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Publié par Le Kiosque aux Canards

Richard Jacob, qui était à l’époque élu du Front National, avait été condamné en juin 2013 par le tribunal correctionnel d’Auxerre. Il avait écopé de 6 mois de prison avec sursis et de deux ans d’inéligibilité pour violence et incitation à la haine en raison de l'identité sexuelle. Son procès en appel avait lieu le 6 mai dernier.

Violences et propos homophobes

Les faits s’étaient déroulés devant la mairie d’Auxerre, où des manifestants s'étaient rassemblés pour soutenir le projet de loi sur le mariage homosexuel. Une altercation avait éclaté entre les partisans du mariage pour tous et le conseiller municipal Front national. Trois personnes, dont une jeune fille de 17 ans, avaient déposé plainte. "C’était une manifestation autorisée, pacifique et lui est venu nous provoquer, nous bousculer et nous agresser", explique Philippe Durand qui s’est porté partie civile dans cette affaire.

Pour sa part, Richard Jacob (qui depuis a été exclu du Front National pour avoir soutenu un candidat UMP aux dernières législatives) reconnaît à demi-mot s'être emporté, mais il maintient que les manifestants l'avaient provoqué en s’installant avec des banderolles sur le parvis de la mairie. Ce n’est pas l’avis de l'avocate générale qui a requis la confirmation de la peine prononcée à Auxerre. "Foutoir et foutaises, ils n’ont rien dans leur dossier", déclare Richard Jacob.

Plus lourdement condamné en appel

En première instance, le tribunal correctionnel d'Auxerre avait condamné Richard Jacob à six mois de prison avec sursis, deux ans d'inéligibilité et 2.000 euros d'amende. Le tribunal l'avait uniquement reconnu coupable des violences, et avait jugé nulles les poursuites pour provocation à la haine et à la discrimination. Richard Jacob avait fait appel.

Mais, la cour d'appel de Paris a quant à elle retenu cette infraction. Elle a par ailleurs porté à 800 euros le montant des dommages et intérêts que devra verser M. Jacob à trois associations parties civiles, contre un euro en première instance. Philippe Durand, L'une des victimes, s'est déclaré "satisfait" de la décision de la cour d'appel de Paris, estimant qu'un élu de la République n'aurait "jamais dû agir comme cela". Ces dommages et intérêts s’ajoutent à la condamnation à huit mois de prison et deux ans d’inéligibilité

Richard Jacob, qui n'est plus conseiller municipal à Auxerre, n'était pas présent au délibéré. Interrogé par l’AFP, il a jugé la décision "extrêmement sévère". "Je demandais que justice soit faite, mais ce n'est qu'un copier-coller du premier jugement et on en a rajouté", a-t-il déclaré. L’ancien élu auxerrois n'a pas précisé s'il ferait un pourvoi en cassation.

Richard Jacob ; un habitué du “martyr”

Fin septembre 2010, le même Jacob indiquait dans un communiqué de presse qu’il “allait demander à son avocat, Louis Alliot - le compagnon de Marine Le Pen - de déposer plainte pour coups et blessures” après avoir été “violemment battu et matraqué par le service d’ordre de Nicolas Sarkozy”

Dans les faits, non seulement aucune plainte ne fut déposée, mais c’est ce même Jacob qui finira en garde-à-vue à la gendarmerie d’Avallon...

Ce même Richard Jacob racontait sa version dans une vidéo ; le doux délire d’un type qui n’assume pas, dont la justice a très rapidement stoppé la tentative d’échapper à ses actes.

 

Un ex élu FN condamné pour propos homophobes et violences

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