Jeux olympiques et Opus Dei : une longue histoire de financement commun

“Mens sana in corpore sano” ; la fameuse citation de la dixième Satire de Juvénal, pourrait être considéré comme le crédo du Baron Pierre de Coubertin dans sa volonté d’introduire le sport dans les établissements scolaires français, avant de devenir le rénovateur des Jeux Olympique modernes en 1894.

S’il pensait que les Jeux Olympiques permettraient de substituer la notion d’appartenance nationale à celle de classe, il n’envisageait sans doute pas qu’une organisation extrémiste religieuse viendrait briser ses rêves.

Juan Antonio Samaranch ; ancien ministre de Franco et président du CIO

Juan Antonio Samaranch a été président du CIO pendant vingt-et-un ans. Il avait quitté ce poste en juillet 2001. Seul le baron Pierre de Coubertin,"père" des Jeux olympiques de l'ère moderne, était resté en fonction plus longtemps que lui (1896-1925). En 1991, il avait reçu du roi d'Espagne Juan Carlos le titre de marquis pour son implication dans le mouvement olympique et l'attribution des JO 1992 à Barcelone.

M. Samaranch s'était montré très actif à l'occasion de la candidature de Madrid pour les JO de 2012, dont l'organisation avait finalement été attribuée à Londres. Madrid était arrivée en troisième position. Il avait encore apporté son soutien à la candidature de la capitale espagnole pour 2016, se déplaçant à Copenhague, mais, là encore, Madrid s'était inclinée en finale contre Rio de Janeiro.

Homme d'influence et de réseaux, M. Samaranch a aussi sa part d'ombre : il n'a ainsi jamais caché son admiration pour le dictateur Francisco Franco, dont il fut en 1967 le délégué national de l'éducation physique et des sports (l'équivalent de secrétaire d'Etat). Surtout, s'il a réussi à donner au CIO le poids économique et politique qui est le sien aujourd'hui, il y a aussi fait régner un fonctionnement des plus opaques. Pendant son règne, les accusations de corruption se sont accumulées contre l'institution. Tout juste Samaracnh regrettera-t-il au moment de quitter son poste de "ne pas avoir réformé plus tôt le CIO".

Opus Dei et jeux Olympiques

Au nom du comité international olympique, M. Juan Antonio Samaranch, membre de l’Opus Dei a, pendant des décennies jusqu’en 2001, négocié secrètement les droits de retransmission télé des jeux Olympiques. Devant le comité, il annonçait seulement le montant global de l’enveloppe récoltée, sans dire quels sont les partenaires et le montant des contrats.

En 1981, Samaranch supprima le mot « amateur » de la charte olympique, pour que les jeux profitent mieux de l’argent amené par les sponsors des athlètes professionnels.

Il est à noter que Samaranch a exercé à titre bénévole la présidence des JO, qu’il s’agissait de sa seule activité, et qu’à titre bénévole, il est devenu milliardaire.

Jacques Rogge est le huitième président du CIO. Il a été élu le 16 juillet 2001 à la 112e Session du CIO à Moscou. Opusien comme son prédécesseur, il est belge, chirurgien orthopédique de profession. Jacques Rogge assuma la présidence du Comité Olympique et Interfédéral Belge de 1989 à 1992

À l'issue de la 125e session du CIO à Buenos Aires, Thomas Bach en est élu neuvième président le 10 septembre 2013 pour un mandat de huit ans. Il succède à Jacques Rogge, qui a atteint la limite actuelle de 12 années consécutives (en deux mandats : un premier de 8 ans, un deuxième de 4 ans) à la présidence. Son élection à la tête du CIO soulève des critiques qui rappellent qu'il a été avocat d'Adidas, où il a été introduit dans les milieux économico-sportifs par Horst Dassler qui fut impliqué dans le scandale des commissions occultes de la société ISL associée au CIO.

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