Après le financement Russe, Le Pen cherche du pognon au Moyen Orient

Marine Le Pen l'a dit elle-même sur le plateau de Vie Politique, dimanche 11 septembre sur TF1 : "L'euro n'est plus une monnaie, c'est un couteau planté dans nos côtes, une arme contre les peuples." Mais bon, il faut tout de même reconnaître que l'euro reste bien pratique pour financer sa propre campagne électorale.

Encore mieux ; le FN ne cesse de fustiger le Qatar de ses achats de groupes français et, dans le même temps, ce même parti tente de trouver des prêts au Moyen-Orient.

Le Pen, Philippot, le FN et le Qatar

Le Front national n'a jamais été tendre avec le Qatar : en 2012, Marine Le Pen avait notamment confié sa "gêne" après le rachat du Paris Saint-Germain par la famille royale de l'émirat. Mais le 9 janvier, deux jours après l'attentat contre Charlie Hebdo, Florian Philippot est allé plus loin, en réclamant l'arrêt total des relations diplomatiques entre la France et le Qatar, ainsi qu'avec l'Arabie saoudite : "Ces pays financent l'islamisme qui tue", assure-t-il alors sur Radio Classique, comme le relève le Lab. Une position déjà exprimée en septembre 2014 par Marine Le Pen, cette fois en référence à l'essor du groupe l'Etat islamique, racontait la Croix.

Le 19 janvier, Philippot persiste sur BFMTV, rappelle le Figaro. Face au vice-président du groupe d'amitié France-Qatar de l'Assemblée, le député PS Alexis Bachelay, qui explique qu'aucune preuve n'existe d'un financement de terroristes par le Qatar, le responsable frontiste réplique : "Vous cherchez des preuves. Elles sont pléthore, les preuves."

Le FN cherche donc 23.540.00 euros

Alors que se profilent la présidentielle et les législatives, le Front national cherche donc des sous, plein de sous. 12 millions d'euros pour la présidentielle, 20.000 euros par candidat aux législatives, selon le trésorier Wallerand de Saint-Just, cité par Mediapart ce lundi 12 septembre. Sortons la calculette : 20.000 x 577 = 11.540.000, auxquels on ajoute le 12 millions suscités. Au total, le FN cherche donc 23.540.00 euros.

Le parti accuse les banques françaises de ne pas vouloir lui prêter de l'argent. Mais faisant contre mauvaise fortune, bon cœur, il cherche aussi des financements du côté de l'étranger. Mediapart nous apprend ce lundi 12 septembre que le FN lorgne non pas vers la Russie comme il en avait l'habitude. Non, pour 2017, le FN privilégie la zone euro et la zone dollar.

Le conseiller économique de Marine Le Pen a «aussi des pistes au Moyen-Orient»

Bernard Monot, conseiller économique de Marine Le Pen explique à Mediapart :

On se concentre sur deux ou trois pistes qui peuvent aboutir, mais on a mis une douzaine de lignes à l’eau qu’on peut actionner. Nous cherchons à l’Ouest, on privilégie la zone dollar et la zone euro, car les taux sont relativement faibles. On a aussi des pistes au Moyen-Orient.

On notera cette remarque signée Bernard Monot : dans la zone euro, "les taux sont relativement faibles". Pour une fois que la monnaie unique européenne n'est pas accusée des pires maux, il faut le noter. On apprend également que le Front national est tout à fait prêt à recevoir de l'argent de banques du Moyen-Orient.

Le FN avait effectué début 2016 des demandes de prêt à 45 banques dans le monde. En parallèle, le parti s'interrogeait pour savoir pourquoi les banques françaises refusaient de le faire. En février, Florian Philippot croyait tenir une explication : l'affaire Bygmalion. "L'effet Bygmalion est catastrophique pour tout le monde. À cause des tricheries de l'UMP, l'affaire Bygmalion, les banques sont encore plus réticentes", avait déclaré le n°2 du FN sur BFMTV.

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