“Au nom du fils” : les intégristes de Civitas préfèrent se cacher les yeux

Bande annonce du film en fin d’article.

Le troupeau Civitas est vraiment drôle quand il n’est pas à pleurer. Cet institut, dirigée par un Belge, se focalise aujourd’hui contre un film, réalisé par un Belge et très bien accueillit par le public Belge depuis sa sortie en 2013 : “Au nom du fils”.

Manque de chance pour Civitas ; le film qui parle de la vengeance d’une mère dont le fils a été abusé par un prêtre intégriste sort en France alors que le Vatican planche sur les 700 cas avérés de pédophilie dans l’Église.

“Au nom du fils” : le synopsis

Elisabeth est brillante, radieuse, fleurie le jour de l’arrivée du père Achille. Il fera dorénavant partie de la famille. Cette famille parfaite qui admire tant Elisabeth pour son émission radiophonique de dialogue sur « Radio Espoir Chrétien », pour ce temps qu’elle consacre aux autres, à sa famille, au ménage.

Mais, ni sa foi, ni « Radio Espoir Chrétien », ni l’amour n’empêcheront la chute d’Elisabeth dans les limbes de la réalité. Les mensonges d’un mari, le silence de l’Église, le déni des proches, la pousseront à mener une croisade violente. Le doute s’invitera dans la croisade d’Elisabeth.

Une “attaque ciblée” pour Civitas

"Ce film s'accompagne d'une campagne d'affiches blasphématoires. Blasphèmes, antichristianisme et banalisation (apologie ?) du meurtre de religieux catholiques, voilà le travail de Vincent Lannoo", peut-on lire sur le site de France Jeunesse Civitas.

L'association de catholiques a tenté de mettre hors circuit le film en France. Et elle y est presque parvenu. Fin avril, l'affiche officielle du film présentant le détournement d'un tableau de Hans Memling baptisé "Vierge à l'enfant" a été interdite d'affichage public. Le distributeur "Eurozoom" a donc été contraint de choisir une autre affiche.

Seul “problème” ; le Vatican planche en ce moment sur la pédophilie dans l’Église

Ainsi, Civitas préfère se focaliser contre un simple film plutôt que d’agir contre la pédophilie au sein de l’Église catholique, tel que le fait, enfin, le nouveau pape François au sein de la commission ad hoc. Ces intégristes sont étranges ; ils se battent contre des réformes qui ne les concernent absolument pas et sont étrangement silencieux sur les crimes commis par les leurs. Le syndrome de la paille et de la poutre semble encore d’actualité, 2 000 ans après.

“Au nom du fils” : les intégristes de Civitas préfèrent se cacher les yeux
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