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Publié par Le Kiosque aux Canards

Ça va pas bien de chez pas bien dans la strate populisto-beaufisto de l'extrême-droite française.

Entre la gestion catastrophique de la comm' du Front national après les attentats de janvier ; les deux proches "spécialistes" du financement du micro parti - Jeanne - de la miss Le Pen (dont l'un a été condamné en février 2014, et l'autre vient d'être inculpé) ; et la gueguerre interne sur le sujet "je suis plus anti immigré que toi d'abord" ; en passant par la soixantaine de candidats Front national aux cantonales qui dérapent et, pour finir, le départ tonitruant d'Aymeric Chaupade - ancien patron des députés européens FN et exfiltrateur en chef des accusés de trafic de drogue ; le grand barnum de la führieuse continue avec une nouvelle partie de billard à trois bandes.

Un nouveau conflit au Fn

C'est un nouveau conflit interne au Front national. Marine Le Pen a annoncé, la semaine dernière, avoir démis de ses fonctions de chef de la délégation FN à Bruxelles l'eurodéputé Aymeric Chauprade, avec qui elle était en conflit autour d'une vidéo.

L'eurodéputé "Edouard Ferrand est nommé à la tête de la délégation française FN-RBM au Parlement européen en remplacement d'Aymeric Chauprade", annonce la présidente du parti dans un communiqué. Bref ; le gloubiboulga habituel chez les guignols de la politique.

Chauprade publie une vidéo controversée

L'eurodéputé FN Aymeric Chauprade publie, le 15 janvier, une vidéo de plus de dix minutes sur YouTube dans laquelle il affirme que "la France est en guerre avec des musulmans, pas avec les musulmans, mais avec des musulmans". Il fait un distinguo entre "l'islam acclimaté" et "l'islam global, qui est resté fidèle à ses fondements jihadiques, historiques, et qui dit fondements dit fondamentalisme (...).

Nous sommes en guerre contre cet islam-là." Avant de conclure "qu'une cinquième colonne puissante vit chez nous et peut à tout moment se retourner contre nous en cas de confrontation générale".

Chauprade est démis de son poste de conseiller

"[Aymeric Chauprade] n'est plus conseiller aux affaires internationales", annonce Marine Le Pen, au micro de France Inter, lundi 19 janvier. Il "a fait là une vidéo qui est une prise de position personnelle. Je lui laisse la responsabilité de ses propos", ajoute la présidente du FN.

Marine Le Pen dément qu'il s'agit là d'une sanction, évoquant des questions de réorganisation interne. Plusieurs frontistes estiment qu'il ne s'agit pas d'une mise à l'écart, puisqu'Aymeric Chauprade reste chef de la délégation FN au Parlement européen.

Marion Maréchal-Le Pen tweete la vidéo

"La France est en guerre, l'analyse d'Aymeric Chauprade sur les attaques terroristes", tweete Marion Maréchal-Le Pen, mardi midi, avec un lien vers la vidéo. Plusieurs médias précisent que la présidente du FN a pourtant demandé aux responsables locaux FN de ne pas relayer la vidéo d'Aymeric Chauprade, "pour des raisons juridiques".

La députée du Vaucluse adresse donc un message de défiance à sa tante. Aymeric Chauprade reçoit également le soutien du président d'honneur du parti, Jean-Marie Le Pen.

Le FN soutient Chauprade contre SOS Racisme...

Jeudi, Marine Le Pen demande au Front national d'aider Aymeric Chauprade à organiser sa défense face à SOS-Racisme.

En effet, l'association a annoncé le dépôt d'une plainte, la veille, pour condamner "des propos appelant clairement à la haine et à la violence contre une partie de la communauté nationale à raison de sa religion". "Il peut y avoir une explication politique, mais Aymeric Chauprade reste un élu du FN et bénéficie de la protection juridique du parti", résume Florian Philippot, le vice-président du parti.

... Mais le démet aussi de sa fonction à Bruxelles

Cette fois, pas de doute, il s'agit bien d'une sanction. Aymeric Chauprade est démis de ses fonctions de chef de la délégation FN à Bruxelles, annonce Marine Le Pen. Dans le même communiqué, la présidente du FN précise le nom de son remplaçant, Edouard Ferrand.

La veille, elle expliquait déjà qu'à "partir du moment où il refuse toute concertation préalable à ses prises de position et qu'il souhaite privilégier sa liberté totale de parole, il ne peut plus prétendre représenter et donc être la voix des 23 députés. Cela me paraît logique".

Aujourd'hui, la rupture est définitivement consommée entre Marine Le Pen et l’eurodéputé Aymeric Chauprade. Près d’un an après avoir été suspendu de sa fonction de chef de la délégation frontiste au Parlement européen, le responsable politique a annoncé ce lundi sur i-Télé son départ du Front National. Dans un sévère réquisitoire visant la présidente du parti et Florian Philippot, Aymeric Chauprade, avançant des raisons « morales » mais aussi « idéologiques ».

Impliqué également dans l’exfiltration, il y a quelques jours, des deux pilotes français dans l’affaire « Air Cocaine », le cas Aymeric Chauprade devait être prochainement évoqué lors de la réunion du bureau exécutif du FN. L’eurodéputé dénonce, dans une interview accordée au Figaro, la récente condamnation par Marine Le Pen dont il a fait l’objet : « Pour Florian Philippot et Marine Le Pen, le risque d’image est plus important que l’engagement pour des valeurs comme la solidarité vis-à-vis de compatriotes confrontés à un vrai déni de justice ».

 

Front national ; le grand Barnum permanent

La réponse de la boss du Front national

Front national ; le grand Barnum permanent

Des étranges ralliements...

Et, pour faire «genre», le Front national accueillait Sébastien Chenu : l’ancien secrétaire national de l’UMP, cofondateur du mouvement homosexuel GayLib, qui était propulsé à la tête du collectif culture du Rassemblement bleu Marine – au grand dam de certains cadres frontistes. Ce jeudi, le journal l’Opinion rapporte un autre ralliement, celui d’Aurélien Legrand, ex-membre du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), devenu en septembre la plume du FN parisien.

Et, pendant ce temps là ; la justice fait son job

Grégoire Boucher, trésorier du micro parti “Jeanne” de Marine Le Pen, proche de la mouvance extrémiste de La Manif Pour Tous : le “Printemps Français” et aperçu parmi les organisateurs de “Jour de Colère”, a été condamné pour escroquerie en février 2014.

Hier, c’est au tour de son grand copain et associé dans ses différentes boite Frédéric Chatillon d’être mis en examen pour «faux et usage de faux», «escroquerie», en passant par «abus de bien social» et «blanchiment d’abus de bien social».

Entre les faux candidats aux dernières municipales, les maires virés pour «petits» soucis de compte de campagne, les cadres exclus pour saluts nazis ou pour avoir comparé la garde des sceaux à une guenon ; le Fn, c’est le grand Barnum permanent. 

 

Front national : la liste de la honte

Aymeric Chauprade et Marine Le Pen

Aymeric Chauprade et Marine Le Pen

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