une des figures de proue du mouvement de décolonisation en Afrique. Après avoir été investi tour à tour par les Portugais et les Hollandais, ce territoire devient membre de la fédération de l'Afrique-occidentale française depuis sa création, en 1895. En 1958, le Sénégal avait pris par référendum la décision de devenir une république au sein de la Communauté française. 

 

 

Mali, 196 

Jadis connu sous le nom de Soudan français, le Mali obtient une autonomie administrative relative en 1956. Le Soudan français et le Sénégal s'unissent en 1960 au sein de la Fédération du Mali. Lors de la proclamation d'indépendance, le 20 juin 1960, Léopold Sédar Senghor assure la présidence de l'Assemblée fédérale et Modibo Keita exerce la fonction de Premier ministre. Des différends politiques entraînent le retrait rapide du Sénégal de la fédération, laissant seul le Mali. Modibo Keita prend la tête du nouveau pays, rompt avec la France et s'oriente vers le socialisme.

 

Nigeria, 1960 

Sept ans après être devenu une fédération composée de trois régions - Est, Ouest, Nord - , le Nigeria, l'État le plus peuplé d'Afrique avec ses 34 millions d'habitants, proclame son indépendance. Malgré une production de pétrole importante, le Nigeria demeure un pays relativement pauvre. Les Portugais, premiers à établir des contact dans cette région, avaient été chassés par les Anglais dès le XVIème siècle. En réponse au nationalisme montant, après la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques dotent le pays d'un gouvernement représentatif en 1951, puis d'une constitution fédérale en 1954. 

 

Mauritanie, 1960

D'abord investie par les Arabes ou d'autres empires musulmans, la Mauritanie devient française au début du XXème siècle. Membre de la fédération de l'Afrique-occidentale française (A-OF) depuis 1904, la Mauritanie devient un territoire d'outre-mer en 1946 et une république en novembre 1958, après s'être prononcée en faveur de la proposition constitutionnelle du président français Charles de Gaulle. Lors des élections tenues en mai 1959, le Parti du regroupement mauritanien, seule formation sur les rangs, rafle tous les sièges. La Mauritanie deviendra l'une des premières Républiques islamistes. 

 

Sierra Leone, 1961

La Sierra Leone est devenu le dernier pays de l'Afrique de l'Ouest à accéder à son indépendance, après plus de 150 ans d'administration coloniale britannique. Trois jours de festivités accompagneront cet événement pacifique, dans le port de sa capitale Freetown. Mais au lendemain de la proclamation, le pays s'enfonce dans l'instabilité avec l'arrestation de syndicalistes et même de militants nationalistes, due aux rivalités entre les différentes communautés et aux luttes tribales qui s'ensuivent. Gros producteur de diamants, cette terre très convoitée, est en proie à une violence quasi permanente.

 

Tanganyika (aujourd'hui partie de la Tanzanie), 1961

Le Tanganyika African National Union (TANA) de Julius Nyerere, un modéré qui a étudié en Europe, joue un rôle central dans la montée du sentiment autonomiste. Membre du Commonwealth, le nouvel État s'unira au Zanzibar en 1964 pour former ce qui deviendra la Tanzanie, un pays de 10 millions d'habitants dont Nyerere sera le président jusqu'en 1985. Important carrefour commerçant dans l'Antiquité, cette terre agricole passa sous l'emprise des Allemands puis des Britanniques, avant d'accéder à son indépendance. C'est sur les rives du lac Tanganyika, que Henry Morton Stanley retrouve David Livingstone. 

 

Algérie, 1962

L’indépendance de l’Algérie est proclamée le 5 juillet 1962 après 132 ans de colonisation française. Celle-ci avait débuté le 14 Juin 1830 avec le débarquement des forces françaises sur la côte de Sidi Fredj. L'Algérie devient un département français, dans lequel les autochtones sont sujets de seconde zone. Au terme de huit années d'une guerre très meurtrière, après la signature des accords d’Évian le 18 mars 1962, et la proclamation du cessez-le-feu le lendemain, il va falloir moins de quatre mois à l’Algérie pour accéder totalement à son indépendance. L’exécutif provisoire est mis en place en en avril 1962 à Rocher Noir (Boumèrdes), puis le 1er juillet 1962 aura lieu le référendum d’autodétermination : 99.7 % en faveur de l’indépendance. Elle est proclamée le 5 juillet 1962.

