T’ain... C’est déjà Nowel...

Comme tous les ans depuis 2007, le Canard du Kiosque se fend d’un billet sur Nowel et sur la nouvelle année. Cette année, il le fait assez tard, vu le nombre de messages reçus, issus des jolies lectrices et des fiers lecteurs, qui attendent, semble t’il, avec impatience, son article.

Alors, n’écoutant que sa volonté de satisfaire tout le monde, le Canard reprend ses vielles habitudes de 2007, se sert, donc, un bourbon glace, s’allume un Short Churchill et se met à son article de Nowel.

Nowel : une escroquerie pour tout le monde

Déjà, dès le départ, c’était mal barré cette histoire. La date du 25 décembre a été fixé au début du VIe siècle par un moine, Denys le Petit, qui la fixa d’une manière légèrement abstraite et, surtout, “relativement” fausse si l’on se souvient que c’est à cause de ce même gugusse que l’on passa de l’an 247 du règne de Dioclétien à an 532 de l’ère chrétienne, en moins de deux heures...

Le soucis majeur ? Et bien le zéro était totalement inconnu à cette époque puisqu’il ne sera connu de l'Occident Chrétien que par sa découverte en Espagne par Gerbert d'Aurillac. Et, donc, notre petit Denys a calculé sans lui...

Ainsi, La date de Noël fut fixée pour des raisons symboliques au 25 décembre. Bref ; ça partait vraiment en vrille...

Nowel : la période honnie des parents

Et à tout âge de leur progéniture. Quand la naine ou le nain est petit, c’est la liste de cadeaux longue comme les queues qu’on va se taper pour satisfaire sa gourmandise. Quand la naine ou le nain grandit, la liste se raccourcie, mais la difficulté augmente, ainsi que le budget y afférent...

En plus, tu dois gérer les listes annexes dès que ta progéniture atteint l’âge des premiers amours ; celle pour le petit copain de ta naine, ou la petite copine de ton nain. Voire l’inverse - on est l’année du mariage pour tous -. Quoiqu’il en soit, plus ça grandit, plus c’est casse couilles.

Et c’est sans compter les semaines précédentes, passées à mettre en place ce putain de sapin, cette déco ridicule qui fait plein de merde sur le plancher à mesure que tu la poses, et qui a une tronche digne d’un architecte d’intérieur sous extasie... Nowel, c’est la merde à tous les étages. Limite que tu deviens musulmans pour foutre un torchon sur la tronche de ta naine et la balancer en cuisine pendant que tu bois, tranquillos, ton bourbon glace.

Nowel : c’est un gros connards en rouge

Avec une barbe blanche. Et qui n’a strictement rien à voir avec la naissance du nazaréen. Le père Noël est l'équivalent français du Santa Claus américain dont le nom est lui-même une déformation du Sinterklaas (saint Nicolas) néerlandais. Il est largement inspiré de Julenisse, un lutin nordique qui apporte des cadeaux, à la fête du milieu de l'hiver, la Midtvintersblot, un peu moins du dieu celte Gargan (qui inspira le Gargantua de Rabelais) mais surtout du dieu viking Odin, qui descendait sur terre pour offrir des cadeaux aux enfants scandinaves. C'est bien celui ci, ancêtre de tous les autres, qui semble être le point de départ.

Par contre, L'idée selon laquelle le Père Noël aurait été dessiné par la compagnie Coca-Cola en 1931 est une légende urbaine. Une étude de la représentation du père Noël dans les années précédentes montre en effet que l'aspect qu'on lui connait aujourd'hui était déjà répandu, y compris sa couleur rouge (même si c'est le tricolore de Saint Nicolas qui était représenté en très grande majorité), utilisée dès 1866.

Bon, ceci étant, le Canard fêtera Nowel. D’ailleurs, c’est même lui qui fera la bouffe. Si ça vous intéresse, il vous indiquera quel menu il a concocté cette année afin de faire plaisir à ses invités. Parce que, Nowel, en fait, c’est aussi se rassembler dans une même recherche d’égrégore pour le plaisir de toutes et de tous, non ?

T’ain... C’est déjà Nowel...
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