Sin City 2 : l’été s’ra chaud !

Le deuxième volet cinématographique de la célèbre BD du maître Franck Miller sortira cet été et ça risque, en effet, d’être chaud. Si Clive Owen et Bruce Willis disparaissent ; l’arrivée de l’actrice française Eva Green, dont la brunitude et les lèvres rouge sang se marient à merveille avec l’atmosphère sombre et déglinguée du film, pallie amplement aux deux départs.

Franck Miller : le maître maudit

Si le célèbre auteur de BD est né dans l’État du Maryland, c’est à Montpelier qu’il grandit. Non ; pas de faute d’orthographe à Montpelier, puisqu’il ne s’agit pas de la ville française de l’Hérault, mais de la plus petite capitale d’État des USA : celle du Vermont. Franck Miller est passé partout, en y laissant des traces marquantes. Il commence sa carrière chez Gold Key, passe chez DC Comics puis chez Marvel Comics.

À ce jour, l'œuvre la plus connue et la plus achevée de Frank Miller est Dark Knight (Batman: The Dark Knight Returns), une histoire glauque de Batman située dans un futur proche. Il y met en scène un Batman violent et extrémiste et met à mal le mythe du justicier détective. Miller réalise plus tard une suite à cette œuvre, Batman: The Dark Knight Strikes Again (ou DK2).

Dans les années 2000, il passe au cinéma, comme réalisateur - Sin City et The Spirit -, comme producteur - Sin City, The 300 - et comme acteur - plutôt des apparitions d’ailleurs, et plutôt des morts violentes, comme dans Dardevil en 2003 où il joue l’homme au stylo planté dans la tête et dans Sin City en 2005, où il meurt sous les coups de Marv.

Ça ne surprendra personne d’apprendre que Franck Miller est profondément “néo-conservateur”... Il n'a jamais fait mystère de sa fascination pour les armes à feu et de son obsession de la violence et de la sécurité... d’ailleurs, Sin City était l’image en reflet des obsessions, des peurs et des craintes de son auteur...

L’année Eva Green

Voici celle qui fut fatale au cœur de James Bond dans Casino Royale, il en était raide dingue, transi. D’accord, c’était du cinéma, elle interprétait Vesper Lynd.

On se souvient encore de cette Isabelle, sous la direction de Bertolucci, dans Innocents-The Dreamers, film initiatique où trois adolescents testent leurs limites. Un quotidien de l’époque titrera, rubrique cinéma, « le 69 de l’année 68 ».

Et puis Ridley Scott, Tim Burton…À l’écran, c’est peu de dire l’effet qu’elle produit. Les hommes expirent. Les femmes soupirent. En face à face, le regard d’Eva Green ne vous saute pas aux yeux, mais au cou. Par quatre fois à l’écran cette année, il va étreindre, enflammer, stranguler. Actualité chargée. Voilà le décor…

Au 98 Theobalds Road, chez Warner, vient d’être projeté sous le sceau du secret 300 : La naissance d’un Empire . Tiré du roman graphique de Frank Miller, Xerxes, cette superproduction est le nouveau chapitre de la saga 300, sortie sur les écrans en 2006, réalisée par Zack Snyder, dont les recettes mondiales ont dépassé 450 millions de dollars.

Ce péplum, vision fantastique de la bataille des Thermopyles, tous vos enfants, les neveux, les cousins de 20 ans et les trentenaires à scooter l’ont vu, souvent deux fois. C’est générationnel, clament-ils, numérique, époustouflant. Le deuxième volet de la saga, dirigé par Noam Murro, est plus qu’attendu. Et là, en trois dimensions, Eva Green, alias Artemisia, va vous en mettre plein la vue.

Sin City 2 : l’été s’ra chaud !
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