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Je vais, peut être, vous surprendre. Mais j’avais rencontré à plusieurs reprises François de France, fils ainé du Comte de Paris, dans les années 80. Et j’en ai gardé un souvenir ému.  Considéré, malgré son handicap, comme dauphin de la Maison de France, François avait conscience de ce problème. Il me semblait qu’il le vivait comme une honte. Sauf que voilà ; François était un humaniste. Dans le sens le plus pur du terme ; sans arrières pensées, sans positionnement politique. 

François est décédé ce 31 décembre, et, ce matin du 1er janvier 2018 ; c’est à lui que je pense.

Atteint de toxoplasmose pendant la grossesse de sa mère, François d'Orléans était, comme sa sœur cadette Blanche (1962) gravement handicapé mentalement. C’est la raison pour laquelle son grand-père, alors aîné des Orléans, avait décidé, le 25 septembre 1981, de l'écarter de la « succession au trône » au profit de son frère cadet, Jean (1965), « duc de Vendôme », sans possibilité d'y revenir.

En 1999Henri d'Orléans devint à son tour l'aîné des Orléans et confirma tout d'abord les dispositions prises par son père, et reconnut Jean comme « dauphin de France ». Le 6 mars 2003, il décida de revenir sur les actes de son père (en « violation » de « l'acte » de 1981). Il rendit alors à son fils François ses « droits dynastiques » et fit de Jean le futur régent de son frère. Il publia le nouvel ordre de succession dans la famille royale, et précisa : « Le fait que mon fils aîné, le dauphin François, soit handicapé n'est pas une raison suffisante pour l'écarter de ses droits. Un tel acte arbitraire ouvrirait la porte à toute sorte d'abus ultérieurs. C'est pourquoi mon fils Jean, duc de Vendôme, assume la charge de son frère aîné en tant que Régent du Dauphin. »

Le 18 mai 2016, le « comte de Paris » et « duc de France » fit savoir via le magazine Point de vue, qu'il reconnaissait comme son héritier à la tête de la maison de France, son fils aîné, le « comte de Clermont », et ce malgré son handicap. François d'Orléans, s'il était devenu chef de maison à la mort de son père, aurait été entouré d'un conseil de régence composé de son frère Jean d'Orléans, « duc de Vendôme », de son oncle Jacques d'Orléans, « duc d'Orléans », de son cousin germain Charles-Louis d'Orléans, « duc de Chartres », et de deux personnes issues de la société civile.

Jean d'Orléans, par un communiqué daté du 1er août 2016, avait contesté les décisions de son père, et fait savoir qu'il serait le prochain « chef de la Maison de France » à la suite de son père. Il réaffirmait pour cela l'« acte souverain » du défunt « comte de Paris » (1908-1999) daté du 25 septembre 19817, par lequel il excluait le prince François de la succession dynastique, sans possibilité d'y revenir.

Aujourd’hui, je vais juste prier pour François, afin qu’il soit enfin serein.

Le prince François est mort
Tag(s) : #Actualités, #Société, #François, #de France, #décès

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