Tout comme le FN d’ailleurs que vient de rejoindre Jean-François Copé dans son absurde proposition de réformé un droit du sol qu’a priori ces deux partis ne comprennent pas.

Ainsi, après avec manifesté avec les “anti mariage pour tous” puis avoir indiqué qu’en fait, il n’était pas contre le “mariage pour tous” ; Copé vient de nous pondre, aujourd’hui, un nouveau monstre du Loch-Ness en annonçant "Il ne s'agit pas de remettre en cause le droit du sol. Les enfants nés de parents étrangers en situation régulière ne peuvent pas obtenir la nationalité française de manière automatique. Ils doivent en faire la demande"

Sauf que... c’est déjà le cas.

Copé, l’UMP ; la chasse aux voix des mononeurones

Selon lui, "la politique d'immigration actuelle est encore celle du XXe siècle, quand la France avait une immigration économique. Ce modèle ne fonctionne plus.

Aujourd'hui, au XXIe siècle, on a une immigration répondant à des motifs sociaux". "La France est secouée par la montée des tensions communautaristes gravissimes d'un côté, de l'extrême droite de l'autre. En effet, si son champion Sarkozy n’avait pas libéré la parole lors des catastrophiques débats sur l’identité nationale, on n’en serait pas là.

Pour le président de l'UMP, il faut "réussir l'assimilation de ceux qui sont en France, en luttant pour la laïcité et contre le communautarisme". Se rendre compte de cela après plus de dix ans de présidence UMPiste, c’est le monstre du Loch-Ness de l’année ou, écrit d’une autre manière, comment se rendre compte d’un point politique dont on ne s’est pas aperçu alors qu’on était aux affaires.

Mais voilà ; la droite se pulvérise entre centristes, gaullistes, fachos, mononeurones ; rassembler tout ce petit monde est désormais le challenge ultime d’une UMP exsangue, tant au niveau des idées que du pognon, nerf ultime de la “guerre”.

Le droit du sol ; la réalité

Le droit du sol a progressivement été réintroduit par des lois en 1851 puis 1889, pour répondre à des besoins croissants en travailleurs (1851) ou en futurs soldats (1889). Selon Patrick Weil, la loi de 1889 « clôt en fait un siècle tout à fait particulier dans l’histoire du droit français de la nationalité : la seule période où la nationalité française ne s’attribue à la naissance que par la filiation ».

Au terme de la Loi n°98-170 du 16 mars 1998 relative à la nationalité, la nationalité française est accordée automatiquement, à l'obtention de sa majorité, à l'enfant né sur le sol français de parents étrangers ayant tous deux disposé sans interruption d'une carte de résident (et non simplement de séjour) en règle.

Pour obtenir la nationalité française, le mineur doit en outre prouver, à l'accession à l'âge majeur, qu'il a résidé durant au moins cinq ans en France : le seul fait de naître en France ne donne pas droit à la nationalité française.

Ainsi, ce que raconte Copé et ses amis du Front national est faux “ ...Mais quand on est né en France de parents étrangers en situation irrégulière, on n'a pas vocation à y rester et il n'est pas possible d'obtenir la nationalité française...” : c’est déjà le cas aujourd’hui.

Manque d’idées ou tout simplement même technique que le Front national ? Raconter des conneries de plus en plus grosses fait mieux passer l’infos ? Droit du sol : l’UMP s’emmêle les pinceaux ; voire même les neurones.

Droit du sol : l’UMP s’emmêle les pinceaux
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