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Publié par Le Kiosque aux Canards

L’UMP, c’est un peu comme le FN ; chaque fois qu’un “bidule” se passe mal en interne, c’est obligatoirement de la faute des “autres”. Ainsi, depuis le début du vote électronique pour la nouvelle direction de l’UMP le site web dédié aux votes merde à répétition.

Le psychodrame Copé/Fillon

En novembre 2012, lors du dernier vote pour la présidence du parti, ça avat été un peu le bordel : chaque camp avait revendiqué la victoire avec pour conséquence la victoire auto-proclamé de Copé avec le final que l’on connaît aujourd’hui : le départ précipité de Copé, accusé d’avoir falsifié dans tous les sens.

Mais, il est vrai, avant ce final digne d’un film de seconde zone ; des mois passés à se tordre de rire devant un tel exemple de démocratie maltraitée.

On avait prévenu l’UMP

Pourtant, bien avant ce week-end de vote, nombreux avaient été celles et ceux qui s’étaient interrogés sur les méthodes choisies par l’UMP pour mettre en place cette consultation interne - rappelons que le PS avait, lors de ses dernières primaires, mis en place des bureaux de vote -.

Le constant de Thomas Guénolé, politomogue, formulée deux jours avant le scrutin sur Europe1.fr, était implacable : "en l'état actuel de la technologie, il est impossible de mettre en place un système de vote électronique inviolable." Et il semble bien qu’il avait eu le nez fin : c’est exactement ce qu’il se passe alors que le vote a commencé depuis moins de vingt quatre heure sur le site web de l’UMP.

Des “attaques” bien à propos...

"Il y a eu plusieurs tentatives de piratage et qui sont, d'après les experts, organisées. Ce n'est pas de l'amateurisme", a ainsi annoncé Luc Chatel, secrétaire général du parti, samedi matin sur France Info, avant d’affirmer avoir saisi la justice. "Nous avons déposé plainte cette nuit au commissariat du XVe, les services de police en charge de cyber-attaques enquêtent déjà, ça veut dire qu'ils prennent ça très au sérieux", a indiqué l’ancien ministre.

D’autres parlent de “lenteurs gênantes”

Ces attaques présumées auraient considérablement complexifié le processus de vote. Nombreux sont ceux qui n’ont pas réussi à voter du premier coup. Ce fit notamment le cas de Luc Chatel, qui souhaitait voter devant les caméras de BFMTV pour démontrer la fiabilité du système : raté dans les grandes largeurs.

Bruno Le Maire avait lui aussi convié les caméras samedi matin. Même difficulté pour le député de l’Eure au moment de valider son choix. Il a même été obligé de changer d’ordinateur : "Il faut être persévérant", a-t-il philosophé. Mais "quand on demande aux gens d'essayer et de ressayer, il y a un moment où les meilleures volontés peuvent s'épuiser", s’inquiète Hervé Mariton, autre candidat.

Bref ; l’UMP qui se voit déjà gouverner la France en 2017 n’arrive à rien alors qu’il se trouve dans la position la plus facile dans notre Ve république : celle d’un parti d’opposition.

Les attaques présumées du site de votes de l’UMP

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