Enahda et Ali le Large

Enahda et Ali le Large (Larrayed voulant dire large) nous prennent et nous laissent pour des cons, pense Manou Bouzid, la correspondante tunisienne du Kiosque aux Canards

Au diner de cons, les tunisiens seraient sacrés champions du monde.

Ils nous ont trahis

Oui c’est vrai que nous sommes cons, cons d’avoir crus à cette révolution, cons d’avoir crus qu’on pourrait discuter avec Nahda et cons d’avoir crus que ces terroristes puissent avoir une parole.

Ils font comme Israël qui fait semblant de négocier avec les Palestiniens tout en accélérant les constructions sur les territoires palestiniens.

Les nôtres font semblant de négocier, tout en continuant les nominations, jouant sur les mots et ne respectant jamais au grand jamais un engagement.

Le 23 octobre dead line

Suite à la crise politique sans précédent que traverse la Tunisie, notre cher 1er Sinistre Ali le Large, Sinistre qui souvenez vous attendait les assaillants de l’Ambassade américaine par devant alors qu’ils sont venus par derrière, ça ne s’invente pas il l’a dit, donc suite à cette crise et aux nombreux sit-in et autres manifestations du peuple ce fameux sinistre, qui l’est à plus d’un titre, s’est engagé à signer une feuille de route avec l’opposition concernant plusieurs points notamment sa démission ainsi que celle du gouvernement le jour du début du dialogue nationale.

Pour bien faire les choses, ils ont fixé le départ de ce dialogue le 23 octobre 2nd anniversaire de l’ANC post révolutionnaire qui n’avait été élue que pour un an, permettant ainsi aux députés de cette assemblée du diable de percevoir à vie 80% de leur salaire actuel, cela pourrait leur suffire mais ils semblent que l’argent n’est plus une fin en soit et que le pouvoir est réellement enivrant au point que plus personne n’ai envie d’y renoncer, ni eux ni le gouvernement.

Ils se prennent tous pour des Césars et pensent veni, vidi mais heureusement pour nous pas encore vici, surtout pas vici.

Bien que les partis d’opposition et l’UGTT n’aient pas appelé à un rassemblement car ils avaient l’engagement de Nahda de commencer aujourd’hui ce fameux dialogue et d’annoncer la fin du gouvernement, la société civile descendit quand même dans la rue pensant que ce jour était le jour de la victoire.

Mais notre déception fut aussi grande que notre attente fut longue.

Les hordes de salafistes arrivent à point

Ce cher sinistre qui devait faire une conférence de presse ou il aurait du annoncer sa démission ainsi que celle du gouvernement, nous fit patienter près de 5 heures sous un soleil de plomb, tel une mariée qui prendrait tout son temps pour sortir de la maison paternelle.

Personne ne comprenait, la conférence était remise d’heure en heure comme s’il attendait un signe divin qui le sauverait de cette démission pour laquelle il s’était engagé.

Nous savons très bien que les voix du ciel sont impénétrables, mais apparemment pas pour Ali le Large qui en tant qu’islamiste convaincu était certain de recevoir une aide divine.

Et « Ô » surprise, alors qu’il cherchait le moyen d’échapper à cette sentence le ciel lui envoya un drame qui lui servit de d’excuse.

6 gendarmes et un civil trouvèrent la mort dans une embuscade à Sidi Bouzid, ville de l’intérieur du pays, aux alentours de 15h30.

Tout vient à point à qui sait attendre, pour Ali le Large il n’aura attendu que 3 heures, le hasard fait parfois des miracles.

Le temps de digérer l’info, et de se calmer afin de ne pas laisser paraitre son intense émotion propre à toutes les jeunes mariées pucelles et inquiètes en vue de la nuit de noce, Ali le large concéda finalement à parler, dans il sortit vers 18h alors qu’on l’attendait à 12h, pour dire qu’il avait d’autres préoccupations et que l’instant n’était pas adéquat pour parler de démission.

La Tunisie bugga, les tunisiens se retrouvèrent en mode choc, d’abords pour la tuerie des gendarmes, puis pour cette déclaration qui venait encore une fois confirmer que les nahdaouis étaient incapables de tenir un engagement.

Début du dialogue différé

Après ce coup d’éclat Ali le large qui se trouve en fait être très étroits d’esprit, revint une demie heure plus tard sur la scène comme une star qu’on aurait bissait, pour faire cette fois ci « La » conférence de presse qui en fait n’en était pas une et tenait plus du monologue qu’autre chose, les journalistes n’ayant put lui poser aucune question.

Dans une suite de mot qui n’avaient ni queue ni tête, il s’appliqua à nous dire ce que l’on savait déjà à savoir qu’il ne partira pas, mais il veut bien parler d’une possibilité de départ au cours du dialogue national, qui comme le messie, on en entend parler mais on ne le voit jamais arriver.

Aujourd’hui ce dialogue est reporté à Vendredi, il devrait donc démissionner, mais vendredi il doit aller prier à la mosquée, peut être samedi mais samedi c’est le jour du sabbat, alors dimanche non voyons dimanche c’est le jour du seigneur.

Dieu merci les islamistes ne reconnaissent aucune autre religion, sinon nous ne travaillerions pas de la semaine.

Les terroristes ne réclament rien, ils tuent pour tuer

En Algérie pendant la décennie noire, les islamistes estimaient qu’on leur avait volé leur victoire en annulant le résultat des élections qui les donnaient vainqueurs des législatives, ils estimaient avoir été écarté illégalement, mais en Tunisie nous devons combattre des terroristes qui attaquent mais ne demandent rien, encore plus incompréhensible ces attaques ne visent que les forces de l’ordre, les seuls remparts qui protègent le peuple mais contre qui ou quoi ?

Les gouvernants ne veulent pas quitter Ali le large et ses largesses à leurs égards.

Mais jusqu’à quand les tunisiens devront subir ce coup d’état institutionnel ?

Nahda près de la porte de sortie

En attendant la société civile gronde, les lycéens sont sortis dans la rue, les étudiants ont entammé une grève, pendant que le fils d’Ali le large attaque avec sa meute les étudiants de la faculté de la Manouba.

Le général Sissi en Egypte a eu raison, il est inutile de discuter avec les islamistes, si l’Egypte pouvait nous le louer pour quelques jours, les tunisiens leur en seraient reconnaissants.

En attendant nous devons attendre et patienter que notre pucelle du gouvernement entende les voix du seigneur qui lui commande de quitter les commandes ce qui d’après les dernières rumeurs ne saurait tarder.

Tant qu’il y a de la vie , il y a de l’espoir .

enahda
Enahda et Ali le Large
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