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Petit billet de rentrée... Mais vaste programme, non ?

Plus la société évolue, plus il me semble qu’il est urgent de se recentrer sur la réalité et pas sur ce que l’on croit ; ce que l’on a entendu dire par la copine du cousin Edmond. Sauf que voilà ; il est désormais plus simple de lécher amoureusement les pseudos infos de réseaux sociaux incapable de faire le ménage que de se bouger le cul pour son propre pays.

On pourrait même parler d'une gauche insoumise, dont des responsables vivent en HLM, spoliant ainsi celles et ceux qu'ils se targuent de défendre, tout en faisant d'un petit fait divers un combat de début de congés d'été ; d'une droite sociale dont le candidat paye son épouse à ne rien faire, sur le dos des contribuables ; d'un Rassemblement national dont la boss s'est ridiculisée elle-même lors d'un débat d'entre deux tours.

Alors ; ne vaut mieux t'il pas parler franchement ? Clairement ? Dire qu'un président, qu'un État ne peut pas tout, tout de suite mais tente d'agir dans le long terme, quitte à se prendre l'opinion publique dans la tronche avec des réformes que jamais aucun autre dirigeant n'a eu le courage de mettre en place.

Cliquer au lieu d’agir

Le problème ? Ben c’est que les réseaux sociaux offrent une fantastique occasion de partages nauséabonds, où les conneries sont légions ; ni argumentées, ni réelles, ni prouvées. Il suffit juste de “cliquer” pour avoir l’impression d’un pouvoir sans fatigue, sans engagement.

Les nouveaux beaufs sont celles et ceux qui croient qu’un simple clic leur permet de palier au fait qu’ils ne se retirent pas les doigts du cul pour leur pays. Pour ces gueulards, mieux vaut se plaindre ad vitam que de reconnaître que le monde change, que les envies se modifient, que l'avenir impose des contraintes, plutôt que d'accepter qu'un jeune président, en dehors de toute idéologie nauséabonde, puisse réussir là où la droite, les socialistes, les communistes ont échoué.

L’important, c’est la prose

On a vraiment l’impression que l’important, c’est la prose. Que les mots des attaques ont plus de poids que la réalité d’une action politique. On sent venir la fraîche mais, pourtant, nauséabonde brise des mots qui se choquent et qui, ensuite, tels des atomes, partent dans toutes les directions.

Les citoyennes et les citoyens qui gueulent, l’ouvrent, fustigent, n’ont, pour la plupart, jamais retiré le début d’une phalange de doigts de leurs culs roses pour la collectivité, mais alors ; qu’est-ce qu’ils l’ouvrent dès que l’un de leur frère - humain avant tout - commet une erreur ! Eux qui n’en commettront que peu, dans l’action politique, sociale, associative, puisque complètement étrangers à l’acte gratuit, vers les autres.

Oui, pour nos gueulards ; l’important, c’est la prose. Et rien d’autre. Ils ne connaissent le mot “démocratie” que comme un argument et certainement pas une philosophie, un engagement, voir un rêve. Leurs limites de la démocratie ? Et bien la méconnaissance de tout, sauf d'un égoïsme qu'ils reprochent aux autres.

La démocratie c’est quoi, déjà ?

Le plus simple est de reprendre sa définition. Regardons donc comment la développe l’Encyclopédie Larousse du XXe siècle : « La démocratie consiste dans l’exercice, soit direct, soit indirect, du pouvoir par le peuple. Cette organisation politique implique un état social caractérisé par le fait que tous sont égaux devant la loi, que tous possèdent les mêmes droits.

Les fonctions sont accessibles à tous, (...) les citoyens devant être appelés à la vie intellectuelle et morale, et de plus en plus mis en état d’exercer, d’une façon efficace et raisonnée, la part de pouvoir qui leur est attribuée, l’Etat démocratique a l’obligation d’instituer des œuvres d’instruction et d’éducation, et des œuvres de solidarité. Le régime démocratique a pour instrument le suffrage universel et pour cadre plus particulièrement approprié la forme républicaine ».

La démocratie n’est pas un sens unique ; les citoyens sont aussi responsables de leurs choix

Intéressant, non : “... les citoyens devant être appelés à la vie intellectuelle et morale, et de plus en plus mis en état d’exercer, d’une façon efficace et raisonnée, la part de pouvoir qui leur est attribuée...” et, pour cela ; “ l’Etat démocratique a l’obligation d’instituer des œuvres d’instruction et d’éducation, et des œuvres de solidarité...” ainsi, la démocratie n’est pas seulement et exclusivement le fait de pouvoir élire ses représentants, d’une manière directe ou indirecte ; c’est, pour toute citoyenne et pour tout citoyen, se mettre en situation d’en avoir la - les - capacité.

Depuis le temps que l’écrit Le Kiosque aux Canards... L’élitisme républicain existe ; cela se nomme l’éducation. Et sans éducation, sans connaissance, sans se bouger le fion pour chercher la substantifique moelle à un discours politique ; on ne pratique plus la démocratie. Mais un simple ersatz. Et les politiques le savent bien ; il est tellement facile de gérer un peuple qui ne prend pas la peine de s’éduquer. Par contre, gueuler et l’ouvrir ; tout le monde sait le faire.

L’extrême droite et l’extrême gauche dans le même panier du “des voix à tout prix”

“Des paroles, des paroles, des paroles”... Pourrait être le gimmick de ralliement des deux extrêmes. On cause, on parle, on discute ; mais on agit jamais. Dans le cadre de l’extrême-droite, il suffit de voir dans quel état les élus FN ont rendu les villes où ils eurent un premier magistrat pour comprendre, s’il fallait des preuves, de l’incompétence de ces derniers. Dans le cas de l’extrême-gauche ; les références à des régimes aussi démocrate que Louis XIV parlent d’eux-mêmes. Un politique qui valide le régime cubain , le régime vénézuelien - plaque tournante du traffic de drogue européen - peut se targuer d’une démocratie aussi étrange que décalée. Mais, sans doute, celles et ceux qui le suivent ont du fréquenter les geôles cubaines, remplies d’opposants politiques. Angélisme on vous dit...

Alors, on a un déchaînement de vertus durant les élections. Tout cela barre dans tous les sens, de tous les côtés, jusqu’à une sorte de feu d’artifice médiatique ; d’un côté on se paye un jeune journaliste pour faire bander son électorat à moindre coût et à moindre danger ; de l’autre, on fustige tout azimut, quitte à sortir des conneries grosses comme le président d’honneur du FN, la beaufitude incarnée. Par exemple ; les aides sociales plus importantes qu’auraient les étrangers face aux “français de souche”. Et, fort de leurs certitudes ; les deux se parent de l’étiquette “démocrate”.

Pourquoi ? Seulement parce qu’ils passent par le système électif ? Dans ce cas ; revoir la définition de “démocratie”... Les limites de la démocratie ; la méconnaissance. Parce que l'on ne peut se targuer d'un choix si l'on ne connaît pas la réalité des axiomes qui le composent.

L’angélisme a encore de jolis jours devant lui ; avec son copain : la douce sodomie de coléoptère. Alors ? Et si on arrêtait d’être con ? C’est pas gagné !

Et si on arrêtait d’être con ?
Tag(s) : #société, #France, #démocratie, #angélisme, #réseaux sociaux, #partages

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