Ils ont perdu sur Le Mariage pour tous, ils tentent leur chance avec la fausse théorie du genre.

Et s’il n’y avait que ça, ce ne serait qu’un gravier sous le pied de celles et ceux qui se battent pour l’égalité. Or, entre leur invention politique d’une “théorie du genre”; sortie tout droite de leurs esprits, les “harmonieux” mélanges de thèmes sur l’immigration, la France catholique, la PMA et la GPA, le nationalisme, le sionisme et j’en passe ; on en arrive à bien cerner les motivations réelles de ce mouvement gloubiboulga qu’est La Manif pour tous.

La théorie du genre n’est même pas une théorie

Cette “théorie du genre” est une vaste fumisterie. Et c’est exactement pour cela que nous traitons le sujet avec humour, tel cet article du Gorafi - journal satyrique de fausses infos, comme vous le savez - sur un sextoy qui aurait été choisi par l’éducation nationale...

La théorie du genre n’existe pas, elle n’a jamais été proposé nulle part et il y a peu de chance qu’elle le soit. D’ailleurs, Il n’existe bien que des “gender studies” ou “études sur le genre”, qui désignent un champ d’étude scientifique multidisciplinaire portant sur les rapports entre hommes et femmes. Il concerne, d’ailleurs, plusieurs écoles et courants qui peuvent s’opposer entre eux.

Ces études ne nient pas la différence entre les sexes, mais permettent d’étudier la manière dont le féminin et le masculin sont perçus et construits socio-culturellement. Elles partent du postulat que ce qui est pensé comme tels dépasse le sexe biologique et est influencé par les normes sociales et les rôles attribués à chaque sexe.

Par exemple, dans les années 1960, Margaret Mead a montré que les Arapeshs de Nouvelle Guinée attribuaient aux hommes des traits de caractères considérés, dans nos contrées, comme féminins tels la sensibilité, la passivité ou l’amour des enfants.

Si la rumeur tente d’expliquer ces études par la phrase : "Ils vont enseigner à nos enfants qu’ils ne naissent pas fille ou garçon, mais qu’ils choisissent de le devenir !!!", elle interprète en réalité, mal la fameuse phrase de Simone de Beauvoir "On ne naît pas femme, on le devient", qui dénonçait la différence de traitement entre hommes et femmes dans la société.

Certaines de ces études étudient les orientations sexuelles – l’hétérosexualité, l’homosexualité, la bisexualité – et les phénomènes de transsexualité (qui concernent les individus qui ne se reconnaissent pas dans leur identité sexuelle de naissance). Etudier le genre permet ainsi de déconstruire les clichés et stéréotypes associés à chaque sexe et à chaque sexualité.

Bref et pour faire court ; la fameuse “théorie du genre” contre laquelle se targuent de lutter les aficionados de La Manif pour Tous est une rumeur, savamment orchestrée par la droite “dure” et l’extrême-droite pour faire peur dans les chaumières.

Rumeurs et fantasmes

Coordonné par un site Internet, ce mouvement des « journées de retrait des enfants des écoles » (JRE) entend dénoncer ce qu'il assure être « l'enseignement de la théorie du genre » à l'école, destiné à nier les différences entre filles et garçons et de nature à porter atteinte « à l'intégrité et à la pudeur » des enfants. Histoire d'affoler un peu plus les parents, ses initiateurs évoquent cours d'éducation sexuelle dès la maternelle, incitation à la masturbation et apologie de l'homosexualité…

On croit rêver. Mais la rumeur a pris, et les fantasmes vont bon train. Les « ABCD de l'égalité » ont servi de prétexte à ce grand délire. Lancés conjointement par le ministère de l'éducation nationale et celui des droits des femmes et expérimentés dans dix académies depuis la rentrée 2013, ils consistent à organiser des ateliers pour lutter contre les préjugés et stéréotypes filles-garçons à l'école, afin de corriger les inégalités entre les sexes dès le plus jeune âge.

Bobard ou amalgame

Cette fronde serait seulement ridicule si elle n'était révélatrice de deux réalités inquiétantes. La première est politique. Ce mouvement a été lancé par Farida Belghoul, ex-figure de la Marche des beurs dans les années 1980 et qui a, depuis, rejoint la mouvance d'extrême droite « Egalité et réconciliation », animée par Alain Soral, antisémite affiché, fidèle soutien de Dieudonné et qui se réclame désormais du national-socialisme.

