Combattre les idées du Front national : même les Jésuites s’y mettent

Dès le 7 octobre, le quotidien La Croix enverra à ses lecteurs un fascicule de cent pages intitulé Face à l’extrême droite les invitant à « réfléchir, comprendre et agir » sur la montée du vote Front national dans la communauté catholique.

Inutile de dire que le Front national fait «légèrement» la tronche ; Philippot et Aliot se sont empressés de réagir contre ce qu’ils nomment «ce bulletin de gauche»...

Sauf qu’un détail semble leur avoir échappé ; si La Croix est bien le support de diffusion du fascicule, ce sont les Jésuites de la revue «Projet» qui en sont les rédacteurs et qui le financent.

La Revue Projet ; «réflexion universitaire et recherche de sens» depuis 1907

Sur leur site web, l’intitulé est clair «Créée en 1907 par les jésuites et éditée par le Centre de recherche et d’action sociales (Ceras), laRevue Projet entend, par le débat et au croisement de l’action de terrain, de la réflexion universitaire et de la recherche de sens, aider le plus grand nombre à comprendre le monde, mais aussi à le réinventer.

La Revue Projet veut mettre en débat les questions politiques et sociales trop peu ou par­tiellement traitées ailleurs. Les « Questions en débat » sont identifiées et instruites par nos partenaires, engagés sur le terrain social, les chercheurs de notre comité scientifique, et l’équipe du Ceras.

La Revue Projet porte en particulier le souci du sort des plus fragiles et de l’avenir de la planète,de la vitalité démocratique comme des équilibres économiques et sociaux, en France, en Europe et dans le monde. La Revue Projet se veut un lieu d’échange à la fois rigoureux et accessible, d’où l’importance accordée à la lisibilité des articles et le choix de la gratuité des contenus récents.»

Deux articles sur le FN de la Revue Projet :

Les jésuites se distinguent par une formation intellectuelle poussée

Alors que les autres ordres ne réclament qu'un an de noviciat avant la profession solennelle, le futur jésuite doit d'abord subir une probation de deux années, au bout desquelles il émet les premiers vœux qui constituent le premier degré, celui des « scolastiques » pour ceux qui se destinent à la prêtrise, celui des « coadjuteurs temporels approuvés » pour ceux qui seront employés aux offices domestiques.

Ils doivent ensuite consacrer trois ans à l'étude de la philosophie et des sciences, puis pendant deux ans, ils exercent une activité apostolique (souvent professorat), et quatre à cinq années encore à étudier la théologie, qui les mènent vers le sacerdoce.

Après quelques années d'activités apostoliques, chaque jésuite effectue une dernière année de formation spirituelle (appelé le « Troisième an ») et fait sa profession religieuse définitive: aux vœux de pauvretéchasteté et obéissance s'ajoute alors, pour certains, un vœu d'obéissance spéciale au pape 'en ce qui concerne les missions'.

Combattre les idées du Front national : même les Jésuites s’y mettent
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