Quand Ludovine de la Rochère “se trompe” de vidéo

Vidéos dans l’article.

Une info passée inaperçue le mois dernier ; La Manif pour Tous s’excuse auprès de Marion Maréchal-Le Pen de ne pas avoir inclus, dans l’une des vidéos de promotion de #LMPT, des élus du Front national.

Comme quoi, y’a pas que Sarkozy qui cire les pompes des extrémistes...

 

Ça cire les pompes chez La Manif pour Tous

 

La Manif pour Tous serait-elle sensible à la colère de Marion Maréchal - Le Pen ? L'organisation a en effet publié, mercredi 29 octobre, une nouvelle vidéo consacrée aux manifestations contre la GPA et la PMA du 5 octobre dernier.

Et plusieurs responsables du Front national y figurent : la députée Marion Maréchal - Le Pen, le sénateur Stéphane Ravier, l'eurodéputé Aymeric Chauprade et Bruno Gollnisch.

Marion Maréchal-Le Pen boude

 

Marion Maréchal - Le Pen s'était plainte, le 7 octobre sur Twitter, de la première vidéo publiée par La Manif pour Tous deux jours plus tôt, jour de la manifestation. Une vidéo réalisée avant l'événement, qui montrait beaucoup d'élus (notamment UMP) répondre à des questions sur les sujets d'inquiétude des opposants, mais aucun des membres du parti frontiste pourtant présents dans les cortèges ce jour-là.

La présidente de la Manif pour Tous affirme que "la mauvaise vidéo" a été diffusée le 5 octobre : "Il manquait trois partis - et seul le FN a émis une réclamation. Pour ces élus, je comprends très bien qu'il y ait eu une déception".

Le 7 octobre, le coordinateur de La Manif pour Tous Albéric Dumont assurait pourtant que l'absence d'élus FN dans la première vidéo n'était en aucun cas le résultat d'un oubli, encore moins d'une censure :

“Il n'y a aucune volonté de discrimination de notre part concernant le FN. Nous sommes trans-partis. Marion Maréchal Le Pen a reçu le même traitement que les autres élus présents à la manifestation du 5 octobre et nous sommes très contents que des élus de tous bords, qui plus est lorsqu'ils ont été élus au suffrage universel direct, aient été présents.

Par manque de moyens et de temps, on a repris les vidéos tournées pour la manifestation du 2 février et pour lesquelles on avait posé quatre questions à différents élus PS, UDI, UMP et FN. Pour la manif du 5 octobre, on a remonté ces vidéos en ne gardant que les réponses concernant l'engagement politique et l'abrogation de la loi Taubira.”

 

Des réponses “ confuses, pas vraiment très bonnes"

 

Et en l'occurrence, les réponses de la nièce de Marine Le Pen étaient "confuses, pas vraiment très bonnes", ajoutait-il. Le 15 octobre, une autre vidéo était publiée par La Manif pour Tous, constituée cette fois-ci d'images des cortèges de la manifestation du 5. De nombreux élus y apparaissent, y compris Marion Maréchal - Le Pen.

Pas satisfaisant pour la parlementaire d'extrême droite : le 22 octobre sur France Inter, elle accusait La Manif pour Tous de "complicité à l'égard de l'UMP" et remettait en cause sa propre participation à leurs manifestations.

Une “ une erreur de vidéo”...

L'organisation s'en est émue, Ludovine de La Rochère allant jusqu'à déplorer, lundi 27 octobre, "une erreur regrettable" dans une interview à Boulevard Voltaire, site lancé par Robert Ménard et très proche des convictions de La Manif pour Tous :

“Aucun politique n'était présent sur notre estrade, il y a simplement eu une erreur de vidéo, très regrettable puisque celle qui était initialement prévue comptait des élus de DLR, de l'UDI et du FN.

[Marion Maréchal-Le Pen] était en colère à cause de cette vidéo et je la comprends parfaitement. Pour le reste, le FN a toujours été le bienvenu dans nos manifestations, au sein du cortège d'élus, et continuera à l’être.”

 

Puis... Une nouvelle vidéo

 

Deux jours plus tard, une nouvelle vidéo, donc. "Il se trouve qu'elle a été publiée 48 heures après l'interview", explique la présidente de La Manif pour Tous au Lab. Les paroles qui y sont relayées ont toutes été prononcées par des politiques présents à la manifestation du 5 octobre. Ludovine de La Rochère explique :

“La décision de faire cette vidéo a été prise il y a une dizaine de jours. Il s'agissait de rendre compte de l'événement, de montrer son impact et ses conséquences. Nous avons réutilisé des interventions de ces élus dans les médias. Et il nous a fallu le temps de la réaliser : nous ne sommes pas un média professionnel et ne disposons pas des mêmes moyens techniques.”

Ludovine de La Rochère regrette également que Marion Maréchal - Le Pen se soit simplement fendue d'un tweet pour demander des explications, et n'ait pas eu la "politesse" de décrocher son téléphone :

“Il vaut mieux avoir une conversation personnelle avant de se plaindre publiquement. La courtoisie, la politesse, c'est d'abord de passer un coup de fil.”

 

Entendre Ludovine de la Rochère parler de “courtoise” est aussi incongrue que de s'apercevoir qu’un responsable national du Front national est homosexuel, alors qu'une députée de son parti se plaint de ne pas être mise en valeurs par la principale oragnisation homophobe de son pays.

Quand Ludovine de la Rochère “se trompe” de vidéo
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