La présentation du programme d'assouplissement quantitatif était fort attendu, depuis la décision de la Banque centrale européenne de laisser ses taux directeurs inchangés.

La première décision annoncée porte sur un plan de rachat d’actifs de 60 milliards d’euros par mois "en plus des programmes existants ". Ce plan sera conduit en principe jusqu’à fin septembre 2016 et jusqu’à un ajustement durable pour la trajectoire de l’inflation en vue d’atteindre des taux proches de 2% à moyen terme. Hollande avait donc raison.

Renouer avec une inflation proche de 2%

L'ambition clairement annoncée est de viser le retour à une inflation proche, mais légèrement inférieure, à 2%. Et cela, "alors que la plupart des indicateurs d’inflation s’établissent à des points historiquement bas et que les affaires restent au ralenti dans la zone euro."

Comme point positif, Mario Draghi mentionne la chute du prix du pétrole "qui renforce la base d’une reprise économique. Le revenu des ménages comme ceux des entreprises devrait en être accru." Mais si la demande d’exportation devrait bénéficier de la reprise au niveau mondial, cette même reprise pourrait être freinée par l’importance du chômage, a prévenu le président de la BCE.

Les risques pour la zone euro restent orientés à la baisse et devraient diminuer. Quant aux taux d’inflation, ils devraient augmenter graduellement au cours des années 2015 et 2016, a estimé le patron de la BCE.

Le plan débute en mars

Les achats d'obligations souveraines notées en catégorie d'investissement débuteront en mars. Les achats de dette seront réalisés sur la base de la Participation des banques centrales nationales au capital de la BCE.

Par ailleurs, il existera certains critères supplémentaires d'éligibilité pour les pays déjà soumis à une programme d'aide UE-FMI.

20% des achats de dettes seront sujets à un partage des pertes éventuelles. "Nous allons acheter de la dette publique jusqu’à un pourcentage qui permet un vrai prix de marché, avec une limite émetteur de 33% et une limite d’émission fixée à 25% . On n’achètera donc pas plus de 25% de chaque émission."

Le taux de refinancement reste fixé à 0,05%, le taux de prêts marginal à 0,30% et le taux de la facilité de dépôt à -0,20%

 

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