Mme Belghoul a reçu le soutien de tout ce que la droite compte de plus réactionnaire (les catholiques intégristes de Civitas, Béatrice Bourges, présidente du Printemps français, Christine Boutin…), bien décidée à mener l'offensive contre tout ce qu'elle estime être une menace contre l'« identité de la personne » : mariage pour tous, droit à l'avortement, égalité homme-femme, débat sur la fin de vie. En outre, cette mobilisation rejoint l'inquiétude exprimée, sur ces sujets, par le Conseil français du culte musulman, qui vient de demander des explications au ministre de l'éducation nationale. Cette sainte alliance, activée par l'extrême droite la plus radicale, ne recule, on le voit, devant aucun bobard ou amalgame.

Or elle bénéficie, c'est le second constat, de l'extraordinaire efficacité des réseaux sociaux et d'Internet. Ceux-ci sont à l'évidence de fantastiques moyens d'accès au savoir et de formidables outils de débat démocratique. Ils peuvent aussi être de redoutables relais pour accréditer les fables les plus rocambolesques et les théories complotistes les plus échevelées. Surtout quand des agitateurs sans scrupule décident de surfer sur le climat délétère qui taraude la société française.

Dommage qu’il faille, encore et toujours, revenir sur une telle évidence.

Manif pour Tous et extrême-droite, un mythe ?

- Le Front national

Le parti de Marine Le Pen y était représenté par une délégation officielle et invitait ses "militants, adhérents et électeurs" à la rejoindre, au départ de la porte Maillot, pour s'opposer au projet de loi Taubira, "revendication communautariste ultraminoritaire qui porte gravement atteinte à l’institution du mariage, à la structure familiale et aux droits fondamentaux de l’enfant".

"Le Front National de la Jeunesse était présent en nombre, cadres, militants et sympathisants confondus, et beaucoup d’entre eux ont pu aller, pacifiquement, sur les Champs Elysées exprimer leur totale détermination dans ce combat contre un gouvernement socialiste qui ferait mieux de s’occuper de la situation économique et sociale dramatique de notre pays plutôt que de s’en prendre à la famille", s'est réjoui ce lundi Julien Rochedy, directeur national du Front national de la jeunesse dans un communiqué.

"On est sur les Champs !", se félicitait-il sur son compte Twitter, photo à l'appui.

- L'action française

Le groupement nationaliste et monarchiste d'inspiration maurrassienne publiait sur son site une vidéo intitulée : "Champs-Elysées, l'Action française en première ligne". Et se vante que certains de ses militants aient été interpellés. "L'Action française est fière d’avoir été en première ligne de cette action symbolique réprimée brutalement par le pouvoir. Parmi la quarantaine de manifestants placés en garde à vue, elle compte sept militants. "Honneur à eux et à tous leurs camarades de quelque horizon qu’ils viennent", peut-on également lire sur le post.

- Le Groupe union défense (GUD)

La branche lyonnaise de l'organisation étudiante d'extrême droite, coutumière des actions coup de poing, revendiquait sur Twitter sa présence, dimanche, dans le cortège de la "manif pour tous".

- Le bloc identitaire

Le mouvement d'extrême droite adepte des actions de terrain avait appelé à venir grossir les rangs de la manif pour tous pour protester contre "une révolution anthropologique amorcée par des apprentis-sorciers qui se sont donnés pour mission de casser tous les repères permettant aux êtres humains de savoir qui ils sont, d'où ils viennent et donc aussi 'de qui' ils viennent".

Qu’ils continuent donc à nous jeter de la poudre aux yeux, la réalité les rattrape. Entre mensonges, amalgames, clichés souvent intenables, Si La Manif pour Tous est “pour tous”, elle rassemble d’étranges discours pour de bien bizarres compagnons.

Lili Marleen

Lili Marleen

Face à la montée de l' antisémitisme de l homophobie et de toutes les formes de haine, j'ai eu envie de réagir... en musique. Réalisation & Scénario JEREMY CIRCUS & CARRYL BERTET Chef Opérateur CARRYL BERTET Avec JACQUES VERZIER & JEREMY CIRCUS Produit par LES SAISONS D'ARTHUR LILI MARLEEN(Hans Leip/Rudolf Zink) Musique PATRICK LAVIOSA Voix JEREMY CIRCUS Maquillage JAQUES VERZIER post-production Les Saisons d'Arthur Remerciments ALEXANDRE BONSTEIN pour son soutien DIANE COQUARD DAMIEN MICHEL

Ils ont perdu sur Le Mariage pour tous, ils tentent leur chance avec la fausse théorie du genre.
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