15 milliards d’économies en 2014, on peut le faire

Ce 11 septembre, le Premier ministre a annoncé que 80 % de l’effort pour réduire le déficit en 2014 porterait sur les dépenses publiques.

Cette année, le déficit devrait atteindre 4,1 % du PIB, soit 0,4 point de plus que prévu.

Mais, il n’y aura pas de pression fiscale supplémentaire sur les foyers.

La fronde anti pression fiscale

Face à la grogne anti-impôts, Jean-Marc Ayrault et Pierre Moscovici ont dévoilé, deux semaines avant la date prévue, les grandes lignes du budget 2014. Objectif : montrer qu’après avoir actionné le levier fiscal, le gouvernement serre les boulons de la dépense pour réduire le déficit public.

En 2014, l’effort pour redresser les comptes de la France portera à 80 % sur des économies et 20 % sur la hausse des prélèvements obligatoires. Soit un effort sur les dépenses publiques de 15 milliards d’euros, réalisée sur le périmètre de l’État et des collectivités à hauteur de 9 milliards et sur le périmètre des régimes sociaux à hauteur de 6 milliards d’euros.

Un budget pour la croissance

Le Premier ministre y voit un “budget pour la croissance et donc l’emploi” et se félicite que “les signes encourageants de reprise perceptibles depuis quelques semaines en France et en Europe confortent la prévision de croissance du gouvernement”.

Celle-ci était de 0,1 % pour 2013 et sera de 0,9 % pour 2014, contre 1,2 % prévu initialement. Soucieux de ménager les entreprises, Jean-Marc Ayrault a promis qu’il n’y aurait pas d’augmentation du coût du travail et que l’un des objectifs était de “redonner des marges de manœuvre aux entreprises”.

Stabilisation des prélèvements obligatoires

JMA a également rappelé que le calcul des tranches d’impôt sur le revenu serait de nouveau indexé sur la hausse des prix. “Cela évitera à des personnes d’entrer dans l’impôt sur le revenu”, a souligné le Premier ministre. Quelques heures plus tard, les ministres de l’Économie et du Budget, Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve, ont enfoncé le clou.

La pression fiscale n’augmentera pas sur les ménages, ont promis les deux ministres, hormis l’augmentation de la TVA déjà annoncée qui doit rapporter quelque 6 milliards d’euros aux caisses de l’État. Les prélèvements obligatoires sur les entreprises, quant à eux, seront “stables” en 2014 par rapport à 2013. C’est-à-dire que les quelque 6 milliards d’euros de mesures fiscales décidées l’année dernière et qui n’auront plus d’effet en 2014 seront compensées par de nouvelles mesures.

Reste un blème : les déficits

“Le rythme de réduction des déficits ne va pas aussi vite que nous le voulons”, a néanmoins reconnu le ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve, estimant que c’était le fait “essentiellement” de “la conjoncture européenne et internationale”.

Les ministres de Bercy ont confirmé que le déficit public de la France dépasserait les prévisions à la fin 2013. Alors que le gouvernement avait annoncé 3,7 % du PIB, le déficit attendu sera de 4,1 %, comme la Cour des comptes l’avait anticipé fin juin.

Ceci étant, vu les trous noirs budgétaires de l'aire sarkozyste ; 15 milliards d’économies en 2014 : on peut le faire ! Et on doit le faire !

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