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Vidéo.

Deux personnes, dont un homme déjà en détention dans une affaire de trafic d’armes, ont été placées en garde à vue mardi dans l’enquête sur les attentats de janvier à Paris, a-t-on appris de sources concordantes, confirmant une information de BFMTV.

Il s’agit de Claude Hermant, 52 ans, proche des milieux d’extrême droite du nord de la France, et de sa compagne, a précisé le parquet JIRS (Juridiction interrégionale spécialisée) de Lille à l’AFP.

L'extrême-droite préfère le pognon à son idéologie

Les enquêteurs les interrogent car des armes découvertes dans l’arsenal d’Amédy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher, avaient transité par une société gérée par la compagne d’Hermant, a expliqué une source proche de l’enquête. Il s’agit d’un fusil d’assaut et quatre pistolets Tokarev retrouvés dans l’épicerie casher, théâtre d’une prise d’otages meurtrière le 9 janvier, et dans l’appartement occupé par Coulibaly à Gentilly, près de Paris, a ajouté cette source.

Claude Hermant a été mis en examen début 2015 à Lille dans un dossier distinct de trafic d’armes en bande organisée. Sa garde à vue et celle de sa compagne peuvent durer 96 heures.

Dans l’enquête sur les attentats de Paris en janvier, sept hommes sont déjà mis en examen, dont six en détention provisoire, soupçonnés d’avoir apporté une aide logistique, en armes et véhicules, à Amédy Coulibaly. Tous nient avoir eu connaissance de ses projets d’attentats. Du 7 au 9 janvier, les frères Kouachi à Charlie Hebdo, puis Coulibaly à Montrouge et à l’Hyper Cacher, avaient fait 17 morts. Ils ont tous les trois été tués dans les assauts donnés par les forces de l’ordre le 9 janvier.

Les révélations de Mediapart

Référençant précisément ses sources, Médiapart écrit « Le 20 janvier, les responsables de la Brigade criminelle et de la Sous-Direction antiterroriste (SDAT) ont résumé, dans une synthèse au parquet de Paris, les vérifications opérées au sujet des armes utilisées par Coulibaly sans faire état de la réponse d’Europol, datée du 16 janvier. Europol mentionne pourtant un « traçage positif pour trois armes », et un « traçage approchant pour deux armes », en précisant que ces cinq armes ont été achetées par la société lilloise d'Hermant à l’entreprise slovaque AFG Security. » Mediapart ajoute que, selon les expertises techniques consultées par son journaliste, « il s’agit bien des armes des crimes : un fusil d’assaut VZ 58 Compact, de marque CZ (Kalachnikov) – numéro de série 63622F –, et deux pistolets semi-automatiques Tokarev TT33 – numéros de série RK07 et O2027 –, retrouvés près du corps d’Amedy Coulibaly, le 9 janvier, dans le supermarché Hyper Cacher. » (4)

Ces armes ont tué 4 personnes, et grièvement blessé les clients de l'épicerie casher.

Toujours d'après les documents consultés par Mediapart « la policière de Montrouge a été touchée par les balles de l’un de ces fusils d’assaut. (...) Deux autres Tokarev – numéros de série TE1035 et EB1574 – achetés par l’entreprise lilloise ont aussi été retrouvés » dans l’appartement de Gentilly où a notamment été tournée la vidéo de revendication.

Enfin l’expertise balistique montre que la victime de Fontenay-aux-Roses a été blessée par un pistolet importé par Seth Outdoor.

Claude Hermant

Claude Hermant

Tag(s) : #attentats, #DAESH, #FN, #Front national, #Claude Hermant, #armes, #trafic, #extrême-droite

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