 

1962, trois autres pays accéderont à l’indépendance cette même année, le Burundi, l’Ouganda et le Rwanda.

 

Entre 1963 et 1968...ce sera au tour du  Kenya, du Malawi, de la Zambie de la Gambie, du Botswana et de la Guinée espagnole, de devenir indépendants. Sans oublier la tentative avortée du Biafra, province orientale du Nigeria, en mai 1967.

 

1974 - 1975, les colonies portugaises s'émancipent enfin...


Il faudra attendre la révolution des œillets et la fin de la dictature militaire au Portugal, pour que les colonies portugaises s’émancipent finalement en 1974 et 1975 : Guinée-Bissau, Angola, Cap-Vert et Mozambique. 

 

Juin 1977, "last but not least"... Djibouti

Après avoir été connu sous le nom de Côte française des Somalis et être devenu, en 1967, le Territoire des Afars et des Issas, le dernier vestige de l’empire colonial de la France en Afrique continentale accède à l’Indépendance. Le territoire français des Afars et des Issas à l’entrée de la Mer Rouge devient la République de Djibouti et le 49ème État africain indépendant. C’est un siècle plus tôt, que la France s’était installée dans la corne de l’Afrique. 

 

50 ans d'Union africaine chronologie

  • Mai 1963 Création de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) à Addis-Abeba. "C'est un grand pas en avant, déclare le Sénégalais Léopold Sédar Senghor. Nous n'avons pas le droit d'échouer." 
  • Février 1966 Kwame Nkrumah, premier président du Ghana et panafricaniste convaincu (il a participé à la création de l'OUA et rêvait de former un gouvernement central africain), est renversé par un coup d'Etat militaire.  
  • Septembre 1967 L'OUA condamne les volontés sécessionnistes du Biafra, dans le sud-est du Nigéria.  
  • Juin 1974 Démission du secrétaire général de l'OUA, Nzo Ekangaki, éclaboussé par les révélations dans Jeune Afrique d'un scandale l'impliquant aux côtés de la Lonrho, une firme rhodésienne alors sous embrago. Le président Ahidjo usera de son influence pour faire nommer un autre Camerounais à sa place. 
  • Janvier 1976 L'Angola tout juste indépendant et en pleine guerre civile divise l'OUA : vingt-deux pays reconnaissent le MPLA (Mouvement populaire de libération de l'Angola), vingt-deux reconnaissent l'Unita (Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola) et deux reconnaissent le FNLA (Front national de libération de l'Angola).  
  • Juillet 1979 Les dirigeants de l'OUA s'impliquent dans la résolution de la crise du Sahara occidental, dont l'Espagne s'est retirée trois ans plus tôt. Ils proposent un cessez-le-feu entre les troupes marocaines et le Front Polisario ainsi qu'un référendum d'autodétermination. Le Maroc refuse et se retire de l'organisation, en 1984, quand celle-ci décide de reconnaître la République arabe sahraoui démocratique (RASD).  
  • Avril 1980  Sommet économique extraordinaire à Lagos. L'OUA propose d'accélérer l'intégration régionale et la création d'un marché commun africain.  Indépendance du Zimbabwe. Avec l'arrivée au pouvoir de Robert Mugabe, les adversaires de l'apartheid, en Afrique du Sud, prennent l'avantage. 
  • Janvier 1986 Yoweri Museveni s'empare du pouvoir en Ouganda. Certains dirigeants affirment que l'OUA est devenue "un syndicat de dictateurs".  
  • Novembre 1987 Le sommet de l'OUA est consacré à la lutte contre la crise de la dette étrangère de l'Afrique, qui s'élève à 200 milliards de dollars. L'Initiative pays pauvres très endettés (PPTE) sera lancée par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale en 1996.  
  • Février 1990 La chute du mur de Berlin, en novembre 1989, a des répercussions jusque sur le continent africain. En pleine transition démocratique, le Bénin adopte une nouvelle constitution et autorise le multipartisme. Vingt pays feront de même. Jacques Pelletier, ministre de la Coopération de François Mittérand, déclare: "Le vent du changement a secoué les cocotiers." 
  • Avril 1994 -L'attentat contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana est le prétexte au déclenchement du génocide des Tutsis (800 000 morts).  -Première élections libres d'Afrique du Sud. Nelson Mandela est élu à la magistrature suprême et le Congrès national africain (ANC) remporte les législatives.  
  • Juillet 1999 Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'OUA se retrouvent à Alger pour des pourparlers de paix entre l'Ethiopie et l'Erythrée. Le conflit frontalier qui les oppose a fait plus de 100 000 morts.  
  • Juillet 2001 Lors du sommet de Lusaka, l'OUA approuve la décision prise à Syrte (Libye) cinq mois plus tôt et crée l'Union africaine. Le lancement du Nepad (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique) est également confirmé. 
  • 9 juillet 2002 Lancement officiel de l'UA à Durban, en Afrique du Sud. 
  • 2004 Inauguration du Parlement panafricain en Afrique du Sud et du Conseil de paix et de sécurité à Addis-Abeba.  
  • Juillet 2007 Débats houleux, lors du sommet d'Accra, autour de la création d'un gouvernement africain des Etats-Unis d'Afrique.  
  • Janvier 2011 Les dirigeants de l'UA se réunissent à Addis-Abeba. Un vent de révolte souffle déjà sur le Maghreb ; il emportera les présidents Ben Ali (Tunisie), Moubarak (Egypte) et Kadhafi (Libye).  
  • Juillet 2012 La Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma devient la première femme à présider la Commission de l'UA. Elle a été élue face au Gabonais Jean Ping.
Nkosazana Dlamini-Zuma, née le 27 janvier 1949 dans la province du Natal, est une femme politique d'Afrique du Sud, membre du congrès national africain (ANC). Ancienne épouse de Jacob Zuma, vice-président d'Afrique du Sud de 1999 à 2005, puis président du pays à partir de 2009, elle est successivement ministre de la Santé (1994 à 1999), ministre des Affaires étrangères (1999 à 2009) et ministre de l'Intérieur du 11 mai 2009 au 2 octobre 2012. Elle est élue présidente de la Commission de l'Union africaine le 16 juillet 2012.

