Mise en examen de «Jeanne», le micro parti de Marine Le Pen

Il y a des périodes où quand ça va pas, ben ça va pas. C’est l’une d’elles qu’est en train de vivre Marine Le Pen. Après les comptes en Suisse de son père, après son 1er mai manqué, après le gloubiboulga de la mise de côté du président d’honneur du Front national ; voici que c’est son micro parti - «Jeanne» - qui est mis, aujourd’hui, en examen dans le cadre des nombreuses enquêtes ouvertes sur le financement du Front national.

L’intitulé de la mise en examen est clair : «acceptation par un parti politique d’un financement provenant d’une personne morale et escroqueries lors des législatives de 2012»

Des surfacturations ?

Le financement du FN et de ses campagnes électorales depuis l’accession de Marine Le Pen à la présidence du parti fait l’objet depuis plusieurs semaines d’une enquête judiciaire.

Les juges Renaud Van Ruymbeke et Aude Buresi cherchent à déterminer si des responsables de Jeanne, le « micro parti » de Marine Le Pen, et de Riwal, le principal prestataire de services du FN, ont mis en place un système frauduleux. Lors des législatives, Jeanne a joué un rôle central, en prêtant des fonds aux candidats frontistes tout en leur fournissant des kits électoraux fabriqués par Riwal. Les enquêteurs soupçonnent que ce système en vase clos ait pu permettre à Riwal de charger l’addition et de pratiquer des surfacturations au préjudice final de l’Etat, qui rembourse les frais de campagne.

Cinq personnes physiques (Frédéric Chatillon, patron de Riwal ; Sighild Blanc, associée dans la société Unanime, une agence de communication liée à Riwal ; Axel Loustau, le trésorier de Jeanne qui a aussi été actionnaire de Riwal ; Olivier Duguet, son prédécesseur ; Nicolas Crochet, un expert-comptable proche de Marine Le Pen) ainsi qu’une personne morale, la société Riwal, ont d’ores et déjà été mises en examen ces dernières semaines.

Emplois fictifs ?

Les juges visent aussi directement Marine Le Pen ainsi que deux de ses proches, David Racheline, sénateur du Var et maire de Fréjus, et Nicolas Bay, député européen et secrétaire général du FN. Il pourrait être reproché à la présidente du FN d’avoir salarié « fictivement en CDD, pendant sa campagne » présidentielle de 2012 ces deux conseillers via la société Riwal qui les aurait embauchés comme chargé de projet et concepteur rédacteur.

Et ce alors que le premier officiait comme conseiller en communication pour la candidate et le second comme porte-parole.

 

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