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Un reflux entre les deux tours

Dans les 244 communes où il était présent au second tour, le FN atteint en moyenne 17,3% contre 18,6% dans ces mêmes communes au premier tour.

Si le parti lepéniste voit donc son score se tasser légèrement dans l’entre-deux tours, ce reflux est moins marqué qu’en 1995. Cette meilleure capacité de fidélisation constitue un signe de l’enracinement du parti dans le paysage politique, tout comme le fait que son niveau de premier tour soit plus élevé qu’en 1995.

Les triangulaires ont montré que le Front national perdait des électeurs

Les triangulaires lors des législatives de 1997 avaient marqué les esprits comme ayant été la cause principale de la déroute de la droite. Mais on constate, dans le tableau ci-dessous, que lors des municipales de 1995, le verdict avait été moins défavorable à la droite, cette dernière ne perdant que 19 villes dans cette configuration contre 16 pour la gauche, près de 100 villes ne basculant pas.

La nature de l’élection (élection locale versus élection nationale comme les législatives) mais aussi le seuil de maintien au second tour plus bas aux municipales qu’aux législatives (10% des exprimés contre 12,5% des inscrits aux législatives, soit souvent 17 à 18% des exprimés) expliquent en partie ce phénomène. Quand il est présent en triangulaires aux municipales, le FN se situe souvent à un niveau moins élevé qu’aux législatives et son pouvoir de nuisance est donc moindre.

Un comportement stratégique des électeurs du FN contre la gauche

On peut aussi penser, au regard des résultats commune par commune, que ces électeurs frontistes ont adopté un comportement stratégique notamment dans les villes détenues par la gauche. Quant à l’issue du premier tour, il est apparu que la gauche dans son ensemble bénéficiait d’une large avance et que la probabilité de faire basculer la ville à droite était mince voire nulle, le FN a gardé son électorat d’un tour à l’autre. Tout se passe alors comme si les électeurs frontistes avaient, dans leur écrasante majorité, renouvelé leur choix en faveur du FN au second tour et n’avaient pas été sensibles à l’argument du « vote utile»,

l’hypothèse d’une victoire de la droite apparaissant hautement improbable. Ce fut le cas par exemple à Fougères, à Dijon ou bien encore à Créteil ou à Villeneuve d’Ascq par exemple.

 

L’ensemble du dossier d’analyse des votes Front national aux élections municipales de 2014 :

 

 

Front national : la première analyse des municipales
Tag(s) : #net-politique, #france, #municpales, #2014, #front-national, #etude, #analyse

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