L'historien Elikia M'Bokolo : l'espérance dans l'Union africaine

Le 25 mai 2013, voici exactement cinquante ans que l'Organisation de l'unité africaine a été créée, transformée en Union africaine en 2002. C'est bien la continuité de l'organisation panafricaine que l'Ethiopie célèbre aujourd'hui, dans sa capitale. Présent à Addis-Abeba, l'historien Elikia M'Bokolo, dont le prénom signifie "espérance", veut croire en la puissance unificatrice de l'Union africaine.

Que peut-on attendre de ce cinquantième anniversaire?

L'historien Elikia M'Bokolo

Au moins deux choses, peut-être trois avec un peu de chance. D'abord, que l'Union africaine s'engage de manière précise dans les problèmes que certains Etats fragiles du continent sont appelés à rencontrer. Il ne faut pas que des situations comme on en a connu au Mali, au Rwanda, en RDC ou en Centrafrique se reproduisent dans le silence absolu et l'inaction du continent africain. C'est le premier dossier, et je ne pense pas que ça soit le plus difficile, car les principes existent déjà dans les textes de l'Union africaine. D'autre part, dans le contexte de la crise économique mondiale, il faut que les Africains posent quelques priorités. Dans des domaines techniques - une solidarité financière par exemple - ainsi que des politiques communes dans le secteur agricole. On voit en ce moment chaque pays vendre des milliers d'hectares à des compagnies privées, comme si on revenait à la fin du XIXème siècle avec la colonisation. Enfin, l'Afrique est totalement absente de la scène politique mondiale. Il n'y a pas de télévision ni de radio panafricaines, alors que nous avons des gens de talent. Si nous voulons parler le même langage sur un certain nombre de questions importantes, il faut que nous ayons également les moyens de les faire connaître au public panafricain. Pour moi, si ces trois dossiers sont mis sur la table, on aura au moins fait quelque chose de positif, en profitant notamment des gens biens disposés à notre égard qui seront présents, comme François Hollande et le gouvernement américain actuel (en la personne de John Kerry - ndlr), qui ne risque pas de revenir de si tôt.

