Dommage pour François Hollande, encore une fois un de ses voyages officiels "majeur" passe à la trappe. L'actualité est cruelle pour le Président de la République. Mais François, faut se faire une raison, nous sommes devenus un peuple de beaufs.

Foot et sociopathe, plus importants qu'un voyage présidentiel ?

Hier, Libération et un jeune assistant photographe de l'agence Next furent victimes d'un sociopathe armé d'un fusil à pompe, reléguant en fait-divers la visite présidentielle en Israël à l'arrière-ban et si cela ne suffit pas les 24 mongols en bleus doivent ce soir prouver qu'ils savent encore jouer au foot pour l'honneur de la France. «L'honneur de la France» quelle belle expression pour un pays qui ayant voté le 6 mai 2012 pour un président démocratiquement élu, utilise des moyens de délinquants, se tourne vers le FN, pour exprimer un mécontentement qui date pourtant des erreurs de Sarkozy.
Le voyage de François Hollande en Israël, mérite mieux à la une de nos chers médias. Une avancée importante semble avoir été enfin atteinte concernant le rapprochement de la France et du Proche-Orient. Mais ceci ne semble pas intéresser le troupeau que nous formons.

Alors ce voyage en Israël en quoi est-il plus important ?

François Hollande, qui s'est attiré les louanges des Israéliens et des Palestiniens lors de sa première visite présidentielle au Proche-Orient, estime avoir refait de la France un partenaire privilégié de la paix dans cette région du monde. Et ça c'est du bonheur ! 
Le Président de la République a rappelé une position connue; la solution de deux États avec Jérusalem pour capitale et l'arrêt de la colonisation israélienne dans les territoires occupés. étonnamment,le président français semble avoir été entendu.

«Vive le François», titre mardi le quotidien conservateur Ma'ariv

Un hommage rare pour le président d'un pays souvent considéré comme pro-palestinien et marginalisé par rapport aux États-Unis, maîtres du jeu au Proche-Orient. François Hollande le doit surtout à sa position ferme dans les négociations sur le programme nucléaire militaire de l'Iran, sur lequel les tractations reprendront mercredi entre les grandes puissances et l'Iran. «Si nous voulons survivre, le moment est venu de vaincre ceux qui haïssent Israël. François Hollande est un ami. Nous devions l'écouter», peut-on lire dans un éditorial de Ma'ariv. Un autre quotidien, Yedioth Ahronoth, note le souci du président français de délivrer des messages tout en préservant les susceptibilités des camps palestinien et israélien. Ce voyage a été l'occasion de renforcer ses liens avec Benjamin Netanyahu, que le président ne connaissait pas avant son élection, à la différence de son homologue Shimon Peres. Les deux hommes ont fait assaut d'amabilités, se tutoyant et affichant leur émotion lors de la visite au mémorial de Yad Vashem. François Hollande a aussi préservé les liens avec l'Autorité palestinienne lors d'un passage à Ramallah où il a confirmé le soutien de la France, le président palestinien Mahmoud Abbas jugeant même sa position «équilibrée». «Il faut pouvoir parler en confiance avec Netanyahu et avec confiance avec Abbas», dit un diplomate français. «Il n'y a pas énormément de gens qui sont capables de faire les deux».

La fermeté aussi au rendez-vous

«Le rôle de la France ce n'est pas de trouver une solution moyenne, c'est d'être utile, qu'une position soit trouvée». «La fermeté de la France dans toute une série de positions, qui est tout simplement le respect du droit, est vraiment très appréciée d'Israël et de l'ensemble de la région», a-t-il fait valoir devant la presse à Tel Aviv.

Chaque geste compte :  la France a été capable de parler et d'être appréciée

Dans les négociations de paix relancées cet été pour neuf mois sous l'égide des États-Unis, «chaque geste compte», note un proche de François Hollande. «On est au cœur d'un processus. Donc avec ce voyage, on ne parle pas simplement aux Palestiniens et aux Israéliens, on parle à l'ensemble de la région». «Oui, la France a été capable de parler et d'être appréciée des deux cotés pour son rôle», a dit le président, qui a pris un bain de foule avant de reprendre l'avion pour Paris. Espérons qu'il ne se rende pas à Saint-Denis ce soir, car c'est pas grâce au foot que sa côte de popularité va remonter.
On est bien loin du Stade de France, que l'on risque de rebaptiser, le Stade Victor Hugo, car les Bleus risquent d'y rejouer encore une fois les «Misérables».
Quand le foot et le shoot font vibrer la France
Retour à l'accueil