L'Union africaine n'est-elle pas trop hétéroclite pour parler d'une seule voix?

Je crois que c'est justement ce qui fait sa force. On a des Etats dont l'histoire est différente évidemment, des assises religieuses variées, entre les Etats à dominante islamique, les Etats à dominante chrétienne et les autres qui oscillent entre religions traditionnelles et les religions du livre. Nous avons aussi des ressources et des potentialités économiques différentes et je crois que si nous arrivons à nous mettre d'accord, on aura été parmi les premiers à donner corps à cette utopie panafricaine. Il me semble que si l'on développait des politiques linguistiques, notamment faire en sorte que certaines langues importantes deviennent des langues de seconde main ou de troisième main en Afrique, comme la langue arabe, le swahili, certaines formes de créole, on arriverait sans doute à surmonter ces clivages. Moi, je suis un homme de media, et je pense que c'est à travers la "soft power" ("puissance douce" - ndlr) que l'Union africaine peut agir. A travers le cinéma par exemple, nous venons justement de créer un fond panafricain pour le cinéma et l'audiovisuel qui est destiné à donner à l'Afrique, comme ensemble, des opportunités qui lui sont propres.

Ce n'est pas justement ce rôle symbolique qu'on a beaucoup reproché à l'Union africaine? Son exigence de non-ingérence notamment, l'a tenue à l'écart de conflits majeurs en Afrique, alors que d'autres organisations sous-régionales, comme la CEDEAO, se sont montrées beaucoup plus efficaces?

C'est vrai que sur quelques dossiers importants l'UA comme l'OUA ont été inefficaces, parfois même silencieuses. Je pense notamment à ce qu'on a appelé "le printemps arabe", l'UA s'est faite remarquer par son silence, tout particulièrement par rapport à la Libye, puisque le colonel Kadhafi a été l'initiateur du passage de l'OUA à l'UA, et le bailleur de fonds le plus important de ces organisations panafricaines. Du coup, ce sont effectivement quelques organisations régionales qui sont réellement efficaces, la CEDEAO en est un bon exemple. Mais je crois que le niveau symbolique sur lequel agit l'UA est aussi important, et elle prend des mesures qui ne sont pas toujours très visibles, mais qui sont déterminantes. Nous venons par exemple de mettre au point une "panafrican university" (université panafricaine - ndlr), de très haut niveau, qui rêve d'être à l'Afrique ce que le MIT peut être aux Etats-Unis. Nous avons aussi des projets de transports, la création de réseaux routiers et demain, peut-être, ferroviaires qui soient panafricains, avec entre autres le rêve, qui remonte d'ailleurs aux colonisateurs, de relier le Cap au Caire. Toute une série de projets techniques donc, pas visibles au premier regard mais qui peuvent faire beaucoup. Certains disent même que le fait même que l'UA continue d'exister est peut-être l'un de ses succès les plus importants. 

La continuité entre l'OUA et l'UA est donc la volonté de porter une voix panafricaine... Est-ce que les premiers combats de l'OUA, lutter contre le colonialisme et l'apartheid, sont eux aussi toujours d'actualité? 

Par rapport à la colonisation classique, les objectifs ont été atteints, mais par rapport aux formes rampantes de néo-colonialisme ou de domination, ou de rapports exclusifs avec les autres puissances, c'est vrai qu'il y a encore du travail. En ce moment, chacun se débrouille, et comme tout le monde a le couteau sous la gorge, on y va de manière égoïste, sans penser à se coordonner les uns avec les autres. La colonisation est passée, mais on se rend bien compte que la xénophobie reste vive, peut-être même qu'elle s'est accrue. L'Afrique du Sud, qui a bénéficié de l'aide de tout le continent pour sortir de l'Apartheid est aujourd'hui devenue beaucoup plus protectionniste que n'importe quel pays d'Europe, par rapport aux ressortissants africains. Là où je suis, en Ethiopie, il est intéressant de remarquer qu'on y rentre beaucoup plus facilement avec un passeport de l'Union européenne qu'avec un passeport d'un Etat africain.

D'un autre côté, les ONG dénoncent souvent l'UA comme étant l'occasion d'un rendez-vous de nombreux dictateurs... 

C'est vrai, mais comme les régimes de dictature aujourd'hui en Afrique ont l'astuce de présenter des arguments pour leur défense, on les accepte : il y a ceux qui affirment qu'ils ont dû recourir à la force pour lutter contre des dictatures, justement, ceux qui se replient derrière une situation de crise, en affirmant que leurs élections ne sont peut-être pas conformes aux règles de transparence et d'égalité, mais qu'il s'agit d'un moindre mal pour le moment. Mais c'est toujours le principe de non-ingérence qui impose de ne pas montrer du doigt, au sein de l'Union africaine, un pays où il existe des violations graves des droits de l'Homme ou des problèmes de corruption. Les textes de l'OUA condamnent vivement ces pratiques mais on fait semblant de ne pas les voir. Cela ne veut pas dire que les ONG ne sont pas entendues. A l'UA, on ne lave pas son linge sale en public, mais ça ne veut pas dire qu'on ne le lave pas. On est à l'écoute des ONG, et on va porter leurs revendications en coulisses, en faisant pression sur les chefs d'Etat en leur expliquant que pour leur propre image et leur politique internationale, il est très négatif d'être confrontés aux accusations des ONG, que l'UA contribue d'ailleurs à financer. 

Message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée de l’Afrique, le 25 mai

Cette année, la Journée de l’Afrique revêt une signification particulière car elle coïncide avec le cinquantième anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité africaine, première organisation régionale du continent et prédécesseur de l’Union africaine.

En ce jour où l’Afrique rend hommage aux géants et aux visionnaires du XXe siècle qui ont œuvré à sa souveraineté et à son unité, nos formons l’espoir que l’avenir du continent sera fait de prospérité et de paix.

La dernière décennie a vu l’Afrique accomplir des progrès sans précédent.  Le lancement, par l’Union africaine, du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique et du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs a contribué pour beaucoup au succès des réformes économiques, sociales, politiques et institutionnelles.  En réformant son architecture de paix et de sécurité, l’Union africaine s’est donnée les moyens d’intervenir plus énergiquement pour prévenir, gérer et régler les conflits qui secouent l’Afrique.  De nombreux pays s’efforcent aussi de dynamiser leur secteur privé.

À l’heure où nous célébrons les succès de l’Afrique, nous n’oublions en rien les nombreux défis redoutables qui lui restent à surmonter, tels que les conflits, la dégradation de l’environnement ou le renforcement des infrastructures et des institutions, pour n’en citer que quelques-uns.  Nous devons redoubler d’efforts pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement, qu’il s’agisse de santé maternelle ou de lutte contre le VIH/sida, et veiller à placer les besoins et les aspirations de l’Afrique au cœur des débats qui se tiendront sur le programme de développement pour l’après-2015.

L’histoire du continent pour les cinquante prochaines années, et au-delà, s’écrit dès maintenant et l’ONU sera fière de continuer à travailler avec l’Union africaine et les peuples africains pour les aider à bâtir un continent rempli de promesses pour tous.

Vidéo : L'Union Africaine fête ses 50 ans

Le 25 mai 2013 :
La célébration le 25 mai du 50ème anniversaire de la création de l'Organisation de l'unité africaine (Oua), devenue par la suite l'Union Africaine (Ua), est l’occasion d’exprimer la gratitude des Africains aux leaders visionnaires qui avaient compris que l’Afrique a besoin d'être libre, unie et solidaire.
Cet évènement apparait déjà comme un hommage aux pères fondateurs de l'Organisation panafricaine. Connus pour leur charisme et leur engagement pour la cause africaine, ces dirigeants ont œuvré avec leurs homologues de l’époque à la création de l’Oua le 25 mai 1963. C’est sur les cendres de l’Oua qu’est née l'actuelle l'Union africaine(Ua).
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50 ans d'Union et de désunions africaines ?

vudafrique 20/07/2015 21:14

Et aujourd'hui ce continent est colonisé par les multinationales d'une façon toute aussi meurtrière sous un silence assourdissant de l'UA.

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